• Le synode sur la famille se termine sans accord sur les divorcés et les homosexuels

     

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    Le synode sur la famille se termine sans accord sur les divorcés

    et les homosexuels

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2014-10-18T20:42:45+02:00" itemprop="datePublished">18.10.2014 à 20h42</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-10-18T21:52:42+02:00" itemprop="dateModified">18.10.2014 à 21h52</time>

    lien Trois paragraphes concernant l'accueil des homosexuels et le sacrement des couples remariés n'ont pas obtenu la majorité qualifiée.
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    Le synode des évêques sur la famille convoqué par le pape François a approuvé samedi 18 octobre un rapport final, « rééquilibré » pour tenir compte des réticences des participants les plus conservateurs. Dans ce rapport intitulé« relatio synodi », aucun accord n'a ainsi été dégagé sur les cas des divorcés et des homosexuels.

    Lire le décryptage : A quoi sert le synode de l'Eglise catholique ?

    Le rapport fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dans le cadre du processus d'ouverture voulu par le pape François. Les questions sur l'accueil dans l'Eglise des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées restant les plus redoutées par les conservateurs.

    PAS DE CONSENSUS

    Les quelque 200 évêques rassemblés à Rome ont voté sur les 62 paragraphes de cette « relatio ». Chacun de ces paragraphes, pour être approuvés, devait obtenirles deux tiers des voix. Les trois paragraphes qui n'ont pas obtenu cette majorité qualifiée sont ceux qui portent sur l'accès aux sacrements des divorcés remariés et sur l'accueil des homosexuels.

    « Sur ces points, on ne peut considérer qu'il y a un consensus du synode. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont complètement rejetés », ont expliqué ensuite plusieurs porte-paroles. Les paragraphes en question n'ont d'ailleurs pas été retirés du texte final.

    Lire l'analyse :  Synode sur la famille : les catholiques entre satisfaction et réserves

    Publié lundi, un rapport intermédiaire avait choqué certains participants par son ton très ouvert, quand il évoquait des aspects « positifs » dans les unions civiles et laissait entrevoir une ouverture pour les couples homosexuels.

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    • L’Eglise catholique ouvre un synode sur la famille

      Le pape François a ouvert un synode historique sur la famille catholique ce dimanche dans la basilique Saint-Pierre à Rome. Ce synode, cette assemblée, réunit près de 200 évêques du monde entier et doit durer deux semaines. Alors que certain sujets comme la place des divorcés remariés ou des couples en union libre créent des tensions, le pape a appelé les participants à travailler avec une vraie liberté, avec sagesse et ouverture. 'Les synodes ne sont pas faits pour discuter d'idées belles et intelligentes, ou pour voir qui est plus intelligent, a souligné le pape. Elles sont faites pour mieux cultiver et nourrir la vigne du Seigneur.' . A l'extérieur du Vatican, certains catholiques doutent des intentions de leur Eglise. C'est le cas des membres du mouvement 'Nous sommes l'Église', fondé en Autriche par Martha Heizer. 'C'est important pour nous de nous réunir parce que nous ne sommes pas écoutés par les cardinaux et le synode, soulignait samedi la présidente du mouvement. Dans le synode, la partie conservatrice de l'Église est très très représentée, mais les groupes réformistes ne le sont pas.' Samedi soir, place Saint-Pierre, des dizaines de milliers de catholiques ont prié avec le pape pour le succès du synode. Le souverain pontife a demandé aux évêques de 's'imprégner' des nouvelles réalités d'aujourd'hui. Ce synode sera suivi dans un an par un autre ordinaire, dont le pape pourra éventuellement tirer des réformes ou des infléchissements, mais pas avant 2016. Avec AFP

      1:42

    Plus tôt samedi, les participants du synode avaient adressé un message aux« familles » du monde entier, dénonçant les « nombreuses crises matrimoniales »et « épreuves dramatiques » qu'elles subissent, et vantant la valeur de « l'amour conjugal unique et indissoluble », sans évoquer directement les situations irrégulières hors mariage.

    Lire aussi (abonnés) : Les évêques se divisent sur les questions familiales

    « URGENT QUE LE VATICAN SE POSITIONNE »

    Plusieurs associations de défense des homosexuels ont regretté l'absence d'accord. « Les homosexuels des pays d'Afrique ou d'Europe de l'Est continuent àsouffrir de violences, parfois encouragées par les Eglises. Il est urgent que le Vatican se positionne contre ces violences homophobes » a déclaré Elisabeth Saint-Guily, coprésidente de David et Jonathan, mouvement d'homosexuels chrétiens. « C'est quand même positif que notre réalité ait été nommée », a-t-elle ajouté.

    « Nous sommes pour que tous les acteurs sociaux, les Eglises reconnaissent la réalité de notre existence, de nos familles, c'est donc dommage qu'une Eglise ne le fasse pas » , a pour sa part déclaré Thomas Linard, porte-parole de l'Inter-LGBT en charge des familles. 

     
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