• Mohamed El-Baradei, homme providentiel des Egyptiens?

    Par Marie Simon, publié le 28/01/2011 à 12:54

     
     
    Mohamed El-Baradei, homme providentiel des Egyptiens?

    A son arrivée au Caire, Mohamed El-Baradei dit s'attendre à des manifestations massives en Egypte, ce vendredi.  

    REUTERS/Stringer

    Son aura internationale pourrait ne pas suffire à faire de lui le leader durable du mouvement de protestation contre le président Hosni Moubarak.

    "Si la population veut que je mène la transition, alors je ne la décevrai pas." Peu avant de quitter Vienne pour Le Caire, ce jeudi, Mohamed El-Baradei se présentait en homme providentiel, littéralement tombé du ciel pour accompagner " Egypte" dans sa "transition pacifique". Au moins la plus pacifique possible, alors que la répression des manifestations a déjà entraîné la mort de sept personnes.  

    Prix Nobel de la paix en 2005 et ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradei est la plus connue des personnalités d'opposition à soutenir publiquement les manifestants. Et il n'en est pas à son premier appel à des réformes démocratiques et sociales en Egypte. C'est le mot d'ordre de l'Association nationale pour le changement qu'il dirige, faute de parti politique reconnu.  

    En février dernier, il était accueilli en héros à l'aéroport du Caire, après vingt ans passés à l'étranger. L'opposition le rêvait déjà en candidat à l'élection présidentielle prévue en 2011. "Il a créé un appel d'air dans la vie politique égyptienne, il était le recours rêvé, alors que la seule alternative à Hosni Moubarak s'appelait... Gamal Moubarak", explique Jean-Noël Ferrié, directeur de recherche spécialiste de l'Egypte au CNRS.  

    Mais cela n'a pas duré. "De mois en mois, sa popularité s'est effilochée", ajoute le chercheur, pour qui Mohamed El-Baradei apparaît avant tout "un homme seul. Seul parce que trop absent de son pays, seul parce qu'il n'a pas su souder l'opposition derrière lui."  

    Trop effacé, trop absent

    En effet, s'il bénéficie d'une aura internationale sans conteste, si son nom est associé à l'AIEA (dont il a quitté la direction en décembre 2009) et à son difficile travail sur le dossier nucléaire iranien, par exemple, il semble peu audible dans son pays. Justement parce qu'il est resté éloigné de l'Egypte pendant de longues années. 

    En quelques dates

    1942 Naissance le 17 juin. Son père avocat et chef du barreau national "prône les libertés civiques et les droits de l'Homme pendant certaines des années les plus répressives de l'ère Nasser", selon Mohamed El-Baradei.  
    1964 Diplômé de droit à l'Université du Caire, il entre dans la diplomatie et est dépêché à Genève et New York. Il participe à l'équipe de négociations ayant abouti, à Camp David, au traité de paix avec Israël.  
    1980 Début de sa carrière à l'ONU. Il est dépêché en Irak après la première guerre du Golfe pour démanteler le programme nucléaire irakien.  
    1997 A la tête de l'AIEA, il acquiert une notoriété internationale en même temps qu'un statut d'adversaire à Washington. Avant l'invasion américaine de 2003 en Irak, il met en doute le fait que Saddam Hussein mène un programme nucléaire secret.  
    2005 Prix Nobel de la paix, avec l'AIEA.  
    2010 Retour en Egypte en février, accueilli comme héros, deux mois après avoir quitté l'AIEA. Echec de sa tentative de souder les mouvements d'opposition pour les élections législatives de novembre. 

    Il a ainsi laissé l'espace médiatique nécessaire au régime, inquiet de sa séduction à l'égard des jeunes et des classes moyennes, pour orchestrer une virulente campagne contre lui, le présentant comme déconnecté de la réalité égyptienne, voire comme un agent de l'étranger. Des photos de sa fille Laïla en maillot de bain, et lors de son mariage où du vin est servi, de nature à choquer la société musulmane conservatrice, apparaissent alors dans la presse. 

