• La BCE devrait baisser son taux mais pas lâcher sur le rachat de dette

    08 décembre 2011 - 07H00  

    La BCE devrait baisser son taux mais pas lâcher sur le rachat de dette
     
    Face à une situation de plus en plus tendue en zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) devrait baisser ses taux jeudi et annoncer de nouvelles mesures en faveur des banques.
     
    Face à une situation de plus en plus tendue en zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) devrait baisser ses taux jeudi et annoncer de nouvelles mesures en faveur des banques.
    Mario Draghi "devrait réaffirmer que (...) les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités dans le processus" de résolution de la crise, ont aussi estimé Cédric Thellier et Camille de Williencourt, économistes chez Natixis.
    Mario Draghi "devrait réaffirmer que (...) les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités dans le processus" de résolution de la crise, ont aussi estimé Cédric Thellier et Camille de Williencourt, économistes chez Natixis.

    AFP -   Face à une situation de plus en plus tendue en zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) devrait baisser ses taux jeudi et annoncer de nouvelles mesures en faveur des banques.

    A quelques heures de l'ouverture d'un sommet qui réunira à partir de jeudi soir à Bruxelles tous les dirigeants européens, la BCE ne devrait en revanche pas franchir le Rubicon, à savoir annoncer des achats massifs de dette des pays en difficulté de la région.

    Cette mesure est jugée par la plupart des économistes et certaines capitales européennes, en particulier Paris, comme la seule susceptible de rassurer les marchés et de mettre un terme à la contagion de la crise. 

     

    Mais malgré la menace de l'agence Standard and Poor's de dégrader la note de solvabilité de quasiment tous les membres de la zone euro, y compris la vertueuse Allemagne, la BCE ne bougera pas, du moins pas encore.

    "Nous n'attendons pas d'annonce choc sur les rachats d'obligations publiques" de la part de la BCE jeudi, a commenté notamment Marco Valli, chef économiste de UniCredit.

    Son président Mario Draghi "devrait réaffirmer que (...) les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités dans le processus" de résolution de la crise, ont aussi estimé Cédric Thellier et Camille de Williencourt, économistes chez Natixis.

    La semaine dernière, M. Draghi avait appelé les responsables politiques européens à aller vers une intégration budgétaire renforcée, synonyme de contrôle sévère des déficits nationaux, laissant entrevoir, à cette condition, la possibilité que la BCE intervienne davantage.

    Mais l'Allemagne, qui promeut les mêmes mesures, a quelque peu douché les espoirs mercredi. "Nous tablons sur des discussions très exigeantes et par moments difficiles" lors du sommet, a déclaré Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel, tandis qu'une source proche du gouvernement se déclarait un peu plus tôt "pessimiste sur la possibilité d'avoir un accord total".

    Pour pouvoir agir, M. Draghi devra toutefois aussi vaincre l'opposition de la Banque centrale allemande, réfractaire à toute possibilité de renflouer les caisses des Etats au nom notamment de la lutte contre l'inflation. Sur ce terrain, M. Draghi devrait souligner que les risques sont à la baisse tandis que ceux d'une récession sont à la hausse. D'où sans doute une nouvelle baisse de son principal taux directeur à 1%, contre 1,25% actuellement, selon Stephane Deo de UBS.

    La majorité des analystes s'attendent aussi à ce que la BCE, très attentive à ce que les banques ne manquent pas de liquidités pour éviter une pénurie du crédit, introduise notamment des prêts illimités et à taux fixe d'une durée de deux ou trois ans, contre un an maximum jusqu'ici, et assouplisse les garanties exigées en échange.


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