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    Trois Irano-Américains libérés par Téhéran arrivés à Genève

    <time>Publié le 17-01-2016 à 13h36Mis à jour à 20h25   lien </time>
     
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    Le correspondant irano-américain du Washington Post Jason Rezaian le 10 septembre 2013 à Téhéran (c) Afp
    Le correspondant irano-américain du Washington Post Jason Rezaian le 10 septembre 2013 à Téhéran
    (c) Afp
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    Genève (AFP) - Trois des quatre Irano-Américains libérés samedi par Téhéran dans le cadre d'un échange contre des ressortissants iraniens poursuivis aux Etats-Unis, sont arrivés dimanche soir à Genève (Suisse).

    "Nous sommes très heureux de saluer Jason Rezaïan, sa femme Yegi, sa mère Mary, ainsi que Saeed Abedini et Amir Hekmati", bien "arrivés à Genève" après avoir "quitté l'Iran", a indiqué dans un tweet Brett McGurk, un diplomate américain de haut-rang.

     

    L'avion de l'armée de l'air suisse a atterri peu après 18h00 locales (17h00 GMT) à Genève.

    Ces ex-prisonniers devaient ensuite reprendre l'avion vers l'Allemagne, pour être transférés sur une base militaire américaine.

    Dans un communiqué publié dimanche après-midi, la Suisse a indiqué qu'un "avion suisse avec un représentant du DFAE (ministre des affaires étrangères) et des médecins a ramené trois des prisonniers américains détenus en Iran, ainsi que la mère et l’épouse de l’un d’entre eux".

    - "Progrès historiques" -

    Aucune indication n'avait été donnée sur le lieu de l'atterrissage. Cependant, un avion officiel américain était stationné dimanche en fin de journée sur le tarmac de l'aéroport de Genève, selon un journaliste de l'AFP.

    Dans une déclaration depuis la Maison Blanche à 15H45 GMT, le président américain Barack Obama a salué de son côté les "progrès historiques" réalisés grâce à la force de la diplomatie américaine au lendemain de la levée des sanctions sur le programme nucléaire iranien - grâce à la mise en oeuvre de l'accord conçu en juillet 2015 - et de l'échange de prisonniers entre les Etats-Unis et l'Iran.

    Il a salué la libération par Téhéran samedi des cinq Américains, et remercié la Suisse pour son rôle dans les négociations. Mais il a aussi dénoncé les activités "déstabilisatrices" de l'Iran, insistant sur les "profondes différences" qui persistent entre Washington et Téhéran.

    La Suisse a encore indiqué qu'après "des discussions confidentielles de quatorze mois en Suisse, les USA et l’Iran se sont accordés le 17 janvier 2016 sur la libération respective de onze personnes et l’abandon de toutes charges à l’encontre de personnes additionnelles".

    "Ces efforts ont permis à MM. Afghahi, Faridi, Ghahreman, Golestaneh, Modanlo, Mechanic, et Saboonchi de retrouver la liberté aux USA et à M. Abedini, Hekmati, Rezaian et Khosravi-Roodsari de sortir de prisons iraniennes", a ajouté le ministère suisse des affaires étrangères.

    A Washington, un haut responsable américain avait indiqué plus tôt dimanche que "tous les citoyens américains détenus ont été libérés et ceux qui ont souhaité quitter l'Iran sont partis", sans autre détail.

    D'autre part, le quotidien Washigton Post a confirmé dimanche matin que son correspondant à Téhéran Jason Rezaian avait été libéré de la prison d'Evine à Téhéran et avait quitté le pays sain et sauf.

    "Nous sommes soulagés que le cauchemar de Jason et de sa famille, qui a duré 545 jours, soit enfin terminé", a déclaré le directeur de publication Frederick Ryan dans un communiqué.

    Jason Rezaian, 39 ans, avait été arrêté en juillet 2014 à son domicile de Téhéran où il travaillait comme correspondant du quotidien américain depuis deux ans. Il a été condamné le 11 octobre 2015 à une peine de prison dont la durée n'a jamais été annoncée.

