• La gauche saisie d'effroi face à un nouvel épouvantail

    La gauche saisie d'effroi face à un nouvel épouvantail

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      • Par François-Xavier Bourmaud
      • Mis à jour <time datetime="2014-09-03T14:54:03+02:00" itemprop="dateModified">le 03/09/2014 à 14:54</time>
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      • Publié <time datetime="2014-09-02T19:42:21+02:00" itemprop="datePublished">le 02/09/2014 à 19:42</time>
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    <figure>Avec sa déclaration sur le renforcement du contrôle des chômeurs, François Rebsamen s'est mis à dos son camp.<figcaption itemprop="description">

     

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    La gauche semble de plus en plus désabusée devant les mesures prises par le gouvernement socialiste.

     
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    En cette rentrée agitée, l'irruption d'un nouvel épouvantail dans le débat a encore une fois provoqué la stupeur à gauche. Après l'exclusion du gouvernement des représentants de l'aile gauche du PS, après l'arrivée à Bercy de l'ancien «banquier d'affaires» Emmanuel Macron, après le discours ovationné de Manuel Valls devant le Medef, après la suspension de la loi sur l'encadrement des loyers, c'est donc au tour du «renforcement du contrôle des chômeurs» de venir accroître le désarroi d'une gauche qui semble de moins en moins savoir où elle habite.

    Avec ses propos sur le sujet, François Rebsamen a même réussi à s'attirer un communiqué courroucé du PS, signé par son premier secrétaire en personne. «Les annonces faites sur (…) le contrôle des chômeurs brouillent le message présidentiel, et nous le regrettons. Ces annonces ne sont pas non plus pertinentes», a tranché Jean-Christophe Cambadélis, faisant écho à l'émoi de la gauche en général et des socialistes en particulier.

    Avant lui, presque tout ce qui n'est pas de droite sur l'échiquier politique avait fait part de sa stupeur de voir un ministre du Travail socialiste s'emparer de ce sujet, d'ordinaire manié par les représentants de l'UMP. «En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd'hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu'il ne fallait pas “s'en prendre aux plus fragiles”. Mais c'était avant», a ainsi déploré le porte-parole du Parti communiste françaisOlivier Dartigolles.

    Même son de cloche au Parti de gauche pour qui «il est temps d'en finir avec la culpabilisation deschômeurs et avec le mythe d'un chômage volontaire (…) C'est le gouvernement, dans sa soumission aux actionnaires et à leurs injonctions, qui les empêche» de trouver du travail.

    Quant aux Verts, c'est par un tweet désabusé qu'Emmanuelle Cosse, la patronne des écolos, a fait savoir son écœurement: «À écouter @frebsamen, je me demande s'il connaît la vie d'1 chômeur/euse. Le pb, c'est le chômage, pas les chômeurs.» Même au sein du gouvernement, la sortie de François Rebsamen a été critiquée. «Ce n'est pas parce qu'on contrôle un peu plus les chômeurs qu'on va vaincre le chômage», a déploré le ministre de la Réforme de l'État, Thierry Mandon.

    Bref, carton plein pour François Rebsamen qui, en une déclaration, s'est mis à dos son camp. Un socialiste résume: «La gauche qui propose de renforcer le contrôle des chômeurs, ce n'est plus de la triangulation, c'est un braquage.» Un «braquage» dont l'inventaire du butin n'est pas terminé.

    Au-delà du renforcement du contrôle des chômeurs, le gouvernement a d'ores et déjà annoncé son intention de s'attaquer aux questions épineuses du travail dominical et des seuils sociaux. Sans oublier celle du temps de travail. Si Manuel Valls a assuré ne pas vouloir s'attaquer aux 35 heures, le communiqué de Matignon diffusé après les déclarations d'Emmanuel Macron sur le sujet signalait tout de même que si les 35 heures restaient la référence, l'exécutif ne s'opposerait pas à d'éventuels allongements, ceux-ci relevant «de discussions entre partenaires sociaux». En clair, n'importe quelle entreprise peut s'en affranchir, pour peu que ses syndicats l'acceptent majoritairement.


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