• Venezuela : large victoire de l’opposition

    aux élections législatives

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2015-12-07T01:18:12+01:00" itemprop="datePublished">07.12.2015 à 01h18</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-12-07T08:03:32+01:00" itemprop="dateModified">07.12.2015 à 08h03   lien </time>

    Un partisan de l'opposition célèbre la victoire annoncée de la coalition du MUD aux élections législatives au Venezuela.

    L’opposition a remporté, dimanche 6 décembre, les élections législatives au Venezuela. Pour la première fois depuis seize ans, la droite va prendre les rênes du Parlement, au terme d’un scrutin marqué par l’exaspération populaire face à la crise économique qui frappe le pays.

    La Table de l’unité démocratique (MUD) a remporté 99 des 167 sièges, soit une majorité des deux tiers, contre 46 pour le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) du président Nicolas Maduro. Avec une majorité proche des trois cinquièmes – il ne leur manque que deux sièges avec 22 à pourvoir –, cette coalition disparate, de la gauche à la droite dure, aura désormais le droit de lancer un vote de censure contre le vice-président ou l’un des ministres.

    Il s’agit de la première défaite de la gauche depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez en 1999. Nicolas Maduro a reconnu la défaite de son parti lors d’une allocution télévisée.

    « Nous sommes venus avec notre morale, avec notre éthique, pour reconnaître ces résultats adverses, pour les accepter et pour dire à notre Venezuela que la Constitution et la démocratie ont triomphé. »
    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">

     

    Le président vénézuélien, Nicolas Maduro. </figure>

    « Aujourd’hui, le changement a commencé au Venezuela »

    Malgré les craintes de violence, la journée électorale pour renouveler les membres du Parlement monocaméral s’est déroulée dans le calme, avec une participation « très élevée », selon les autorités électorales.

    « Aujourd’hui, le changement a commencé au Venezuela », s’est félicité le chef de la MUD, Jesus Torrealba. « Le peuple a parlé de manière claire, les familles vénézuéliennes sont lassées de vivre les conséquences de l’échec » du programme du parti au pouvoir.

    Dans son programme, l’opposition prévoit d’adopter une loi d’amnistie pour obtenir la libération d’un de ses membres, Leopoldo Lopez, arrêté pendant les manifestations antigouvernementales de 2014. La MUD pourrait ouvrir des enquêtes parlementaires sur des organismes d’Etat ou réclamer la publication d’indicateurs économiques tenus secrets depuis que l’économie nationale traverse de grosses difficultés.

    La défaite du chavisme survient deux semaines après une autre élection symbolique en Amérique latine, celle du libéral Mauricio Macri en Argentine, qui a mis fin à douze ans de pouvoir de Nestor puis Cristina Kirchner, grands alliés du chavisme avec qui ils avaient commencé un mouvement de basculement à gauche de la région à l’aube des années 2000.


    votre commentaire
  • Obama : «La liberté est plus forte que la peur»

    Par <time datetime="2015-12-07T07:43:54" itemprop="datePublished">7 décembre 2015 à 07:43   lien </time>
    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> </figure>

    <figure class="article-image article-header-image" itemprop="image" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> <figcaption class="read-left-padding caption" itemprop="description"> Le président américain Barack Obama s'adresse à la nation depuis le bureau ovale de la Maison blanche le 6 décembre. Photo Nicholas Kamm. AFP

    </figcaption> </figure>

    Après le massacre de San Bernardino, le président américain a répété dimanche qu'il ne voulait pas envoyer de troupes au sol en Syrie.

    Afficher sa détermination contre le terrorisme sans pour autant changer de cap : quatre jours après l’attaque de San Bernardino, Barack Obama a tenté dimanche soir de rassurer l’Amérique, lors d’une allocution solennelle depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche. «La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l’Etat islamique et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a martelé le président américain, vivement critiqué pour sa stratégie anti-Daech. Voire son absence de stratégie. D’après un sondage de CBS, réalisé fin novembre, seuls 23% des Américains estimaient que Barack Obama avait un plan clair pour combattre l’Etat islamique. Il y a fort à parier que les 77% restant n’ont pas été convaincus par son adresse à la nation.

    Face à l’émotion suscitée par l’attentat de San Bernardino – le plus meurtrier aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001 –, Barack Obama a répété que «la sécurité du peuple américain» restait «sa plus haute priorité». Dans la foulée du 11-Septembre, «nous avons renforcé nos défenses», a-t-il ajouté, soulignant que d’innombrables complots terroristes avaient été déjoués, le commandement d’Al-Qaeda décimé et Osama Ben Laden éliminé. Une manière de répliquer à ceux qui, à commencer par les républicains, l’accusent de faiblesse en matière de lutte anti-terroriste.

     «Une nouvelle phase»

    En décalage avec l’anxiété actuelle, les chiffres montrent une Amérique relativement épargnée par le fléau terroriste. D’après le décompte du think-tank New America, le terrorisme islamiste a fait 45 morts - dont les 14 de San Bernardino - aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001. Sur la même période, 48 personnes ont été tuées par des suprématistes blancs et plus de 200 000 meurtres de droit commun ont été commis.

    «La menace terroriste est entrée ces dernières années dans une nouvelle phase, a toutefois reconnu Barack Obama. Les terroristes se tournent vers des actes de violence moins compliqués, comme des fusillades de masse». Les auteurs du massacre de San Bernardino – Syed Farook, un Américain de 28 ans, et son épouse pakistanaise Tashfeen Malik, 29 ans – incarnent cette nouvelle menace : un terrorisme de voisinage, perpétré par des individus auto-radicalisés qui se préparent sans être repérés et frappent des cibles impossibles à protéger. Barack Obama l’a d’ailleurs confirmé : à ce stade, rien n’indique que le jeune couple ait été dirigé par un groupe terroriste depuis l’étranger. «Mais il est clair que ces deux personnes avaient suivi le sombre chemin de la radicalisation», a-t-il ajouté. Sans revendiquer explicitement leur acte, l’EI a affirmé samedi qu’ils étaient des «partisans de l’Etat islamique».

    Pas de changement stratégique

    En dépit de la reconnaissance de cette « nouvelle phase », Barack Obama n’a annoncé ni changement stratégique, ni nouvelles actions. Tout juste a-t-il souhaité une plus grande coopération entre services de renseignements et géants du web pour détecter les signes de radicalisation. Il a également évoqué une révision de la procédure pour obtenir un visa de fiancé (dont a bénéficié Tashfeen Malik) et un renforcement des contrôles pour ceux qui entrent aux Etats-Unis sans visa (comme les citoyens européens).

    Sur le plan militaire, Barack Obama a répété que les Etats-Unis ne se laisseraient pas entraîner dans une « longue et coûteuse » guerre au sol en Irak et en Syrie. La coalition de « 65 pays » qui bombarde les djihadistes depuis plus d’un an peut contribuer à « détruire l’Etat islamique », a assuré le président américain. Il a toutefois omis de préciser que les pays arabes, présentés par Washington comme des maillons essentiels de la coalition, étaient aux abonnés absents. D’après un responsable du Pentagone, cité il y a quelques jours par la presse américaine, l’Arabie Saoudite n’a pas mené la moindre frappe contre Daech depuis trois mois, les Emirats arabes unis depuis neuf mois.

    Les républicains critiquent

    Dès la fin de l’allocution de Barack Obama – la troisième seulement de sa présidence depuis le Bureau ovale –, ses adversaires républicains ont dénoncé l’absence d’inflexion stratégique. « L’ennemi s’adapte, nous devons le faire aussi. C’est pourquoi ce que j’ai entendu ce soir était si décevant : pas de nouveau plan, juste une tentative peu convaincante de défendre une politique vouée à l’échec », a réagi Paul Ryan, président de la Chambre des représentants. « C’est tout ? », a ironisé le milliardaire Donald Trump sur Twitter. « Il nous faut un nouveau président, et VITE ! », a ajouté le favori de la course à l’investiture républicaine.

    Avare en nouvelles idées, Barack Obama a en revanche longuement insisté sur les écueils que les Etats-Unis devaient éviter. « Nous ne pouvons pas nous dresser les uns contre les autres en laissant ce combat être défini comme une guerre entre l’Amérique et l’islam. L’Etat islamique ne parle pas au nom de l’islam. Ce sont des voyous, des tueurs », a-t-il martelé.

    Les musulmans sont «nos amis»

    Tout en appelant les musulmans à assumer leurs responsabilités et à lutter – « sans excuse » - contre les idéologies extrémistes, Barack Obama a appelé les Américains à rejeter la discrimination, « la suspicion ou la haine ». Les musulmans américains sont « nos amis et nos voisins, nos collègues de travail, nos héros sportifs. Ils sont aussi nos hommes et femmes en uniforme prêts à mourir pour défendre notre pays. Nous devons nous souvenir de cela », a ajouté, l’air grave, le locataire de la Maison Blanche.

    Sans les nommer, Barack Obama s’en est pris ouvertement à ceux qui, dans le camp républicain, proposent des tests religieux pour les réfugiés (Ted Cruz) ou un fichage des citoyens musulmans (Donald Trump). « Cette trahison de nos valeurs fait le jeu de groupes comme l’Etat islamique », a tancé le président américain. Avant de conclure : « Même en cette période de campagne, assurons-nous de ne pas oublier ce qui nous rend exceptionnels. N’oublions pas que la liberté est plus forte que la peur ».

    Frédéric Autran Correspondant à New York

    votre commentaire
  • Dimanche 6 décembre 2015     lien

    TERRORISME

    Barack Obama s'adresse aux Américains

    <figure class="mainImage"> Barack Obama s'adresse rarement aux Américains depuis le Bureau ovale. Photo AFP <figcaption>Barack Obama s'adresse rarement aux Américains depuis le Bureau ovale. Photo AFP</figcaption> </figure>
     

    Il s'agit là d'une rare allocution depuis le Bureau ovale, quatre jours après la tuerie en Californie pour laquelle la piste terroriste est privilégiée et qui a été saluée par le groupe Etat islamique (EI).

    Le président américain Barack Obama va s’adresser aux Américains dans la nuit de dimanche à lundi à 1 heure du matin, heure française.

    Il s'agit là d'une rare allocution depuis le Bureau ovale, quatre jours après la tuerie en Californie pour laquelle la piste terroriste est privilégiée et qui a été saluée par le groupe Etat islamique (EI).

    "Priorité absolue : la sécurité du peuple américain"

    Il s’appliquera à nouveau à rassurer les Américains, avec un discours centré sur "les mesures que notre gouvernement prend pour faire face à sa priorité absolue: assurer la sécurité du peuple américain", a précisé la Maison Blanche.
    Le président fera un point sur l’enquête en cours à propos de l’attaque tragique de San Bernardino et évoquera la menace terroriste en général, y compris la nature de la menace, son évolution, et comment nous allons la vaincre. La dernière fois que M. Obama avait prononcé un discours à la nation depuis le Bureau ovale remonte à août 2010, quand il avait annoncé la fin des opérations de combat en Irak.

    Attaqué par ses adversaires politiques

    Les adversaires républicains du président n’ont pas manqué dans les émissions politiques de ce dimanche de dénoncer sa mollesse face à l’islamisme. Barack Obama "est complètement à côté de la plaque" quand il dit que "le réchauffement climatique est notre premier problème", a estimé Donald Trump. Barack Obama a assuré samedi que l’Amérique ne se laisserait pas "terroriser".
    Barack Obama et son homologue français François Hollande ont réaffirmé samedi leur volonté, "face à une menace commune", de faire "front commun avec leurs alliés" contre le djihadisme.