    Il était jugé pour "espionnage" et "collaboration avec des gouvernements hostiles", faits pour lesquels il encourait jusqu'à 20 ans de prison.

    De plus, la famille de l'ancien Marine américain Amir Hekmati, qui avait été condamné à mort en Iran en 2012 pour espionnage et dont la peine avait été commuée à dix ans de prison, a annoncé qu'il "était dans un avion pour quitter" l'Iran.

    Amir Hekmati, 32 ans, avait été arrêté en août 2011 durant une visite à sa grand-mère en Iran. Reconnu coupable d'espionnage au profit de la CIA en dépit des démentis de Washington, il avait été condamné à mort en janvier 2012 mais sa peine avait été annulée deux mois plus tard et commuée en une peine de dix ans de prison.

    L'épouse du pasteur protestant Saïd Abedini, 35 ans, a tweeté dans la matinée que son mari avait "quitté le sol iranien" pour la Suisse.

    Arrêté en septembre 2012 lors d'une visite en Iran, il a été condamné en appel en 2013 à huit ans de prison pour avoir organisé une étude biblique.


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  • <article class="article article_normal" itemscope="" itemtype="http://schema.org/NewsArticle">

    L’AIEA donne son feu vert à la levée progressive et conditionnelle des sanctions contre l’Iran

    Le Monde.fr | <time datetime="2016-01-16T21:42:33+01:00" itemprop="datePublished">16.01.2016 à 21h42</time> • Mis à jour le <time datetime="2016-01-16T22:59:03+01:00" itemprop="dateModified">16.01.2016 à 22h59</time> | Par

     

     

    Sans surprise, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a validé, le samedi 16 janvier, la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien. Grâce à des inspections sur place, elle estime pouvoir affirmer que Téhéran respecte les engagements pris l’été dernier. Les très nombreuses sanctions, multilatérales et nationales, adoptées à son encontre par l’ONU, les États-Unis et l’Union européenne, vont donc progressivement être levées, ce qui provoque la sidération, mais également une colère sourde, en Arabie saoudite comme en Israel.

     

    Le rapport envoyé au Conseil de sécurité par l’AIEA était une précondition cruciale, visant à rassurer les opinions publiques sur la bonne foi d’un régime ayant dissimulé par le passé ses activités nucléaires clandestines. L’ Iran a réduit pour dix ans le nombre de ses centrifugeuses, de 19.000 à 6.000. Il a modifié le réacteur à eau lourde d’Arak afin de réduire la production de plutonium. Il a aussi limité son stock d’uranium faiblement enrichi et accepté un cadre d’inspection très intrusif. Ce samedi est « un jour important », selon Yukiya Amano, le directeur japonais du « gendarme du nucléaire », basé à Vienne, en Autriche. Après dix ans d’humiliation, sous la surveillance des Nations-Unies, une ère nouvelle s’ouvre à la puissance chiite.

    Quelles sont les conséquences concrètes pour l’Iran ?

    Les sept résolutions de l’ONU, adoptées depuis 2006, pour sanctionner l’Iran, accusé de vouloir se doter de la bombe atomique, vont être abrogées. Dans un premier temps, la Banque centrale d’Iran doit encaisser quelque 26,4 milliards d’euros, sur un total de fonds gelés à l’étranger évalué à plus de 90 milliards. L’essentiel de ces fonds devrait être accaparé par la recomposition des réserves de la banque centrale, et par des investissements nécessaires à une remise en état de l’économie iranienne, qui a souffert de ces années de « résistance » : infrastructures pétrolières, automobile, système de santé…

    La levée des sanctions portant sur le commerce du pétrole iranien doit permettre à Téhéran d’augmenter rapidement sa production de 500 000 barils par jours, et de doubler ses capacités dans l’année à 2 millions de barils, ce qui reste sujet à caution . La hausse de ses revenus pétroliers en 2016 est estimée au bas mot à 13,7 milliards d’euros, malgré la baisse des prix mondiaux que l’ apport iranien doit accélérer.

