• L'Assemblée tunisienne accorde sa confiance au gouvernement

    L'Assemblée tunisienne accorde sa confiance au gouvernement

    LEMONDE.FR avec AFP | 23.12.11 | 22h53

    Le président du parti islamiste Ennahda, Rachid Ghannouchi, lors d'une conférence de presse à Ariana, près de Tunis, le 19 octobre 2011.

    Le président du parti islamiste Ennahda, Rachid Ghannouchi, lors d'une conférence de presse à Ariana, près de Tunis, le 19 octobre 2011.AFP/FETHI BELAID

    L'Assemblée constituante tunisienne a accordé vendredi soir la confiance au gouvernement en approuvant par une majorité sa composition établie par son chef, l'islamiste Hamadi Jebali. Après un débat qui a duré toute la journée, la liste a été soutenue par 154 voix pour, 38 contre et 11 abstentions.

    La veille, M. Jebali a présenté aux 217 élus de la Constituante, issue des premières élections libres en Tunisie, la liste de son équipe dont les ministères clés vont au parti islamiste Ennahda, et exposé les priorités de son programme.

    Ennahda détiendra notamment les ministères régaliens de l'intérieur, des affaires étrangères et de la justice, dans ce cabinet qui compte 41 membres dont 30 ministres et 11 secrétaires d'Etat. Ali Larayedh, ancien prisonnier politique et membre du bureau exécutif d'Ennahda a été nommé pour l'intérieur, Nourredine Bhiri, actuel porte-parole du parti, pour la justice, et Rafik Ben Abdessalem, gendre du dirigeant d'Ennahda Rached Ghannouchi, pour les affaires étrangères.

    COMPÉTENCE

    La désignation de M. Abdessalem a été critiquée par certains membres de l'Assemblée constituante, présidée par Mustapha Ben Jafaar.

    "Le passé des gendres du président déchu hante encore l'esprit des Tunisiens qui ne sont pas prêts à voir ces sortes de relations surgir sur la scène politique", a lancé lors du débat la cinéaste Salma Baccar.
    "Que je sois gendre de Ghannouchi m'honore mais ma nomination n'a rien à
    voir
    avec cette relation. C'est ma compétence qui a mené Ennahda à me choisir", s'est défendu le nouveau chef de la diplomatie tunisienne.

    Ennahda s'est attribué également les ministères de la santé, du transport, de l'enseignement supérieur, de l'environnement, de l'agriculture, du développement régional, de l'investissement et de la coopération internationale ainsi qu'un nouveau ministère des droits de l'homme.

    L'après-Ben Ali

    MoncefMarzouki, médecin, est le fondateur du Congrès pour la République, il a vécu en exil en France ces dix dernières années. Cet intellectuel brillant et intransigeant, âgé de 65 ans, est un militant des droits de l’homme de la première heure. M.Marzouki s’est toujours refusé à l’exclusion des islamistes et à leur «diabolisation». De M.Ben Ali, il répétait qu’il n’était «pas amendable», et qu’il ne fallait en espérer «aucune réforme», à l’inverse de ce qu’affirmait l’Union européenne. Compte rendu Marzouki : "Les Français sont prisonniers d'une doxa au sujet de l'islam"


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