    Publié le 06/12/2015 à 20:06 Vu 1312 fois


    votre commentaire
  • Etats-Unis : le New York Times dénonce "l'épidémie des armes à feu"

    Mis à jour : 05-12-2015 12:08
    - Créé : 05-12-2015 11:55      lien

    ARMES - Après la fusillade de San Bernadino ce mercredi, le prestigieux New York Times publie un éditorial en première page ce samedi. Une première depuis près d'un siècle.

    Sécurité devant la rédaction du New York Times.

    Sécurité devant la rédaction du New York Times.

    MICHAEL NAGLE / Getty Images North America / AFP

    Photo:


    votre commentaire
  • San Bernardino : les médias prennent d’assaut l’appartement des tueurs

    Le Monde.fr | <time datetime="2015-12-04T22:02:58+01:00" itemprop="datePublished">04.12.2015 à 22h02</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-12-05T01:03:26+01:00" itemprop="dateModified">05.12.2015 à 01h03</time> | Par

    Des journalistes dans la maison du couple ayant tué 14 personnes, le 4 décembre à San Bernardino.

    Ils ont tout piétiné, filmé, retourné. Les médias se sont engouffrés, vendredi 4 au matin, dans la maison de Syed Farook et Tashfeen Malik, les auteurs de la fusillade qui a fait 14 morts et 21 blessés, le 2 décembre, dans un centre social de San Bernardino. Quelques heures plus tôt, le FBI avait laissé filtrer que l’épouse avait prêté allégeance au leader d’ISIS Abou Bakr al-Baghdadi, par le biais d’un message Facebook, juste avant l’attaque.

    Dans un contraste saisissant avec la prudence du porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, qui au même moment continuait à refuser d’employer le mot de « terrorisme » pour qualifier le geste du couple, la maison a été ouverte aux médias. Les cameramen ont profité de ce que Doyle Miller, le propriétaire de la maison, située à Redlands, à quelques kilomètres du lieu de la fusillade, était venu retirer la plaque de contre-plaqué protégeant l’entrée pour se ruer à l’intérieur. La police ne s’est pas interposée.

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">

     

    Des journalistes fouillent la chambre de l'enfant du couple incriminé. </figure>

    les « doudous » examinés

    Les cameramen se sont engouffrés, remplissant le petit duplex, où tout était resté intact : vaisselle dans l’évier, jouets, photos. CNN a compté jusqu’à 80 personnes au même moment. Après les journalistes, les voisins sont aussi venus inspecter les lieux, une passante, toujours selon CNN, a été vue avec son chien… Un journaliste s’est permis de réarranger les « doudous » du berceau de la petite fille de Farook et Malik, âgée de six mois, devant lequel il intervenait en direct. Un reporteur de MSNBC a montré la photo du permis de conduire d’une femme, qui s’est trouvé être, non celui de Tafsheen Malik, mais de la mère de Syed.

    <article data-scribe="component:card" dir="ltr"> </article>

    MSNBC just doxed Rafia Farook, mother of a terrorist, on live television. I've blurred the important bits.

    •  

    Les spécialistes de l’antiterrorisme se sont interrogés sur la destruction potentielle de preuves, mais le FBI a répondu qu’il avait fini d’effectuer ses relevés et qu’il avait remis à disposition les lieux au propriétaire. Les caméras ont montré l’appartement ordinaire d’un jeune couple : machine à laver le linge et séchoir, vêtements de femme colorés dans la penderie, ordinateur, ainsi qu’un livre à la couverture verte (probablement un coran) et un ornement islamique au mur. Les médias n’ont quand même pas eu accès au garage, qui, selon le FBI, avait été transformé en véritable « fabrique de bombes » par Syed Farook et Tafsheen Malik.

    Lire aussi : Tuerie en Californie : premiers éléments sur un couple aux motivations non encore élucidées


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique