• VIH : Les chats fluorescents nouveau moyen de lutte ?

    C'est une étude fraîchement menée. Trois chatons génétiquement modifiés ont été rendus fluorescents pour aider les chercheurs à comprendre comment les félins luttent contre le SIDA.

    Seuls trois chatons on survécu sur une trentaine d'ovules fécondés

    Seuls trois chatons on survécu sur une trentaine d'ovules fécondés SIPA/Mayo Clinic

    C'est une curieuse information. On a même du mal y croire. Des chercheurs du Minnesota aux Etats-Unis viennent de rendre fluorescents trois chatons. Si cette modification génétique avait déjà été appliquée à des poissons, des porcs ou des souris, c'est la première fois qu'elle est appliquée à des félins. Rendre les animaux fluorescents n'était pas une fin pour les chercheurs mais plutôt le moyen de savoir si leur expérimentation a réussi. Ces derniers étudient en effet les effets du Sida chez les félins. Baptisé FIV, le virus tue chaque année de nombreux chats.

     

    Les chercheurs optimistes

    La mère des chatons a subie une modification génétique qui lui permet de résister au FIV. Cette « immunité », transmise aux chatons a été associée au gène fluorescent. Cela permet donc aux chercheurs de voir s'ils continuent de bénéficier ou non de la résistance de leur mère. A l'origine, 22 chattes ont été fécondées par une trentaine d'ovules censés être résistants au FIV. Seuls ces trois chatons ont survécu.

    Veillant sur eux, les scientifiques étudieront leur résistance ou non au FIV au cours de leur vie. Ils semblent optimistes. Ces recherches permettent de mieux comprendre comment les cellules empêchent le virus de se développer mais n'ont pas pour autant de retombées directes pour l'homme.

    Qu'est-ce que le Virus de l'immunodéficience féline (FIV) ?

    Comme les humains, les chats peuvent être touchés par le virus du Sida. Différent du VIH, ce virus en est pourtant un cousin. Il a été découvert en 1986 et rend le chat infecté immunodéficient, donc vulnérable aux infections. Le virus n'est pas transmissible aux humains. Dans la grande famille des félins, seuls les chats sont touchés par le FIV. Cette maladie qui se transmet généralement par la salive, lors de morsures ou de contacts fréquents par exemple, touche très peu les chats domestiques et encore moins ceux qui vivent en appartement. On estime cependant que 15% des chats errants sont porteurs de la maladie. Tous ne la développeront pas pour autant. Comme la maladie n'a pas de symptôme propre, beaucoup de problèmes de santé peuvent en être sa manifestation. On peut néanmoins généralement observer une fatigue, un amaigrissement, des diarrhées qui ne guérissent pas, des infections des yeux ou de la bouche ou encore des abcès chez des chats malades. Il n'existe pas de traitement réellement efficace à ce jour contre le FIV.

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  • Il y a un siècle, la réclame

    En 1911, on parlait de réclame. On situe le passage de la réclame à la publicité en 1937, à l’Exposition internationale des arts et techniques.

    La publicité est paraît-il un reflet de la société et de ses valeurs, même si elle n' exhibent que celles qui lui sont utiles, histoire de ne pas froisser telle ou telle "cible".
    En 1911, peu d'images en couleur, pas d'images animées et l'utilisation de "valeurs" bien différentes de celles d'aujourd'hui.

    Amusons nous à imaginer les réactions que provoqueraient aujourd'hui ces six pubs.

     La bonne soupe  :
    le gentil clodo affamé fait la pub du bon potage : il manque la pancarte "soupe populaire".
    Le secteur charitatif apprécierait.

    La dope du cycliste : Après la loi Evin et les nombreuses affaires de doping, voila qui ferait très bon effet : le meilleur entraîneur, c'est l'apéro !

     

    Déjà l'obésite !
    Et sans y mettre trop de gant . N'est il pas mignon cet angelot qui vient palper les gentils bourrelets de la madame ? Et cette affirmation franche et massive :" Madame, vous commencez à grossir" . Bien pour la courtoisie du message . Mais c'est pas fini : le nom du produit ne laisse aucun doute sur sa composition : extrait de thyroïde ! pas de quoi susciter une quelqconque méfiance ... (labo Servier ?)