    La levée des sanctions financières et la reprise d’échanges bancaires normalisés doit permettre un retour des investisseurs étrangers dans le pays, un processus qui s’annonce long et complexe. La Banque mondiale estime que ces investissements atteindront 2,7 à 3,2 milliards d’euros dans environ deux ans, soit le double du niveau de 2015.

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">

     

    Au bazar de Téhéran, le 26 avril. </figure>
    • Quels sont les obstacles au retour des investisseurs étrangers ?

    Depuis 2014, des délégations de chefs d’entreprise français et européens se succèdent à Téhéran. De premiers protocoles d’accords avec des entreprises françaises pourraient être signés fin janvier à l’occasion d’une visite du président Hassan Rohani à Paris. Mais les investisseurs demeurent prudents.

    D’abord en raison du dispositif dit de « snap back » prévu par l’accord, qui permet durant dix ans le rétablissement rapide des sanctions en cas de manquement de l’Iran à ses obligations nucléaires : un risque majeur pour les grandes entreprises.

    Le crédit bancaire posera également problème. Les grandes banques françaises, qui ont des intérêts aux Etats-Unis, craignent d’être poursuivies par les autorités américaines. Ces dernières maintiennent un important éventail de sanctions antérieures à la crise nucléaire. L’amende de 8,9 milliards de dollars imposée à BNP Paribas par les autorités américaines en 2014 pour violation d’embargo, notamment en Iran, a impressionné.

    Lire aussi : Le pari iranien des entreprises françaises

    • Quels effets à long terme pour l’Iran ?

    L’Iran devrait passer par une phase de transition, durant laquelle la levée des sanctions ne suffira pas à relancer à plein son économie mise à mal, également, par les politiques populistes de l’ex-président Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), et que M. Rohani n’a que partiellement relancée. La croissance s’annonçait nulle pour l’année 2015-2016 (l’année iranienne s’achève en mars). Le taux de chômage officiel a reculé de 1,5 point à 11,9 % (le taux réel est estimé à environ 30 % par les économistes). Il devrait augmenter durant les deux prochaines années, selon de récentes projections du Fonds monétaire international.

    Une longue bataille s’engagera au sein du pouvoir iranien, à la suite des élections législatives du 26 février, sur l’intensité et les modalités de l’ouverture économique défendue par le président Hassan Rohani. Le gouvernement pourrait tenter d’écarter ou de limiter le pouvoir économique de groupes dirigés par des militaires, anciens membres des gardiens de la révolution, des cercles les plus conservateurs et plus généralement de l’Etat. Le guide suprême, Ali Khamenei, a exprimé son refus de poursuivre une ouverture avec les Etats-Unis, notamment sur le plan économique.

    Lire aussi : A Téhéran, l’effet de l’accord nucléaire se fait attendre

    </article>

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    à chaud

    Tsai Ing-wen, première présidente élue à Taïwan

    Par <time datetime="2016-01-16T11:50:21" itemprop="datePublished">16 janvier 2016 à 11:50   lien </time>
     
    Des partisans de Tsai Ing-wen, candidate de l'opposition à la présidentielle, rassemblés devant le siège du parti (DPP), alors que sa victoire est attendue, samedi 16 janvier à Taipei.
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    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption class="read-left-padding caption" itemprop="description"> Des partisans de Tsai Ing-wen, candidate de l'opposition à la présidentielle, rassemblés devant le siège du parti (DPP), alors que sa victoire est attendue, samedi 16 janvier à Taipei. Photo Sam Yeh. AFP

    </figcaption> </figure>

    Après sa victoire écrasante, la candidate du Parti démocratique progressiste a appelé la Chine à «respecter l'intégrité de l'île».

