• L'opposition syrienne rencontre le chef de la Ligue arabe

    L'opposition syrienne rencontre le chef de la Ligue arabe

    LEMONDE.FR avec AFP | 03.11.11 | 14h41   •  Mis à jour le 03.11.11 | 16h23


     

     

    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, au côté du chef du Conseil national syrien, Mustafa Abdel Jalil lors de leur rencontre au Caire, le 1er novembre 2011.

    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, au côté du chef du Conseil national syrien, Mustafa Abdel Jalil lors de leur rencontre au Caire, le 1er novembre 2011.AFP/-

    Le chef de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a reçu, jeudi 3 novembre, une délégation du Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des opposants au président Bachar Al-Assad, après l'accord de Damas sur un plan arabe de sortie de crise en Syrie, a déclaré un opposant syrien.

    M. Arabi "nous a informés des détails de l'initiative arabe et de ses objectifs pour permettre à la Ligue de mettre en place une solution arabe à la crise syrienne fondée sur la nécessité de mettre fin à l'effusion de sang en Syrie", a affirmé à la presse Samir Al-Nachar, membre du bureau exécutif du CNS.

     

    Mercredi, le pouvoir syrien a accepté "sans réserves" le plan de sortie de crise élaboré par la Ligue arabe, qui prévoit un arrêt total des violences, la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la répression, le départ de l'armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias internationaux, avant l'ouverture d'un dialogue entre le régime et l'opposition.

    La Chine s'est réjouie que la Syrie ait accepté le plan de la Ligue arabe, en espérant que cet accord permette de mettre fin aux violences. "Nous espérons que les parties concernées vont réaliser des efforts concrets pour cesser toute violence et créer les conditions de résolution des problèmes par le biais du dialogue", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Hong Lei.

     

     

    LA RÉPRESSION CONTINUE

    Sur le terrain, les militants pro-démocratie restaient toutefois sceptiques quant aux "véritables intentions" du pouvoir. La répression, qui a déjà fait plus de 3 000 morts depuis la mi-mars selon l'ONU, s'est poursuivie. "Nous sommes satisfaits des efforts de la Ligue arabe visant à arrêter l'effusion de sang des Syriens et à les protéger des balles tirées par l'armée et la Sécurité (...) mais nous mettons en doute l'acceptation par le régime syrien des clauses du plan" arabe, ont déclaré les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la contestation sur le terrain. Selon les LCC, si les différents points du plan arabe sont appliqués, cela "permettra à de plus larges catégories du peuple syrien d'exprimer leurs véritables positions politiques en rejoignant les manifestants pacifiques dans les rues de Syrie".

    Jeudi, vingt civils ont été tués dans plusieurs quartiers de Homs, dans le centre du pays, "où l'on peut encore entendre des tirs à la mitrailleuse lourde", a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les forces de sécurité ont également procédé, comme tous les jours, à des arrestations. "Plus de 80 personnes ont été arrêtées jeudi à l'aube à Deir Ezzor (est) et dans les localités voisines", a expliqué l'OSDH.

    En dépit du plan arabe, les violences avaient déjà fait mercredi 34 morts : 11 ouvriers "tués par des hommes armés venant de villages pro-régime" dans la province de Homs, huit civils tués par les forces de l'ordre à Homs et 15 membres des forces de l'ordre tués par des déserteurs, selon les militants.

    Comme toutes les semaines depuis le début de la révolte, les militants ont appelé les Syriens à manifester vendredi, placé cette semaine sous le slogan "Allah est grand, contre les despotes et les tyrans". "Plus le régime réprime et tue, plus nous sommes déterminés. Le régime ne pourra pas se maintenir malgré (l'appui) de la Russie et de la Chine, ni en raison des décisions de la Ligue arabe, car le peuple est déterminé à obtenir la liberté", annonce la page Facebook Syrian Revolution 2011. "Le régime est tombé depuis le premier jour où nous avons appelé à la liberté, et dès la première goutte de sang versée à cause des balles tirées par les tyrans", ont ajouté les militants sur cette page.

     

    La contestation en Syrie

    Manifestation hostile à Bachar Al-Assad, le 14 octobre, à Hula, près de Homs. Les faits L'opposition réclame le gel de l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe


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