• L?Etat islamique et les forces kurdes continuent de recruter des enfants-soldats

    L’Etat islamique et les forces kurdes continuent

    de recruter des enfants-soldats

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-07-15T17:06:16+02:00" itemprop="datePublished">15.07.2015 à 17h06</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-07-15T17:17:45+02:00" itemprop="dateModified">15.07.2015 à 17h17lien </time>

     
    Un combattant kurde distribue des bonbons à des enfants, près de Rakkaa, en Syrie, le 16 juin.

    Les enfants-soldats peuplent toujours les rangs de l’Etat islamique, et sont de plus en plus utilisés pour les attentats-suicides. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 52 mineurs recrutés comme combattants par l’Etat islamique (EI) en Syrie ont été tués dans des violences depuis le début de l’année.

    L’ONG a documenté la mort de ces enfants-soldats, tous âgés de moins de 16 ans et recrutés dans le cadre d’un programme appelé par l’EI « Les lionceaux du califat ». Le programme assure un entraînement militaire et religieux intensif pour les enfants dans les zones contrôlées par le groupe djihadiste en Syrie et dans le nord de l’Irak, selon l’Observatoire, qui dispose d’un large réseau de sources à travers la Syrie.

    Lire aussi : La violence protéiforme de l’Etat islamique

    1 100 enfants recrutés depuis janvier

    Depuis janvier, l’EI a recruté plus de 1 100 enfants, d’après l’OSDH. Si l’EI utilise habituellement des enfants pour tenir un barrage ou rassembler des renseignements dans les zones hors de son contrôle, l’ organisation djihadiste les fait de plus en plus exécuter des prisonniers ou mener des attentats-suicides.

    Lire aussi : L’inexorable progression de l’Etat islamique

    D’après l’OSDH, les attaques kamikazes faites par des enfants sont devenues plus fréquentes avec la perte de passages frontaliers, rendant ainsi plus difficile pour l’EI de faire transiter des combattants adultes. Depuis le début de l’année, au moins 18 enfants ont été utilisés comme kamikazes, notamment dans les combats récents opposant l’EI et forces kurdes dans le nord-est de la Syrie.

    Les YPG également coupables

    Mais l’EI n’est pas le seul à se servir d’enfants-soldats. Mercredi, l’ONG Human Rights Watch a vivement critiqué les Unités de protection du peuple kurde (YPG), principale milice kurde en Syrie, pour ne pas avoir tenu leur promesse de cesser d’enrôler des garçons et des filles de moins de 18 ans dans leurs rangs, et ce malgré la démobilisation de 150 enfants en 2014.

    Même si les YPG combattent des groupes comme l’EI, « qui bafouent les lois de la guerre (…), ce n’est pas une raison pour tolérer des abus de la part de ses propres forces » , explique Human Rights Watch.

     

    La guerre en Syrie, qui avait commencé en 2011 par la répression sanglante de manifestations pacifiques qui ont dégénéré en rébellion armée, est devenue un conflit meurtrier et complexe où s’affrontent armée, rebelles, kurdes et djihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé. A l’été 2014, l’EI a proclamé un « califat » sur les territoires qu’il contrôle dans la Syrie en guerre et en Irak voisin.


    Comprendre la domination de l'Etat islamique en... par lemondefr


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