    "ElBaradei pense qu'il sert la cause du changement qu'il soit dans le pays ou à l'extérieur. Mais il est vrai que la majorité de nos militants pensent qu'il servira mieux notre cause s'il est davantage présent en Egypte", concédait cet automne le coordinateur de son comité de soutien, Abdel Rahmane Youssef.  

    Amr Hamzawi, expert de la fondation Carnegie, un centre de recherche américain, estime que ses longues absences du pays l'ont "mis en retrait". "La plus grosse erreur qu'il a commise est qu'il n'est pas resté en Egypte. Il dit qu'il veut le changement, mais il passe les trois quarts de son temps à l'étranger, ceci jette le doute sur son engagement personnel."  

    Une opposition éclatée

    Mohamed El-Baradei, homme intègre, diplomate de carrière et issu d'une famille de notables, très effacé en février dernier, est passé à la vitesse supérieure à l'automne, haussant le ton pour demander à l'opposition de boycotter ce qu'il qualifiait de parodie électorale, en novembre. Mais ces élections législatives, marquées par la victoire écrasante du parti du pouvoir, ont montré qu'il n'avait finalement pas encore réussi à se couler dans le costume de leader de l'opposition.  

    Son appel n'a été entendu que par quelques petits partis ou mouvements sans espoir de députés. Les Frères musulmans, première force d'opposition, ainsi que le parti libéral Wafd, première formation de l'opposition laïque, avaient quant à eux décidé de se lancer dans la bataille.  

    Son profil n'est pas le seul en cause dans cet échec, estime le chercheur Jean-Noël Ferrié. "Les petits partis d'opposition sont nombreux en Egypte. Cet éclatement endémique a tout à voir avec l'autoritarisme du régime. Et à chaque rendez-vous électoral, les leaders de chacune de ces formations espèrent mener une coalition qui, immanquablement, se disloque en cours de route." 

    Candidat... du PND?

    Et aujourd'hui, alors que la rue gronde, l'opposition pourrait-elle dépasser ses agendas particuliers et se rassembler derrière lui? Jean-Noël Ferrié n'y croit pas vraiment et dessine une autre voie: "La situation est désagréable pour le gouvernement. Mais si le mouvement n'enfle pas plus, si les manifestants ne sont pas en mesure d'imposer une solution, on pourrait imaginer Mohamed El-Baradei en candidat... du Parti national démocrate (PND)", le parti au pouvoir. "C'est un homme de l'establishment, il serait acceptable pour tous."  

    Le président Moubarak écarterait ainsi son fils, certes, mais s'épargnerait une réforme constitutionnelle, réclamée par Mohamed El-Baradei: sans elle, les indépendants comme lui ne peuvent pas se présenter à la présidentielle de 2011. De toute façon, cette demande avait déjà reçu une fin de non-recevoir du gouvernement.  

    Pour l'heure, Mohamed El-Baradei participe à la prière du vendredi, en Egypte, après avoir décrit son pays comme "une vaste prison coupée du monde", dans une interview accordée au Guardian. Et alors que les manifestants scandent "Moubarak dégage", il met en garde les autorités contre le recours à la violence qui "conduirait à une situation terrible", et appelle le régime à "comprendre qu'il ferait mieux d'écouter et de comprendre que le changement doit arriver." Qu'il en soit le nouveau visage reste à voir.


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  • Egypte: au moins 20 morts, couvre-feu décrété,
    l'armée en renfort

    LE CAIRE — Au moins vingt personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées vendredi en Egypte lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre alors que le président Hosni Moubarak a fait appel à l'armée et décrété le couvre-feu dans trois grandes villes du pays.

    Le président de l'Assemblée du peuple, Fathi Srour, a déclaré qu'une "importante annonce" serait faite sous peu, a indiqué vers 23H30 (21H30 GMT) la télévision égyptienne.

    Au quatrième jour du mouvement de protestation le plus important depuis l'arrivée au pouvoir de M. Moubarak en 1981, les signes d'inquiétude se multipliaient à l'étranger, les Etats-Unis réclamant à leur allié de réfréner ses forces de l'ordre et d'engager des réformes politiques "immédiates".

    M. Moubarak, dont des centaines de milliers de manifestants ont réclamé le départ vendredi à travers tout le pays, a demandé à l'armée, épine dorsale de son régime, de faire respecter la sécurité avec la police qui a semblé débordée par la mobilisation populaire sans précédent.

    Les 20 morts de vendredi portent à 27 le nombre de personnes tuées depuis mardi dans tout le pays.

    Le couvre-feu a été décrété au Caire, à Alexandrie (nord) et à Suez (est) entre 18H00 (16H00 GMT) à 07H00 (05H00 GMT), et ce jusqu'à nouvel ordre.

    En soirée, des soldats lançaient des signes de victoire à des milliers de manifestants ayant bravé le couvre-feu dans la capitale et des policiers serraient la main de manifestants, selon un journaliste de l'AFP.

    Toujours au Caire, un peu plus tôt, les manifestants ont mis le feu au siège du Parti national démocrate (PND), au pouvoir. Dans la journée, ils avaient incendié deux commissariats de la capitale.

    Dans la matinée, dès la fin des prières musulmanes, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour ce "vendredi de la colère", à l'appel du Mouvement du 6 avril, un groupe de jeunes pro-démocratie qui s'est inspiré de la "révolution du jasmin" ayant chassé le président Zine El Abidine Ben Ali de Tunisie.

    Aux cris d'"A bas Hosni Moubarak" et "le peuple veut la chute du régime", les manifestations se sont étendues à tout Le Caire, une métropole de 20 millions d'habitants, et ont gagné les principales villes du pays.

    Les policiers ont eu recours à des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau pour disperser les manifestants. Cinq personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées, selon des sources médicales.

    L'opposant le plus en vue, Mohamed ElBaradei l'ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui s'est dit prêt à mener une transition au pouvoir après un éventuel départ de M. Moubarak, et les Frères musulmans (opposition), ont participé aux manifestations.

    "Liberté!", ont scandé les manifestants sous les regards de policiers déployés avec boucliers et casques à visière, près de la célèbre mosquée Al-Azhar, au Caire.

    A Suez (nord-est), treize personnes ont trouvé la mort lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre et à Mansoura (nord) deux autres ont péri dans les mêmes circonstances, selon des témoins.

    A Alexandrie (nord), deuxième ville d'Egypte, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles caoutchoutées pour disperser des milliers de manifestants qui ont incendié le siège du gouvernorat.

    A Mansoura, certains imams ont appelé à "sortir et demander le changement". Des affiches du parti au pouvoir ont été arrachées.

    M. Moubarak, 82 ans, qui s'est appuyé pendant près de 30 ans sur un redoutable appareil policier et un système dominé par un parti qui lui est entièrement dévoué, s'est illustré par son silence depuis le début de la contestation, et a fait connaître sa décision d'instaurer le couvre-feu par la télévision d'Etat.

    Le Pentagone a indiqué que le chef d'état-major égyptien, Sami Anan, qui conduisait une délégation militaire pour des entretiens à Washington prévus jusqu'à mercredi, retournait en Egypte.

    La Maison Blanche s'est dite "très préoccupée" et a appelé Le Caire à respecter les droits des Egyptiens.

    La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton a invité M. Moubarak à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre" et a réclamé des réformes "immédiates". Le Pentagone a lui appelé l'armée à faire preuve de "retenue".

    Un responsable américain a prévenu que les Etats-Unis pourraient revoir leur aide, notamment militaire, en fonction de la réponse des autorités aux manifestations.

