• Hollande : "Face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement"

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    Hollande : "Face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement"

    Le Point - Publié le <time datetime="2014-11-03T18:27" itemprop="datePublished" pubdate="">03/11/2014 à 18:27</time> - Modifié le <time datetime="2014-11-03T19:04" itemprop="dateModified">03/11/2014 à 19:04</time>lien 

    Le chef de l'État, en déplacement au Canada, a évoqué l'engagement dans la lutte contre l'État islamique, mais aussi contre le réchauffement climatique.

    <figure itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject">François Hollande effectue une visite officielle au Canada placée sous le signe des contrats dans le domaine de l'exploitation pétrolière et de la préservation de l'environnement.<figcaption>François Hollande effectue une visite officielle au Canada placée sous le signe des contrats dans le domaine de l'exploitation pétrolière et de la préservation de l'environnement. © ALAIN JOCARD / AFP</figcaption></figure></header>

    En visite d'État au Canada, le président François Hollande a estimé lundi devant le Parlement canadien, théâtre d'une fusillade il y a moins de deux semaines, que "face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse". "Le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos nations se sont bâties", a ajouté François Hollande devant les députés et sénateurs canadiens réunis en session extraordinaire, salué par des applaudissements.

    Pour cela, "la France et le Canada agissent ensemble pour prendre leurs responsabilités", a indiqué le président français, en faisant référence à l'engagement des deux pays au sein de la coalition internationale conduite par les États-Unis contre le groupe État islamique en Irak. "Nos institutions démocratiques les plus sacrées ne sont pas à l'abri de la folie meurtrière inspirée par des mouvements terroristes", a déclaré le Premier ministre canadien Stephen Harper en rappel aux "événements dramatiques qui se sont déroulés" au Parlement fin octobre.

    Apprentis djihadistes québécois

    Un militaire avait été tué d'une balle dans le dos le 22 octobre devant le monument aux morts d'Ottawa avant que son agresseur soit abattu quelques minutes plus tard dans le Parlement. Deux jours plus tôt, c'est un autre militaire qui avait été victime d'un apprenti djihadiste au Québec. Avec le président français, Stephen Harper a indiqué avoir eu l'occasion de réaffirmer la "volonté" des deux pays de poursuivre la "stratégie d'éradiquer le fléau terroriste, en particulier sur le territoire irakien où nos forces aériennes respectives sont engagées".

    Dimanche, le Canada avait effectué ses premières frappes en Irak contre des positions du groupe État islamique. La France a déjà mené plusieurs opérations sur les mêmes cibles depuis le 19 septembre. Juste avant son intervention devant les députés et sénateurs canadiens, le chef de l'État a déposé une gerbe au monument aux morts d'Ottawa, en hommage aux deux victimes.

    "Défi climatique"

    François Hollande a aussi rappelé devant les élus canadiens que la France comptait sur l'engagement du pays "dans le combat contre le réchauffement climatique". "Le défi climatique, ce n'est pas un défi pour les dix prochaines années, c'est un défi pour le siècle", a dit le président français, en espérant que "le Canada sera pleinement engagé dans ce combat". Le Canada est sorti du protocole de Kyoto fin 2011.

    Un véritable grand écart puisqu'après son intervention au Parlement, François Hollande doit promouvoir les entreprises françaises au cours d'un déjeuner avec des chefs d'entreprise, avec au menu le récent accord de libre-échange signé entre l'Union européenne et le Canada et qui devrait entrer en vigueur d'ici trois à quatre ans. L'encouragement des entreprises françaises à profiter des opportunités créées par l'exploitation du pétrole des sables bitumineux en Alberta, souvent dénoncée comme un fléau pour l'environnement, a été peu goûté par les écologistes français. 

    En Alberta dimanche, François Hollande avait souhaité que "la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d'exploitation, de transformation, d'acheminement des hydrocarbures ou que ce soit dans la construction d'infrastructures". 

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