• La rocambolesque semaine du 36, quai des Orfèvres

    La rocambolesque semaine du 36, quai des Orfèvres

    Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le <time datetime="2015-02-06 21:37:00" itemprop="datePublished" pubdate="">06/02/2015 à  21:37</time><time datetime="2015-02-06 21:51:11" itemprop="dateModified">, mis à jour à  21:51 lien </time>

     

    Le séisme a commencé mercredi matin, avec la garde à vue du patron du 36, Bernard Petit. Il s'est achevé vendredi avec la mise en examen de Christophe Rocancourt, l'"escroc des stars". Retour sur trois jours insolites. 

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    La rocambolesque semaine du 36, quai des Orfèvres<figcaption>

    Le 36 Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire à Paris.

    afp.com/Bertrand Guay

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    Une semaine agitée au célèbre 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire à Paris. Garde à vue, mise en examen et limogeage de son patron, mise en examen de Christophe Rocancourt, le célèbre "escroc des stars" dans les années 90, mais aussi garde à vue de policiers et d'anciens policiers... Le point sur sur une nouvelle affaire, qui ternit encore l'image de cette adresse, immortalisée par Georges Simenon et son commissaire Maigret. 

    Episode 1: le patron du 36 en garde à vue

    Mercredi 4 février, Bernard Petit, le patron de la police judiciaire parisienne, est placé en garde à vue. Il est soupçonné de "fuites dans le cadre d'une enquête judiciaire". Trois autres "policiers et anciens policiers" sont aussi entendus par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Parmi eux se trouvent son chef de cabinet Richard Atlan et Joaquin Masanet, grande figure du syndicalisme policier. Le quatrième homme est détaché de la police nationale. Par ailleurs, en parallèle, la "police des polices" perquisitionne les bureaux de la direction de la PJ de Paris.  

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    Le directeur de la PJ parisienne Bernard Petit le 23 juin 2012 à Bobigny<figcaption>

    Le directeur de la PJ parisienne Bernard Petit le 23 juin 2012 à Bobigny

    afp.com/François Guillot

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    >> Lire: Le patron du 36 en garde à vue

    Episode 2: le nom de Christophe Rocancourt, "l'escroc des stars", surgit dans le dossier

    Les soupçons tournent autour d'une affaire de corruption quii implique également Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc des stars". Dans ce dossier, les juges le soupçonnent d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des sans-papiers. Concrètement, les membres de la police gardés à vue sont soupçonnés d'avoir renseigné l'ex-patron du GIGN, Christian Prouteau, avant son interpellation à l'automne. Ce dernier avait été placé en garde à vue avant d'être mis en examen le 9 octobre 2014 pour dissimulation d'activité et trafic d'influence passif. En cause: une possible intervention en faveur des sans-papiers que Christophe Rocancourt devait aider. 

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    image: http://static.lexpress.fr/medias_1725/w_400,c_fill,g_north/une-photo-de-christophe-rocancourt-apres-son-arrestation-par-la-police-americaine-en-2000_883370.jpg

    Christophe Rocancourt arrêté en 2000 <figcaption>

    Christophe Rocancourt arrêté en 2000

    afp.com

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    Episode 3: chute d'une figure de la PJ

    Vendredi, le patron du 36 est suspendu. Arrivé il y a un an à la tête de la PJ parisienne avec l'étiquette d'un grand flic de gauche, il avait cherché à incarner l'exemplarité. Il chute pour ne pas l'avoir respectée: réputé droit et discret mais aussi homme de réseaux. La mise en examen de ce grand flic de 59 ans, très influent, est une première pour cette institution déjà ébranlée ces derniers mois par plusieurs scandales dont une possible affaire de viol et, justement, la disparition de la coke en juillet 2014, jamais retrouvée depuis. Bernard Petit est remplacé par Christian Sainte, qui aura la lourde tâche de redorer le blason du "36" et remettre sur les rails une maison centenaire qui vit un feuilleton très noir, sans fin ni fond, que n'aurait pas renié Simenon. 

    >> Lire: Mise en examen de Bernard Petit

    Episode 4: mise en examen de Christophe Rocancourt

    Christophe Rocancourt est par ailleurs mis en examen vendredi dans l'enquête sur le vol, en juillet, de 52 kg de cocaïne au siège de la police judiciaire. Il est notamment soupçonné d'avoir été en contact en détention avec le suspect du vol, l'ex-policier de la brigade des stupéfiants Jonathan G., écroué depuis l'été. Ce dernier lui aurait demandé de l'aide pour récupérer 200 000 euros en liquide à l'extérieur, dont une partie aurait été cachée dans le lac de Créteil, en banlieue parisienne. Un proche de Rocancourt serait alors allé début janvier à la pêche aux billets, sans succès. Christophe Rocancourt "conteste cette histoire rocambolesque", a assuré à l'AFP son avocat, Me Jérôme Boursican. 

    Avec

    image: http://static.lexpress.fr/imgstat/article/icons/fpa.png


     

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