• Impôts : les coulisses d?une annonce surprise

    <header id="titre_article">

    Impôts : les coulisses d’une annonce surprise

    ELSA FREYSSENET / CHEF DE SERVICE ADJOINTE | <time datetime="2014-09-17T20:19:09+02:00">LE 17/09 À 20:19, MIS À JOUR À 21:36  </time>lien 
    </header><section id="gauche_article">
    • <figure itemid="/medias/2014/09/17/1043868_impots-les-coulisses-dune-annonce-surprise-web-tete-0203784862436_660x436p.jpg" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"><figcaption itemprop="description">

    Impôts : les coulisses d’une annonce surprise

    </figcaption></figure>

    La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu annoncée par Manuel Valls sur l’antenne de France Inter a surpris tout le monde... à commencer par son propre gouvernement.

    Je n’ai rien compris. J’attends les questions au gouvernement pour savoir de quoi il retourne. » Ainsi parlait un ministre hier à la mi-journée. Et pour cause : l’annonce par Manuel Valls, hier matin sur France Inter, d’une « suppression » de la première tranche de l’impôt sur le revenu a pris presque tout le monde de court au gouvernement et dans la majorité.

    Le sujet a été évoqué un peu plus tard dans le huis clos du Conseil des ministres, mais les membres du gouvernement se sont quittés sans information sur le point d’atterrissage, témoignent plusieurs participants : « Le scénario n’était pas écrit ». Si bien que François Hollande, acquis sur le fond à l’idée de cette baisse, a incité le gouvernement à la « prudence » dans l’expression sur des mesures ardues. Certains participants l’ont compris comme une modération en direction du Premier ministre. A l’Elysée, on récuse : « Il s’agissait d’éviter des commentaires dans tous les sens en limitant l’expression aux seuls Premier ministre et au secrétaire d’Etat au Budget ». Quoi qu’il en soit, charge est revenue à Christian Eckert d’éclairer le tableau pour les questions d’actualité à l’Assemblée à 15 heures. Et le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a dû rester dans le flou lors de son point presse : « Il y aura des discussions pour trouver des solutions techniques »...

     
     

    Manuel Valls est certes convaincu de longue date qu’il faut répondre vite au « haut-le-cœur fiscal » des Français. « Il faut du tangible, que les Français voient leur impôt baisser », répète-t-il à ses proches. Mais les conjectures sont allées bon train, au sein du gouvernement, sur ce qui avait poussé un Premier ministre, peu porté sur l’improvisation, à faire cette annonce dès hier, au détour d’une question sur la fiscalité en toute fin d’émission à la radio.

    « Reprendre la main »

    Les plus politiques y ont vu une volonté de « reprendre la main » au lendemain d’un vote de confiance au résultat décevant et après l’annonce d’une prime pour les petites retraites froidement accueillie. D’autres se sont demandé s’il ne s’agissait pas de « tordre le bras à Bercy ». Mais depuis la censure des exonérations de cotisations salariales par le Conseil constitutionnel, une mesure sur le bas du barème de l’impôt sur le revenu est annoncée. D’autres, enfin, y ont vu la volonté du Premier ministre de « marquer son terrain » sur le sujet populaire des baisses d’impôt, à la veille de la conférence de presse du président de la République. Fondés ou pas, ces questionnements traduisent un niveau élevé d’incertitude au sein même du gouvernement.

    Alors précipitation ou goût du secret ? L’Elysée suggère évidemment la seconde explication : « Le chef de l’Etat et le Premier ministre s’étaient mis d’accord sur le fond de l’annonce. Le Premier ministre devait choisir le moment avant la conférence de presse du chef de l’Etat » . Mais du coup, c’est le président qui risque de devoir faire le service après-vente.

    </section>


     


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :