• Hollande prêt à limiter les coupes dans les armées

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    Hollande prêt à limiter les coupes dans les armées

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      • Mis à jour <time datetime="2015-01-14T20:31:15+01:00" itemprop="dateModified">le 14/01/2015 à 20:31</time>
      • Publié <time datetime="2015-01-14T20:13:10+01:00" itemprop="datePublished"> le 14/01/2015 à 20:13</time>
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    <figure class="fig-photo"> «Je suis très vigilant quant au niveau des effectifs militaires», a déclaré François Hollande lors de ses vœux aux armées, mercredi à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle., <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Face aux menaces djihadistes, le chef d'État a déclaré lors de ses vœux aux armées vouloir revoir le rythme de réduction des effectifs militaires.

     

    Envoyé spécial sur le porte-avions «Charles-de-Gaulle»

    L'effet de souffle des attentats terroristes de la semaine dernière à Paris a atteint la Défense. Dans un domaine où tout ce qui touche au budget et aux réformes relève de l'hypersensible, l'annonce faite par François Hollande lors de ses vœux aux armées a fait l'effet d'un coup de tonnerre. «Je suis très vigilant quant au niveau des effectifs militaires et aux restructurations prévues», a dit le chef de l'État, «chef des armées», mercredi dans son discours aux quelque 1.900 militaires de la marine et de l'aéronavale rassemblés dans le hangar du porte-avions Charles-de-Gaulle.

    «La situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la loi de programmation militaire», a poursuivi le président de la République. «Ce rythme doit être revu et adapté» a-t-il dit, sans fournir davantage de précisions. François Hollande a toutefois indiqué qu'il avait demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de lui faire des propositions d'ici à la fin de la semaine et qu'il prendra des «décisions» concernant ces effectifs à l'issue d'un Conseil de défense qui se tiendra mercredi.

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    Dans son intervention, le président a également cité l'amélioration de l'utilisation des réservistes et le service civique «qui doit devenir universel»

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    Des lignes tracées dans la douleur, et parfois la controverse, sont, à entendre le chef de l'État, en train de bouger. En 2015, comme en 2014, 7.500 postes doivent être supprimés, 34.000 au total avant 2019. Selon l'entourage de François Hollande, les «adaptations» évoquées par le président de la République ne viseraient pas les réductions prévues pour l'année en cours, déjà engagées, mais concerneraient les années 2016 et 2017, voire 2018. Dans son intervention, le président a également cité l'amélioration de l'utilisation des réservistes et le service civique «qui doit devenir universel». «La sécurité de la France n'est pas seulement l'affaire des militaires», a-t-il lancé.

    La mobilisation de 10.000 hommes pour protéger des «points sensibles» sur le territoire a constitué un révélateur. Ce déploiement est d'une ampleur et d'une rapidité «inégalées», a insisté François Hollande. Les volumes sont parlants: il y a désormais davantage de militaires déployés en «opération intérieure» qu'en opérations extérieures (environ 9.000 en Opex), en Afrique et au Moyen-Orient. Par ailleurs, quelque 10.000 hommes sont affectés dans les «bases prépositionnées», principalement sur le continent africain.

    Cette mesure sans précédent a immédiatement suscité réactions et mises en garde, dans l'institution, et au-delà. «Cette mobilisation est prévue dans le livre blanc de la Défense et ne pose théoriquement pas de problème aujourd'hui. Mais, demain, sera-t-elle encore possible?», s'alarme une source à la Défense.

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    Pour pallier l'insuffisance de certaines recettes, des «sociétés de projets» ont été imaginées, permettant à l'armée d'acquérir certains matériels «dans des conditions plus souples»

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    Dans des propos attendus, François Hollande a également réaffirmé mercredi que le budget de la Défense - 31,4 milliards annuels - prévu dans la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019 serait «sanctuarisé». Des chiffres qui seront «strictement maintenus», a déclaré le chef de l'État. «Tout sera exécuté comme prévu», a-t-il ajouté en citant divers programmes de modernisation actuellement lancés (Scorpion dans l'armée de terre, avions-ravitailleurs, rénovation des Bréguet Atlantique 2…).

    Des questions se posent déjà. L'affaire Charlie Hebdo et ses conséquences peuvent-elles «sauver» le budget de la Défense? Présenter ainsi les enjeux relève certes de… la caricature. Il n'en reste pas moins que les événements de ces derniers jours et les moyens nécessaires pour une «guerre contre le djihadisme» clairement assumée relancent le débat sur les équilibres instables de la LPM bâtie sur le fil du rasoir.

    Car, en dépit des assurances officielles, certaines réalités budgétaires continuent d'inquiéter: les ressources exceptionnelles issues de ventes de fréquences ne seront pas au rendez-vous, le surcoût des Opex est toujours élevé et Bercy reste en embuscade pour rogner les dotations à travers moult subterfuges. Pour pallier l'insuffisance de certaines recettes, des «sociétés de projets» ont été imaginées, permettant à l'armée d'acquérir certains matériels «dans des conditions plus souples», a rappelé mercredi François Hollande. Ces montages, qui s'apparentent peu ou prou à du leasing, devront être mis en place «dès cette année», a-t-il dit. Ils devront faire leur preuve, notamment face à Bercy qui a tout fait pour torpiller l'idée.

     
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