    La victoire et l’histoire. Tsai Ing-wen a remporté très haut la main la présidence taïwanaise ce samedi avec environ 56% des voix. Son principal concurrent, Eric Chu du parti au pouvoir Kuomintang (KMT) arrive très loin derrière avec un petit 31%, selon des chiffres non définitifs. Pour la première fois depuis sa fondation en 1949 par les nationalistes de Tchang Kaï-chek, la République de Chine avec ses 23 millions d’habitants sera dirigée par une femme qui est ni une fille, ni une veuve, ni une épouse de, à la différence de la birmane Aung San Suu Kyi, de la Sud-coréenne Park Geun-hye, de l’Indienne Sonia Gandhi ou de l’Américaine Hillary Clinton. Tsai, que l’on surnomme Hsiao Ing (petite Ing), devient la première présidente élue dans la seule démocratie du monde chinois.

    A 59 ans, Tsai Ing-wen prend sa revanche sur le scrutin de 2012 où elle était arrivée en deuxième position, à seulement 6 points du vainqueur. Elle offre ainsi au Parti démocratique progressiste (PDP) sa deuxième présidence après les mandats de Chen Shui-bian entre 2000 et 2008. Et aux législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle, le PDP est également en passe de s’emparer de la majorité à l’Assemblée, infligeant une raclée au KMT.

    Le nouveau chef de l’état a curieusement réservé ses premières réactions officielles à la presse étrangère. Devant des dizaines de journalistes rassemblés à son QG établi non loin du temple Shandao au cœur de Taïpei, elle a appelé au respect de la «volonté populaire des 23 millions de Taïwanais et de la république de Chine qui est un pays démocratique». S’adressant à la Chine, elle a insisté également sur les valeurs qui fondent Taiwan: «le système démocratique, l’identité nationale et l’intégrité territoriale. […] Toute forme de violation affectera la stabilité des relations entre les deux rives du détroit», a-t-elle dit d’un ton ferme mais avec une voix fatiguée par la campagne marathon des derniers jours.

    «Personne ne nous empêchera de brandir un drapeau»

    S’adressant ensuite à ses supporteurs venus par centaines célébrer la victoire, elle a indiqué qu'«il n’y aura pas d’événement inattendu dans la relation avec la Chine» qui considère Taïwan comme une partie intégrante de son territoire. Tsai n’a pas caché les «nombreux défis et les difficultés, mais personne ne nous empêchera de brandir un drapeau.» La présidente est ainsi venue au secours d’une jeune chanteuse taïwanaise, membre d’un groupe de K-pop sud-coréen, qui a eu le tort aux yeux des Chinois d’arborer le drapeau de la république de Chine (voir ici) lors d’un show.

    La polémique, qui a mis le feu aux réseaux sociaux, a pris une telle ampleur ces dernières heures que l’adolescente Chou Tzu-yu a été forcée de s’excuser dans une vidéo de repentance: «Il n’y a qu’une seule Chine et les deux parties ne font qu’une», dit-elle face à la caméra. «En tant que Chinoise, les propos et le comportement incorrects que j’ai eus à l’étranger ont porté atteinte aux intérêts de mon entreprise et ont heurté les internautes de l’autre côté du détroit […]. J’ai décidé d’arrêter mes activités en Chine pour réfléchir sérieusement sur moi-même.» L’affaire et la publication de la vidéo ce samedi ont de nouveau jeté un froid et soulevé des doutes sur les futures relations entre les deux pays. 

    «Nous sommes de tout cœur avec nos amis qui brandissent et soutiennent notre drapeau», a surenchéri Eric Chu, le grand perdant de la soirée. Signe de l’ampleur du raz de marée vert (couleur du PDP), il a concédé sa défaite avant même que le dépouillement ne soit terminé. «Je suis désolé… Nous avons perdu, a-t-il reconnu à son QG de campagne. Le KMT a subi une défaite électorale. Nous n’avons pas travaillé assez dur et nous avons déçu les attentes des électeurs.»

