• Législatives au Japon: large succès pour le Premier ministre Abe

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    Législatives au Japon: large succès

    pour le Premier ministre Abe

    <time>Publié le 14-12-2014 à 08h13Mis à jour à 15h44   lien </time>
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    Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 13 décembre 20104 à Tokyo
(c) Afp
    Le Premier ministre japonais Shinzo Abe le 13 décembre 20104 à Tokyo (c) Afp

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    Tokyo (AFP) - Le parti du Premier ministre japonais Shinzo Abe a remporté dimanche une large victoire aux élections législatives que le chef du gouvernement conservateur avait provoquées et transformées en referendum pour ou contre sa politique économique "abenomics".

    Selon les estimations de la chaîne publique NHK, le Parti Libéral Démocrate (PLD, droite) aurait obtenu entre 275 et 306 des 475 sièges en jeu, et pourrait conserver une majorité des deux tiers de la chambre basse avec son allié centriste Nouveau Komeito.

    Ce parti aurait pour sa part obtenu entre 31 et 36 sièges, contre 31 députés sortants. Le PLD en avait 295.

    s autres médias donnent des chiffres proches, tout en étant plus affirmatifs quant à la garantie pour la coalition PLD/Nouveau Komeito de garder les deux tiers de la chambre des députés, majorité permettant de valider des lois même en cas de désaccord du Sénat, qui est de toute façon également dominé par le PLD.

    La victoire de la formation de M. Abe ne constitue pas une surprise, tant l'opposition, divisée, était tout sauf en ordre de marche.

    Emiettée et prise au dépourvu par un scrutin qui, selon elle, n'avait pas de raison d'être, elle n'est pas parvenue à entamer la suprématie du PLD qui domine la vie politique nippone depuis six décennies, à quelques courtes années près.

    D'après la NHK, le Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre gauche), deuxième formation du pays, ne recueillerait qu'entre 61 et 87 sièges, ratant la barre des 100 espérée (contre 62 députés sortants).

    Près de 105 millions de Japonais étaient convoqués dans les écoles, mairies et autres lieux publics pour voter, mais la participation a été faible tout au long de la journée en raison du manque d'enjeu et d'une météo défavorable dans une partie du pays.

    A 18H00 (09H00 GMT), elle n'était que de 34,98%, en recul de 6,79 points par rapport à celle du scrutin du 16 décembre 2012 où le nombre de votants était déjà historiquement bas.

    Toutefois, selon les chiffres définitifs communiqués dimanche par le gouvernement, il convient d'y ajouter les plus de 13 millions de citoyens (12,6%) qui s'étaient déjà acquittés de leur devoir électoral avant dimanche, dans le cadre d'un dispositif spécial de vote anticipé pour les personnes empêchées le jour même.

    - abenomics: une victoire qui oblige -

    Le chef du gouvernement, qui a parcouru environ 14.000 km à travers le pays pour faire campagne ces deux dernières semaines, dit avoir voulu demander à la population son avis sur la poursuite de sa politique des "abenomics" censée redresser l'économie.

    "Le taux de chômage a baissé, les salaires ont commencé d'augmenter, pensez-vous qu'il faille que l'on arrête, ou faut-il continuer", avait fait mine d'interroger M. Abe tout au long de ses nombreux discours de rue. "Les abenomics (cocktail de mesures économiques) sont la seule voie", répondait-il.

    "Cette politique n'est qu'à mi-chemin, mais ce succès électoral montre qu'elle doit continuer", s'est félicité le ministre des Finances, Taro Aso, immédiatement après l'annonce des résultats.

    Depuis sa mise en oeuvre il y a deux ans, cette stratégie a dans un premier temps eu des effets positifs (baisse du yen, retour d'une inflation modérée et regain de croissance), mais elle s'est essoufflée ensuite et le Japon est retombé en récession au troisième trimestre de cette année.

    "Les électeurs ont dit au Premier ministre Abe de continuer son travail", a commenté Yoshinobu Yamamoto, professeur de sciences politiques à l'Université de Niigata.

    "Cette victoire va renforcer le capital politique de M. Abe et lui permettre de s'attaquer à des questions difficiles plus confortablement", a-t-il estimé.

    Pour les économistes, la question-clef est de savoir s'il saura mettre en oeuvre les réformes structurelles promises, difficiles à réaliser mais jugées indispensables pour relancer durablement l'activité du pays.


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