• Le CNT libyen intensifie l'offensive de Syrte

    Le CNT libyen intensifie l'offensive de Syrte

    lundi 3 octobre 2011 22h58
     

    LE CNT REVOIT SON CALENDRIER

    "La situation sur le terrain était très tendue avec les combats en cours. Dans ces conditions, nous avons dû nous limiter, après avoir obtenu l'autorisation de toutes les parties concernées, à acheminer l'aide humanitaire la plus urgente", a expliqué Hichem Khadraoui, au nom de l'organisation.

    La situation des habitants, que le siège a privé d'eau, de vivres et de médicaments, inquiète les organisations humanitaires. Selon des membres du personnel de l'hôpital Ibn Sina ayant fui la ville, des patients meurent sur la table d'opération faute d'oxygène et de carburant pour faire fonctionner les groupes électrogènes.

    Les patients s'entasseraient dans les couloirs et les soins seraient, selon eux, réservés aux combattants fidèles à Mouammar Kadhafi ou aux membres de sa tribu.

    Le CNT a par ailleurs fait savoir que les préparatifs en vue d'élections libres et démocratiques débuteraient une fois Syrte tombée.

    Le gouvernement intérimaire comptait jusqu'ici entamer le processus après la "libération" du pays tout entier. Or, certains de ses partenaires occidentaux craignaient que la situation s'éternise et ne favorise les dissensions.

    Les nouvelles autorités ont décidé "d'annoncer la libération de tout le pays une fois que Syrte sera libérée", a déclaré Mahmoud Djibril, chef du gouvernement intérimaire, lors d'une conférence de presse à Benghazi.

    Si les hommes du CNT progressent à Syrte, les fidèles de Mouammar Kadhafi tiennent encore fermement Bani Walid, 150 km au sud-est de Tripoli.

    "Le manifeste constitutionnel dit que la libération sera achevée avec la prise de installations aériennes, maritimes et terrestres. Bani Walid n'en dispose pas (...), elle n'empêchera donc pas le processus démocratique d'aller de l'avant", a poursuivi le chef du gouvernement intérimaire, ajoutant que la ville serait considérée comme une "région insoumise".

    La calendrier dévoilé le mois dernier prévoit la formation d'un gouvernement de transition dans un délai de 30 jours après la "libération" et l'élection d'une assemblée constituante de 200 sièges dans les 240 jours. Dans le mois qui suit, cette chambre devra nommer un Premier ministre appelée à former un gouvernement.

    Jean-Philippe Lefief pour le service français


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