• L'ONU demande une enquête sur les tueries en Egypte

    L'ONU demande une enquête sur les tueries en Egypte

    LEMONDE.FR avec AFP | 23.11.11 | 12h28   •  Mis à jour le 23.11.11 | 12h35

    La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, en avril 2010

    La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, en avril 2010AFP/STR

    Alors que le bilan de la répression en Egypte s'alourdit, la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, a demandé mercredi 23 novembre la mise en place d'une enquête "rapide, impartiale et indépendante" sur les tueries de manifestants en Egypte.

    "Je demande instamment aux autorités égyptiennes de mettre fin à l'utilisation indéniablement excessive de la force contre les manifestants de la place Tahrir et ailleurs dans le pays", a déclaré Mme Pillay. Dans un communiqué, elle précise qu'il faut "s'assurer que des comptes soient demandés aux responsables de ces abus". La responsable de l'ONU pour les droits de l'homme relève aussi que "plusieurs manifestants ont été arbitrairement arrêtés".

    "Certaines des images de Tahrir, dont le passage à tabac brutal de manifestants (…), sont profondément choquantes, comme le sont les informations faisant état de manifestants non armés ayant reçu une balle dans la tête", a-t-elle souligné.

    Trois personnes sont mortes mercredi lors de violences au Caire, portant à plus de trente le bilan des victimes depuis le début des affrontements vendredi.

    LES AFFRONTEMENTS SE POURSUIVENT

    De leurs côtés, les manifestants ne cèdent pas. Des milliers d'entre eux manifestaient toujours mercredi au Caire pour réclamer le départ des militaires qui dirigent le pays, malgré la promesse du chef de l'armée d'organiser une élection présidentielle mi-2012 pour un retour au pouvoir civil.

     

    Des manifestants dans une rue du Caire qui mène au ministère de l'intérieur, mercredi 23 novembre.

    Des manifestants dans une rue du Caire qui mène au ministère de l'intérieur, mercredi 23 novembre.AFP/MAHMUD HAMS

    Le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait, s'est engagé dans un discours, la veille, à organiser une élection présidentielle avant fin juin 2012 et s'est même dit prêt à remettre le pouvoir immédiatement si un éventuel référendum en décidait ainsi.

    Ils disent ne pas croire un mot des paroles du maréchal, ministre de la défense sous l'ancien régime et qu'ils assimilent désormais à son ancien mentor, Hosni Moubarak, chassé en février dernier.
    "Il est désormais clair que celui qui écrivait les discours du président déchu Moubarak est le même que celui qui écrit les discours de monsieur le maréchal", ironise par exemple dans un communiqué le Mouvement des jeunes du 6 avril.


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