• La prison de Palmyre, emblème de la répression du régime syrien

    La prison de Palmyre, emblème de

    la répression du régime syrien

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-05-31T06:55:23+02:00" itemprop="datePublished">31.05.2015 à 06h55</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-05-31T07:06:05+02:00" itemprop="dateModified">31.05.2015 à 07h06  lien </time>

     
    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px">Cette photo, diffusée sur le site internet de l'Etat islamique, montre une cour de la prison de Palmyre. </figure>

    La grande prison de Palmyre, dont le seul nom terrorisait les Syriens, n’est plus. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme elle a « été détruite en grande partie (samedi 30 mai) après que l’EI eut planté des bombes à l’intérieur et dans ses environs ». La ville antique du même nom, située en plein désert au centre de la Syrie, avait été prise il y a dix jours par le groupe djihadiste.

    Lire nos explications : Nouvelle offensive de l’Etat islamique en Irak et en Syrie

    Des sympathisants de l’EI ont diffusé sur Twitter plusieurs photos de la destruction présumée de la prison, avec des images d’explosion et de bâtiments détruits.

    Destruction d’une preuve

    L'opposition syrienne en exil, hostile aussi bien au régime qu'à l'EI, a regretté le destruction de ce « symbole de la terreur des Assad ». « L'EI efface une preuve de la criminalité du clan des Assad », a tweeté Mohammad Sarmini, membre de l'opposition. « La prison de Palmyre est un témoin des crimes du siècle », commente un militant sur Twitter.

    La prison est tristement célèbre pour le massacre de centaines de détenus par le régime dans les années 1980, au temps de Hafez Al-Assad, père de l’actuel président Bachar Al-Assad. Des prisonniers politiques y ont croupi et été torturés pendant de longues années, avant que le régime n’y envoie surtout des insoumis et des déserteurs depuis le début de la révolte de 2011.

    Amnesty International a publié un rapport sur la prison en 2001, basé sur les témoignages de détenus :

    « La prison militaire de Tadmor semble avoir été conçue pour infliger aux détenus des souffrances et une humiliation maximales, pour les terroriser et pour briser leur moral en les maintenant sous une surveillance stricte. Non seulement les détenus sont coupés du monde extérieur, mais il leur est également interdit de communiquer entre eux. Ils sont déshumanisés dans tous les aspects de la vie quotidienne. »

     Le régime a transféré les détenus vers d’autres prisons de Syrie avant la chute de Palmyre, selon l’OSDH.

    Avant de faire exploser le bâtiment l’EI avait diffusé une vidéo montrant des images inédites des geôles, notamment les cellules individuelles où à peine la lumière du jour filtrait.

    Lire aussi : Dans Palmyre contrôlée par l’EI, « l’épuration a commencé »


     

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