     

    De jolis seins... fastoche ! , même si à l'époque on ne les montre jamais. La pilule miracle est garanti sans arsenic ( et certainement sanbs curare aussi) et au cas où il faudrait pointer les dangers, elle ne prédisposent pas à l'obésité et ne nuisent pas à la santé. L'envoi est discret au cas où ....

    Vive l'automobile : Elle roule, elle roule la Charron. Bon on écrabouille bien, quelques traineux mais ils sont contents de se faire ratatiner les reins par une voiture légère, sans odeur et sans bruit. Dans la bagnole on rouspète : c'est bien normal , on est rois !


    Tarteif ! une bouteille d'apéro, ça mérite bien d'abattre un avion et le brave trouffion recommencera à la première.


    images extraites du monde illustré de 1911


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  • Robert Fortune, l'espion du thé

    robert_fortune_110x73Peu après la première guerre de l'opium et le rétablissement des échanges économiques avec la Chine, l'Empire britannique projette de développer ses premières plantations de thé en Inde.  Mais il lui manque l'essentiel: de bons théiers et la connaissance technique de la fabrication du thé noir et du thé vert.

    En 1848, la compagnie des Indes orientales confie la mission à Robert Fortune (1812-1880), botaniste anglais, d'aller prélever des plants et des graines de théier et de percer les secrets de fabrication du thé dans diverses régions chinoises. Mr Fortune s'était fait remarqué en 1843 par le récit de son premier séjour en Chine, Trois années d'excursions dans les provinces du nord de la Chine, où il décrit ses observations sur les étapes de fabrication du thé (il a notamment été le premier occidental à expliquer que le thé vert et le thé noir proviennent de la même plante).

     

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    Une Chine intérieure inconnue des étrangers


    A cette époque, les relations entre la Chine et les occidentaux sont très conflictuelles. Ces derniers ont réussi à imposer au pays la présence de 5 comptoirs afin de favoriser les échanges commerciaux mais Pékin interdit à tout occidental de voyager dans les terres. Robert Fortune lors de ses deux voyages compte passer inaperçu en s'habillant à la chinoise, portant une longue natte de cheveux, en parlant mandarin et en laissant le soin à ses guides d'expliquer aux personnes un peu trop curieuses qu'il est un seigneur d'un pays bien éloigné au delà de la grande muraille.

    Outre son extraordinaire audace, Fortune nous décrit dans ses récits le peuple de la Chine paysanne et des grandes villes: aubergistes, mendiant, coolies, porteurs, fumeurs d'opium, moines... Les scènes de vies sont dépeintes avec précision et l'auteur ne manque pas d'exprimer son humour et ses humeurs du moment! On y ressent le plaisir du voyage, l'étonnement de l'étranger à assister aux scènes de la vie quotidienne, la joie du botaniste à découvrir des espèces nouvelles.


    Ses expéditions, sa mission


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    Robert Fortune a pour objectif de percer le secret de fabrication du thé en Chine, de ramener en Inde graines et plants de théier et d'engager des Chinois ouvriers du thé. Les deux principales destinations visées sont alors les monts Wuyi dans le Fujian ainsi que les montagnes jaunes (Huangshan) dans l'Anhui, région très réputée pour ses thés verts. L'ensemble de ses prélèvements ainsi que les ouvriers Chinois iront rejoindre en 1850 des plantations dans l'Utar Pradesh en Inde.

    Outre la réussite de ses expéditions, Robert Fortune contibuera à l'amelioration de la culture des théiers et de la fabrication du thé dans un Empire britannique en plein expansion. En 1856, la première plantation de thé vit son apparition à Darjeeling...

    Entre 1853 et 1862, il voyagera à nouveau en Chine ainsi qu'au Japon et sera à l'origine de l'introduction de plus de 120 espèces de plantes dans les jardins botaniques occidentaux. Mission plus que réussie pour ce serviteur de la Reine!

     

    Sources


    Three years' wanderings in the northern provinces of China : Version Française publiée par la petite Bibilothèque Payot sous le titre Le vagabond des fleurs.

    A journey to the tea countries of China : Version Française publiée par la petite Bibilothèque Payot sous le titre La route du thé et des fleurs.

    Carte du trajet effectué par Robert Fortune dans La route du thé et des fleurs, réalisation Terre des Thés.


