• L'AIEA proche d'un accord sur le nucléaire iranien

    16/11 | 22:21

    L'AIEA proche d'un accord sur le nucléaire iranien

    Les discussions à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont permis de rapprocher les points de vue sur la réponse à apporter au programme nucléaire iranien, soupçonné de dissimuler un volet militaire, ont déclaré mercredi des diplomates occidentaux.
    Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne mènent d'intenses négociations afin d'être en mesure de présenter un projet de résolution sur l'Iran lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA, jeudi et vendredi.


    Le texte devrait se limiter à exprimer les inquiétudes de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien et demander à Téhéran de répondre aux questions soulevées par le dernier rapport de l'agence.
    Il devrait être soumis formellement à l'approbation des 35 pays membres du conseil des gouverneurs jeudi à l'ouverture de la réunion. Si les grandes puissances appuient le document, son adoption ne fait guère de doute.

    "Nous cherchons à obtenir un résultat démontrant très clairement à l'Iran la détermination de la communauté internationale ainsi que ses très sérieuses préoccupations quant au programme nucléaire iranien", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner à Washington.
    On ne sait cependant pas si un accord sera trouvé à temps en raison des divergences entre les Occidentaux d'une part, la Russie et la Chine de l'autre.
    "Nous y sommes presque", a déclaré un diplomate occidental qui, comme d'autres de ses collègues, laisse entendre qu'il ne manquerait plus que l'accord d'une capitale pour finaliser le texte.


    RETICENCES DE MOSCOU ET PEKIN
    Selon un rapport de l'AIEA rendu public la semaine dernière, Téhéran semble avoir travaillé à la conception d'une bombe nucléaire et mène peut-être encore des recherches de cette nature.
    Citant des informations "crédibles" de ses Etats membres et d'autres sources, l'agence de l'Onu énumère une série d'activités pouvant être liées à la mise au point d'armes nucléaires, par exemple des tests d'explosifs puissants ou la fabrication d'un détonateur de bombe atomique.

    L'Iran, qui dément farouchement mener des recherches clandestines pour fabriquer une arme atomique, a condamné un rapport "déséquilibré et qui répond à des mobiles politiques".
    La Russie a également critiqué le document, "une compilation de faits déjà connus enrobée d'une tonalité politique", et s'est dite hostile à de nouvelles sanctions contre la République islamique. La Chine a également jugé que de nouvelles sanctions n'étaient pas une réponse appropriée au problème.
    Ces deux pays disposent d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu.
    En raison des réticences russes et chinoises, si le conseil des gouverneurs de l'AIEA se met d'accord sur une résolution, il est donc peu probable que celle-ci prévoie des mesures concrètes, comme de soumettre une nouvelle fois le dossier au Conseil de sécurité à New York.
    Malgré leurs divergences de vues, le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont discuté samedi de ce dossier iranien en marge du sommet Asie-Pacifique à Honolulu. "Nous avons réaffirmé notre intention de travailler et de définir une réponse commune afin de pousser l'Iran à se conformer à ses obligations internationales concernant son programme nucléaire", a déclaré Barack Obama.
    Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont prononcés lundi pour un durcissement des sanctions contre la République islamique.


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