    Chu, 54 ans, dirigeait jusqu’à présent la mairie du Nouveau Taïpei et ramait dans les sondages depuis des mois. Cet homme consensuel avait une mission impossible à remplir afin que le KMT conserve la présidence. Parti-état qui préside aux destinées du pays depuis soixante-cinq ans quasi sans discontinuer, le KMT est une institution vieillissante et à bout de souffle. Il s’est déchiré pendant la campagne, débarquant sa candidate en octobre, à quatre mois du scrutin pour introniser Chu.

    La candidate à la présidence Tsai Ing-wen vote à Taipei, le 16 janvier 2016

    La candidate de l’opposition à la présidentielle taïwanaise, Tsai Ing-wen, vote à Taipei le samedi 16 janvier, quelques heures avant sa victoire (photo AFP).

    Une passation de pouvoir à risques

    Ce dernier a surtout été plombé par une politique de rapprochement avec la Chine qui a ulcéré la population taïwanaise, viscéralement attachée à son identité, à son indépendance de fait et à sa vitalité démocratique comme le démontre ce scrutin. Pendant ses huit années à la tête de l’Etat, le président sortant Ma Ying-jeou a multiplié les mains tendues et les risettes aux grand-frères chinois, signant 22 accords de libre-échange qui font craindre aux Taïwanais une «annexion économique» de la Chine communiste, comme l’explique un jeune cadre trentenaire. Lors d’un sommet historique, Ma Ying-jeou est même allé jusqu’à rencontrer le président Xi Jinping.

    Le PDP a toujours pris ses distances avec une telle politique de rapprochement avec Pékin. Nul doute que pendant la campagne, Tsai Ing-wen a bénéficié de ce malaise. Mais elle a pris soin à ne pas insulter l’histoire, se contentant de dire qu’elle continuerait à respecter le «statu quo» entre les deux rives du détroit. Tsai Ing-wen va surtout devoir revivifier une économie en berne, qui pâtit du ralentissement chinois. Mais elle devra attendre encore quatre mois avant de mettre les mains dans le cambouis. Ce n’est que le 20 mai que la passation de pouvoir aura lieu. Avec le risque que ce transfert de pouvoir soit émaillé de tensions.

    Arnaud Vaulerin Envoyé spécial à Taïpei

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  • Téhéran et Washington évitent une crise

    après la libération de marins américains

    Par <time datetime="2016-01-13T07:52:58" itemprop="datePublished">13 janvier 2016 à 07:52</time> (mis à jour à <time datetime="2016-01-13T21:49:34" itemprop="dateModified">21:49</time>) lien
     
    Photo publiée le 13 janvier 2016 sur le site des Gardiens de la révolution (Sepahnews.com) des marins américains après leur arrestation, assis à même le sol sur des tapis dans une grande pièce
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    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption class="read-left-padding caption" itemprop="description">

    Photo publiée le 13 janvier 2016 sur le site des Gardiens de la révolution (Sepahnews.com) des marins américains après leur arrestation, assis à même le sol sur des tapis dans une grande pièce Photo STRINGER. AFP

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    L’Iran et les Etats-Unis ont cherché à éviter une crise avec la libération rapide mercredi de marins américains détenus par Téhéran, à quelques jours de l’entrée en vigueur attendue de l’accord historique sur le nucléaire.

    «Je veux remercier les autorités iraniennes pour leur coopération et leur réponse rapide (...) Nous pouvons tous imaginer comment une situation semblable pourrait avoir évolué il y a 3 ou 4 ans», a dit le secrétaire d’Etat américain John Kerry après la libération de dix marins qui s’étaient égarés dans les eaux iraniennes.

    Son homologue iranien Mohammad Javad Zarif s’est félicité du règlement rapide de l’affaire par «le dialogue et le respect», loin de la politique «des menaces».

    En principe toujours adversaires depuis la rupture de leurs relations en 1980, l’Iran et les Etats-Unis ont amorcé un rapprochement à la faveur des longues négociations sur le programme nucléaire iranien couronnées en juillet par un accord historique entre Téhéran et les grandes puissances.

    Interceptés mardi à bord de deux petits navires rapides de guerre au large de l’île iranienne de Farsi, dans le nord du Golfe, les dix marins, neuf hommes et une femme, ont été libérés après moins de 24 heures de captivité.

    «Après avoir présenté des excuses, ils ont été libérés dans les eaux internationales» car «leur entrée dans les eaux territoriales iraniennes n’était pas intentionnelle», ont annoncé les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime.

    «C’est notre faute, nous nous excusons pour cette erreur», a indiqué sur des images de la télévision d’Etat iranienne un homme présenté comme un des dix marins américains, ajoutant qu’ils avaient été bien traités en détention.

    D’autres images de la télévision d’Etat montrent les marins les mains sur la tête ou assis à même le sol sur des tapis en train de manger.

    Le département d’Etat américain a affirmé que M. Kerry n’avait pas présenté d’excuses pour l’incident.

    - 'Bonne histoire' -

    Dès le début de cette affaire, Washington s’était abstenu de jeter de l’huile sur le feu. Et côté iranien, l’amiral Ali Fadavi, commandant des forces navales des Gardiens de la révolution, a rapidement expliqué que l’action des marins n’était pas «hostile» et parlé «d’une panne de leur système de navigation».

    Selon un diplomate américain, M. Kerry a eu «au moins cinq fois» M. Zarif au téléphone et s’est efforcé de le convaincre qu’une solution rapide à l’affaire serait une «bonne histoire» pour les deux pays, c’est-à-dire qu’elle offrait l’occasion à l’Iran de «démontrer qu’il était une nation responsable» et qu’il «pouvait coopérer» et ainsi éviter tout «risque d’escalade».

    Les Etats-Unis maintiennent une importante présence militaire dans les eaux stratégiques du Golfe. Plusieurs incidents avaient déjà opposé leur marine aux forces navales iraniennes.

    La marine américaine privilégie l’hypothèse d’une erreur de navigation pour expliquer l’entrée «non intentionnelle» des bateaux dans les eaux iraniennes.

    Pour Téhéran, les nombreux «contacts téléphoniques menés à l’approche de l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire ont permis de régler plus rapidement» l’affaire.

    Celle-ci est en effet survenue alors que l’Iran achève la mise en application de ses engagements prévus par l’accord nucléaire qui vise à limiter ses activités sensibles en échange d’une levée progressive et contrôlée des sanctions internationales.

    - 'Pour très bientôt' -

    Après la libération des marins, l’un des principaux négociateurs nucléaires iraniens, Abbas Araghchi, a affirmé que l’entrée en vigueur officielle de l’accord devrait intervenir au plus tard dimanche.

    «L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) doit rendre son rapport vendredi» pour confirmer que l’Iran a tenu ses engagements, et «vendredi, samedi ou dimanche nous annoncerons l’application de l’accord», a-t-il dit.

    L’AIEA n’a pas confirmé cette annonce. Mais selon un responsable iranien, un «grand nombre» d’inspecteurs de l’AIEA se trouvent en Iran pour vérifier les mesures prises par Téhéran.

    Selon M. Araghchi, un «communiqué commun» sera publié par M. Zarif et la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini au nom des puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine, Allemagne) pour officialiser l’application de l’accord.

    Ce jour marquera le début d’une période d’au moins dix ans durant laquelle l’Iran limitera son programme nucléaire parallèlement à la levée ou la suspension effective des sanctions internationales.

    M. Kerry, principal artisan de cet accord qui doit garantir que l’Iran ne se dote pas de la bombe nucléaire, a confirmé que «le jour de la mise en oeuvre est pour très bientôt», «probablement dans les prochains jours».

    Dans le cadre de cet accord, l’Iran a déjà réduit le nombre de ses centrifugeuses et envoyé à l’étranger la quasi totalité de son stock d’uranium faiblement enrichi. Il doit encore enlever prochainement le coeur du réacteur à eau lourde d’Arak.

    L’accord a provoqué la colère des alliés traditionnels des Etats-Unis, l’Arabie saoudite et Israël notamment, qui y voient l’amorce d’une réconciliation Washington-Téhéran.

    A ce propos, John Kerry doit rencontrer jeudi à Londres son homologue saoudien Adel al-Jubeir.

    AFP

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  • <article class="article article_normal" itemscope="" itemtype="http://schema.org/NewsArticle">

    L’Iran accuse l’Arabie saoudite d’avoir bombardé son ambassade au Yémen

    Le Monde.fr | <time datetime="2016-01-07T17:50:02+01:00" itemprop="datePublished">07.01.2016 à 17h50</time> • Mis à jour le <time datetime="2016-01-07T18:16:53+01:00" itemprop="dateModified">07.01.2016 à 18h16</time>

    L’Iran a accusé l’aviation saoudienne d’avoir sciemment bombardé son ambassade au Yémen, dans un contexte de tension exacerbée entre les deux pays après l’exécution d’un religieux chiite saoudien, l’attaque de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et une rupture diplomatique.

    Le vice-ministre iranien des affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a annoncé son intention d’informer l’ONU de ce que Téhéran qualifie d’« action délibérée de l’Arabie saoudite » en violation des conventions internationales.

    « Lors d’une attaque aérienne de l’Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement un de nos gardes a été grièvement blessé (…). Nous allons informer d’ici quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque. »

    Un journaliste de l’Associated Press présent à Sanaa, capitale du Yémen, n’a constaté aucun dégât apparent sur le bâtiment de l’ambassade iranienne. Selon des habitants cités par Reuters, une frappe aérienne a touché une place à 700 mètres de là et des pierres et des éclats d’obus se sont abattus dans l’enceinte de l’ambassade, ne provoquant aucun dommage.

    Lire aussi : Entre l’Arabie saoudite et l’Iran, 35 ans de rivalités

    6 000 morts en 9 mois de guerre au Yémen

    L’Arabie saoudite est à la tête d’une « coalition » qui intervient militairement au Yémen depuis mars 2015 en soutien au président Abd Rabbo Mansour Hadi contre des rebelles chiites appuyés par l’Iran. Un porte-parole a déclaré l’ouverture d’une enquête à propos de cette affaire.

    Les deux puissances, rivales depuis plus de trente-cinq ans, s’affrontent indirectement sur plusieurs terrains au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak au Liban et surtout au Yémen.

    En neuf mois, la guerre au Yémen a déjà provoqué 6 000 morts, vingt-huit mille blessés et deux millions cinq cent mille déplacés, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), qui estime que 80 % des Yéménites ont besoin d’aide humanitaire.

    « Ils seront ensevelis dans l’avalanche qu’ils auront provoquée »

    L’Iran a également annoncé, jeudi, l’interdiction de l’entrée de tous les produits saoudiens ou en transit depuis l’Arabie saoudite. L’interdiction du petit pèlerinage de La Mecque (omra), auquel se rendaient d’habitude entre 500 000 et 850 000 pèlerins, est également « maintenue jusqu’à nouvel ordre ».

    Par médias interposés, des responsables iraniens et saoudiens ont continué à se critiquer :

    • Dans un entretien accordé à The Economist, le vice-prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salman a réfuté l’hypothèse selon laquelle un conflit ouvert pourrait se déclarer entre le royaume sunnite et l’Iran chiite : « Une guerre entre l’Arabie saoudite et l’Iran serait le point de départ d’une catastrophe majeure pour la région. Evidemment, nous ferons tout pour l’empêcher. »
    • Le général Hossein Salami, numéro deux du puissant corps des gardiens de la révolution iranienne, a prévenu le royaume saoudien qu’il s’effondrerait s’il continuait à entretenir les tensions religieuses dans la région : « La politique du régime saoudien aura un effet domino et ils seront ensevelis dans l’avalanche qu’ils auront provoquée. »
    </article>

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