    La diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton, a appelé à la libération "immédiate et sans condition" des manifestants arrêtés.

    Londres a appelé à des "réformes" alors que Berlin demandait à M. Moubarak d'autoriser les "manifestations pacifiques". Paris a appelé à "la retenue" et "au dialogue" alors que Rome réclamait la "fin immédiate de tout type de violence".

    Mme Clinton a en outre appelé le gouvernement égyptien à mettre fin au blocage "sans précédent" des communications dans le pays.

    L'internet et les services de téléphonie mobile, qui ont joué un rôle-clé dans la mobilisation populaire, étaient en effet coupés dans le pays. Une première par son ampleur pour l'internet, selon des experts.


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  • Lula passe la main à Dilma Rousseff, première femme présidente du Brésil

    BRASILIA — Dilma Rousseff, une économiste et ex-guérillera de 63 ans ayant connu les geôles de la dictature, est devenue samedi la première femme à diriger le Brésil et s'est donné pour priorité "l'éradication de la pauvreté" dans la huitième économie du monde.

    Elle succède au charismatique Luiz Inacio Lula da Silva, son parrain politique, qui quitte le pouvoir après huit ans avec une popularité record de 87%.

    Symbole de cette transmission de pouvoir, Lula, souriant et chaleureux, a passé à sa dauphine, revêtue d'un sobre tailleur blanc, l'écharpe présidentielle verte et jaune aux couleurs du Brésil. Plusieurs milliers de personnes massées devant le palais présidentiel du Planalto, à Brasilia, ont ovationné la nouvelle présidente.

    Lula, 65 ans, a quitté le palais sous les vivats et devait regagner son domicile dans la banlieue de Sao Paulo. Malgré son départ, "Lula sera avec nous", a lancé à la foule Dilma Rousseff, laissant planer l'ombre de l'ancien ouvrier sur son mandat de quatre ans.

    Un peu plus tôt, elle avait prêté serment sur la Constitution brésilienne devant les députés et sénateurs et un parterre de dirigeants étrangers réunis au Congrès, devenant officiellement le 40ème président du géant sud-américain.

    Dans son premier discours devant le Congrès, elle s'est inscrite dans la continuité de Lula en faisant de la lutte contre la pauvreté sa première priorité.

    "La lutte la plus obstinée de mon gouvernement sera pour éradiquer la pauvreté extrême" qui touche encore près de 20 millions de personnes dans ce pays de 191 millions d'habitants.

    La nouvelle présidente a aussi mentionné l'éducation, la santé et la sécurité, comme autres priorités, promettant "un combat sans trêve contre le crime organisé" alors que le Brésil doit accueillir en 2014 le Mondial de football et deux ans plus tard les jeux Olympiques.

    Elle a entamé son discours en rendant hommage à Lula et en se disant honorée d'être la première femme à diriger le Brésil.

    "Je vais consolider l'oeuvre transformatrice du président Lula", a-t-elle affirmé.

    Seule note d'émotion, elle a retenu ses larmes en évoquant son passé de combattante contre la dictature militaire (1964-85). A l'âge de 19 ans, elle a passé trois ans en prison où elle a été torturée.

    "J'ai consacré ma jeunesse (à lutter) pour un pays plus juste, j'ai supporté des situations extrêmes. Mais je n'en ai ni remords ni rancune", a dit celle que les militaires appelaient "la Jeanne d'Arc de la subversion".

    Souvent présentée comme une "dame de fer", elle a souligné que ces épreuves "lui avaient donné le courage d'affronter des défis toujours plus grands. C'est avec ce courage que je vais gouverner", a-t-elle assuré.

    Une trentaine de personnalités étrangères, dont une dizaine de présidents latino-américains, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le numéro deux du gouvernement français, le ministre de la Défense Alain Juppé, le Premier ministre du Portugal José Socrates et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont assisté à la prise de fonction de la nouvelle présidente.

    En fin de journée, les dirigeants étrangers ont défilé pour la féliciter: le hasard a fait que le très anti-américain président vénézuélien Hugo Chavez a dû patiemment attendre son tour, juste derrière Hillary Clinton qui s'est attardée avec la nouvelle présidente, échangeant avec elle de longues poignées de main et posant pour les photographes.


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  • Juppé en Afghanistan: "confiant" pour les otages, rencontre avec Karzaï

    PARIS — Le ministre de la Défense Alain Juppé s'est dit "confiant" dimanche depuis l'Afghanistan au sujet des deux journalistes de France 3 retenus en otages depuis près d'un an dans ce pays en guerre.

    Au cours de son déplacement, le ministre a rencontré à Kaboul le président afghan Hamid Karzaï qui l'a, a-t-il dit, "assuré du soutien complet des autorités afghanes" pour tenter d'obtenir la libération des deux journalistes.

    "Le président Karzaï m'a assuré du soutien complet des autorités afghanes et de l'aide qu'elles peuvent nous apporter", a déclaré le ministre à l'issue de cet entretien d'environ 30 minutes.

    "Je n'ai pas de calendrier plus précis à vous donner. Les discussions, comme on vous l'a dit à plusieurs reprises, sont intenses. Je souhaite comme vous du fond du coeur que ça aille le plus vite possible. Je ne peux pas vous donner de date", a-t-il dit aux journalistes l'accompagnant.

    "Je ne veux pas donner de fausses espérances, mais oui, je suis confiant", a-t-il poursuivi.

    Les journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans sont retenus depuis le 30 décembre 2009. Jeudi, leur comité de soutien a remis à l'Elysée une pétition signée par 80.000 personnes pour dire l'urgence à les libérer.

    A cette occasion, Florence Aubenas, qui le préside, a fait part de la "fâcheuse impression" du comité "d'être pris dans un plan de communication, avec des ministres qui parlent publiquement d'échéances +avant l'été+, puis +avant Noël+, ensuite +avant la fin de l'année+ (...) comme si les différents protagonistes s'étaient répartis des rôles".

    Un peu plus tôt dimanche, Alain Juppé avait rencontré les détachements français chargés du dispositif aérien au sein de la Force internationale de l'Otan (Isaf) en Afghanistan, sur les bases de Bagram et Kandahar, au 2e jour de sa visite dans le pays.

    A Bagram, l'immense base américaine dans le nord de l'Afghanistan, M. Juppé s'est fait présenter le dispositif Harfang qui met en oeuvre deux drones pour des missions de reconnaissance au profit de la coalition.

    A Kandahar, la grande base de l'Otan dans le sud du pays, le ministre a rencontré le détachement aérien français de 185 personnes, doté de trois Mirage 2000-D et de trois Mirage de reconnaissance F1CR, également pour des missions d'appui au sol.


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  •  Tarek Aziz pourrait échapper à la mort. Le président irakien Jalal Talabani

    refuse de signer son ordre d’exécution.

     

    Tarek Aziz a été condamné à mort le 26 octobre dernier par la Haute cour pénale irakienne, pour son rôle dans l‘élimination des partis religieux. Il a 74 ans aujourd’hui, et c’est un homme malade, emprisonné depuis sa reddition en 2003.

    L’ancien vice-Premier ministre de Saddam Hussein pourrait donc échapper à la mort. Le dictateur irakien, lui, avait été pendu le 30 décembre 2006. L’actuel président irakien, Jalal Talabani, a déclaré pour motiver sa décision que l’Irak avait besoin d’une politique de clémence, de pardon et de réconciliation nationale.

    Il a en revanche réclamé la plus grande sévérité, et même la peine capitale, pour les criminels qui tuent des catholiques ou des pélerins chiites.

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    , , Berlin renforce seIRAK  s mesures anti-terroristes 17/11 15:49 CET

     

     


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