• La justice s'oppose à la suspension de Jean-Marie Le Pen du FN

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    La justice s'oppose à la suspension

    de Jean-Marie Le Pen du FN

    Le FN "devra rétablir M. Jean-Marie Le Pen dans tous les droits attachés à sa qualité d'adhérent", précise le tribunal de grande instance de Nanterre.

    Publié le <time datetime="2015-07-02T07:55" itemprop="datePublished">02/07/2015 à 07:55</time> - Modifié le <time datetime="2015-07-02T16:26" itemprop="dateModified">02/07/2015 à 16:26</time> | Source Le Point.fr lien
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    Quels que soient ses recours en justice, Jean-Marie Le Pen devrait perdre sa présidence d'honneur du FN. Dans la foulée de la suspension du « Menhir », le parti a organisé un congrès extraordinaire par voie postale pour soumettre de nouveaux statuts où ne figure plus le titre honorifique de président d'honneur.©FRED DUFOUR

    </figcaption></figure></header> <aside class="like-aside-left mw100 sticky" data-sticky="top:90px" id="aside-left" style="top: 49px;"> </aside>

    Le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a annulé jeudi, pour une question de forme, la suspension de Jean-Marie Le Pen, cofondateur du Front national, par un bureau exécutif du parti d'extrême droite le 4 mai. Le parti « devra rétablir M. Jean-Marie Le Pen dans tous les droits attachés à sa qualité d'adhérent et le cas échéant à celle de président d'honneur », précise le jugement.

    Les juges ont estimé que le bureau exécutif du 4 mai était fondé à prononcer la suspension de M. Le Pen en tant qu'adhérent, après une nouvelle salve de provocations guère nouvelles sur le fond. En revanche, ils ont considéré que cette décision « viole les règles statutaires » en ne précisant pas qu'il s'agissait d'une mesure provisoire « dans l'attente de la mise en oeuvre d'une procédure disciplinaire ultérieure » s'apparentant à une « sanction » - en l'occurrence la convocation d'un congrès extraordinaire des adhérents invités à approuver, par voie postale, de nouveaux statuts où la présidence d'honneur ne figure pas.

    « Jean-Marie Le Pen, le retour ! »

    « Jean-Marie Le Pen peut de nouveau dès demain (vendredi) matin recommencer à utiliser son bureau et tous les moyens à sa disposition et siéger à toutes les instances » internes, dont sa présidence d'honneur le rendait membre de droit, a commenté son avocat, Me Frédéric Joachim. « A priori : Jean-Marie Le Pen, le retour ! » a ajouté l'avocat, « pour autant que le Front national ne forme pas un appel, qui ne serait pas suspensif ».

    Malgré cette décision de justice, M. Le Pen devrait en effet perdre sa présidence d'honneur. Le congrès, base militante largement acquise à la cause de Marine Le Pen, suivra l'avis des instances du FN, assurent les proches de la présidente du parti, validant la suppression de la présidence d'honneur du cofondateur. Les courriers ont été envoyés le 22 juin et les frontistes ont jusqu'au 10 juillet pour retourner leur bulletin de vote.

    Le Front national va faire appel de l'annulation de la suspension de Jean-Marie Le Pen, a annoncé le parti d'extrême droite dans un communiqué. Le FN « prend acte de la décision », « rendue pour un seul motif de forme ». « Toutefois, il la conteste et en interjette appel », indique le parti. « En tout état de cause, ce jugement n'aura qu'un seul effet : permettre à Jean-Marie Le Pen de voter dans le cadre du congrès dont les résultats seront connus dans 8 jours, c'est-à-dire le 10 juillet prochain », ajoute le FN.

    « Ça ne change pas grand-chose »

    La décision du tribunal de Nanterre, « ça ne change pas grand-chose », a assuré Florian Philippot, vice-président du FN, sur BFM TV. Le numéro deux du FN a expliqué que le matériel de vote allait être adressé à M. Le Pen, « pour qu'il puisse voter au congrès puisqu'il est rétabli dans ses qualités d'adhérent du Front national ».  « Dans la tête des gens, la séparation est faite et refaite. Plus personne ne pense une seconde que Jean-Marie Le Pen s'exprime au nom du Front national puisqu'il a dit lui même qu'il souhaitait la défaite du Front national et qu'il répudiait sa propre fille, dont il souhaitait la défaite en 2017 », a ajouté M. Philippot.

    Le responsable FN a également indiqué que depuis la suspension de M. Le Pen, son parti n'avait eu « aucune démission de cadre, d'élus », qu'il y avait eu « une très forte poussée des adhésions en juin ». « Il y a unanimité derrière Marine Le Pen », a-t-il ajouté. De la part de M. Le Pen, « il y a eu des propos inadmissibles sur Pétain, les chambres à gaz, la démocratie qui était attaquée. (C'étaient) des choses absolument pas tolérables. Jean-Marie Le Pen a pris ses responsabilités. La justice a voulu se mêler de ça, c'est tout à fait procédurier » alors qu'au FN, « nous sommes dans la politique ».

    « Une sorte de victoire à la Pyrrhus »

    La présidente du FN, Marine Le Pen, a pour sa part jugé jeudi sur France Info que le jugement annulant la suspension de son père comme adhérent du FN « ne changeait rien à la procédure » dans laquelle le FN était engagé. « Cela ne change strictement rien à la procédure dans laquelle nous sommes engagés », a-t-elle lancé. Le FN a décidé de faire appel de la décision du TGI de Nanterre. « Cette suspension était provisoire jusqu'au résultat de l'assemblée générale extraordinaire », a-t-elle dit. « Dans huit jours, cette affaire sera derrière nous », a-t-elle assuré. « C'est une sorte de victoire à la Pyrrhus », une « affaire de procédure ». Elle s'est dite « surprise », car elle « conteste formellement l'analyse du tribunal ».


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