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    L'étrange apparition dans le ciel de Toulouse n'était qu'une météorite

    Publié le 04.08.2011, 19h30 | Mise à jour : 20h15

    Le «phénomène aérospatial non-identifié» qui a traversé le ciel de Midi-Pyrénées en pleine nuit mardi matin était une grosse météorite faisant son entrée dans l'atmosphère, d'après le Centre national d'études spatiales (Cnes).

    Le «phénomène aérospatial non-identifié» qui a traversé le ciel de Midi-Pyrénées en pleine nuit mardi matin était une grosse météorite faisant son entrée dans l'atmosphère, d'après le Centre national d'études spatiales (Cnes).

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    Les amateurs d'ufologie vont être déçus. La boule de feu aperçue dans le ciel de Midi-Pyrénées dans la nuit de lundi à mardi n'était autre qu'une grosse météorite. Rien de plus.

     

     

    Le Centre national d'études spatiales (Cnes) est formel. «Le phénomène lumineux et sonore qui s’est produit sur une large région Midi-pyrénées le 2 août 2011 à 3h30 du matin a été constaté par de nombreux témoins. Il s'agit d'un bolide». En d'autre terme, un caillou pesant plus de 100 grammes et mesurant de quelques centimètres à 1 mètre. Une fois la météorite entrée en contact avec l'atmosphère, l'objet forme une grosse traînée lumineuse, avec quelquefois un sifflement, voire un bang semblable aux bangs supersoniques. La couleur aussi peut varier selon sa composition.
      
    Cette nuit-là, plusieurs témoins avaient, assistés, totalement médusés, au phénomène
    . Parmi eux, un homme, qui raconte au Geipan (Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non-identifiés), avoir «aperçu dans le ciel très sombre un gros objet vert avec une lumière derrière, silencieux, durant environ trois secondes». «A peu près 30 secondes plus tard, poursuit-il, il y a eu une détonation, comme si quelque chose s'écrasait au sol». L'apparition céleste été observée dans le ciel toulousain, mais aussi à Albi (Tarn), en Ariège et jusque dans les Pyrénées-Orientales. Mais pas une trace au sol de la dite météorite n'a été retrouvée. Pour le Cnes, il y a encore une explication : le caillou a très bien pu se désintégrer dans l'atmosphère.

    Tout récemment, un phénomène similaire s'est produit dans le ciel breton. Même explosion en pleine nuit (il était 5h15), même lueur intense, blanche et orange... Certains témoins ont évoqué le bruit d'un avion franchissant le mur du son, d'autres un missile... Et une poignée d'amateurs de science-fiction, eux, ont cru à un débarquement d'extraterrestres... Mais l'hypothèse des petits hommes verts a vite été écartée. Là encore, il s'agissait de l'explosion d'une grosse météorite. 

    Vidéo. Des Ovnis dans le ciel parisien ? Des témoins racontent...

     

    TOULOUSE :Ovni, de nouveaux témoignages

    « Une énorme boule blanche lancée à toute vitesse »./ Photo DDM, archives
    « Une énorme boule blanche lancée à toute vitesse »./ Photo DDM, archives
    « Une énorme boule blanche lancée à toute vitesse »./ Photo DDM, archives

    Que s'est-il donc passé, la nuit de lundi à mardi, autour de 3 h 30 du matin, dans le ciel midi-pyrénéen ? Le phénomène aérospatial non identifié (PAN) observé dans le ciel toulousain rapporté dans notre édition d'hier, a, en fait, été relevé par des témoins très différents, du Tarn-et-Garonne aux confins de l'Ariège et de l'Aude, en passant par le Tarn et la Haute-Garonne.

    Cyril Hurtel, un chauffeur routier toulousain qui effectue la liaison Toulouse-Agen et retour, de nuit, raconte : « Je roulais vers l'ouest, entre les sorties Montauban et Castelsarrasin, sur l'autoroute, lorsqu'un éclair de plusieurs secondes a illuminé le secteur. On y voyait comme en plein jour. Puis j'ai vu une boule de feu qui venait vers moi, au-dessus de moi, doucement et sans bruit avec des morceaux qui se détachaient derrière ». Une scène digne de « Rencontres du troisième type », non ?


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