• Les jeunes qui travaillent auront droit à la prime d?activité

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    <header id="titre_article">Les jeunes qui travaillent auront droit </header>à la prime d’activité

    Solveig Godeluck / Journaliste | <time datetime="2015-03-03T17:59:42+01:00">Le 03/03 à 17:59, mis à jour à 19:15  lien </time>

     

     

    <section id="gauche_article"><figure itemid="/medias/2015/03/03/1098428_les-jeunes-qui-travaillent-auront-droit-a-la-prime-dactivite-web-tete-0204197697593_660x444p.jpg" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject">Manuel Valls. - SIPA

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    </figure>+ DOCUMENT - Le Premier ministre a détaillé ce mardi son plan de lutte contre la pauvreté. Un million d’actifs de 18-25 ans pourraient bénéficier de la prime d’activité.

    C’est un sacré coup de jeune pour le dispositif d’aide aux travailleurs pauvres. Lors de la présentation ce mardi soir de sa nouvelle feuille de route en matière de lutte contre la pauvreté, Manuel Valls a levé le voile sur la future prime d’activité, qui remplacera en janvier 2016 à la fois le RSA activité et la prime pour l’emploi. L’une des grandes nouveautés de ce dispositif sera l’inclusion des actifs âgés de 18 à 25 ans. « Entre 4 et 5 millions d'actifs seront éligibles à cette nouvelle prime d’activité, dont 700.000 à 1 million de jeunes, a indiqué le Premier ministre. Pour rappel, seuls 8.600 jeunes bénéficient aujourd’hui du RSA activité. »

    Ces travailleurs pourront toucher la prime même s’ils résident chez leurs parents, à condition toutefois que leur famille aie des revenus modestes. « Certains paramètres seront définitivement fixés dans le débat parlementaire », a déclaré Manuel Valls. Va-t-on inclure les apprentis « qui à l’évidence sont une grande partie de leur temps au travail », voire les étudiants ? De plus, il faudra affiner le barème de la prime pour les temps partiels.

    Prime d’activité, mode d’emploi

    - La prime d’activité entrera en vigueur le 1er janvier 2016, en se substituant au RSA activité et à la prime pour l’emploi (PPE).
    - 4 à 5 millions d’actifs seront éligibles, pour un coût de 4 milliards d’euros par an. Actuellement, 6 millions de personnes bénéficient de la PPE, du RSA activité, voire des deux à la fois.
    - Les jeunes actifs entre 18 et 25 ans vont y avoir droit, soit 700.000 à 1 million de personnes qui étaient de fait exclues du RSA activité.
    - La prime seraversée par les caisses d’allocations familiales chaque mois. Il faudra renouveler sa déclaration de revenus chaque trimestre. Les droits seront figés pendant trois mois.
    - Avant chaque déclaration, l’échéance sera rappelée par mail ou SMS. Un simulateur de droits permettra d’évaluer le montant à percevoir.
    - Elle sera servie dès le premier euro de salaire, pour les salariés et les non-salariés, qu’ils travaillent à temps plein ou partiel.
    - Le revenu maximum sera de 1.400 euros par mois pour un célibataire (1,2 SMIC). Le plafond est de 2.200 euros pour un couple mono-actif sans enfant ou une personne isolée avec un enfant, et de 2.900 euros pour un couple bi-actif avec deux enfants.
    - La prestation est ensuite calculée sur la base des revenus individuels, mais elle tiendra compte de la composition du foyer : revenus du conjoint, nombre d’enfants à charge, avec une majoration pour parent isolé. Exemples : un parent isolé à temps plein au SMIC avec un enfant à charge touchera 280 euros par mois, contre 130 euros pour un célibataire gagnant la même somme.
    - La prime sera plus avantageuse que le dispositif actuel au-delà de 0,5 SMIC, et l’effort sera maximum entre 80 % du SMIC et 1 SMIC.

    Ce coup de pouce aux jeunes actifs vise à faire barrage à la progression inexorable de la pauvreté dans les familles, notamment monoparentales « Un enfant sur cinq est confronté à la grande précarité », a rappelé Manuel Valls. «  Ce qu’il y a derrière les statistiques, ce sont des travailleurs pauvres, c’est-à-dire, dans la grande majorité des cas, des travailleuses pauvres, des femmes élevant leurs enfants seules », a-t-il insisté, soulignant qu’une mère isolée sur trois gagne moins de 960 euros par mois.

    Par ailleurs, Manuel Valls a lancé hier le chantier de la fusion du RSA socle (l’ex-RMI), pour les pauvres sans emploi, et de l’Allocation spécifique de solidarité, pour les chômeurs en fin de droits. Les conseils départementaux participeront aux travaux, ainsi que tous les acteurs concernés, en vue de présenter les contours d’un « minimum social simplifié » d’ici à l’été.

    49 autres mesures

    La feuille de route comporte 49 autres mesures (voir document ci-dessous), dont la plupart étaient déjà connues. Il s’agit d’abord de mieux accompagner les familles pauvres et monoparentales, les chômeurs de longue durée et les jeunes sans emploi ni formation, puis de clarifier les aides et les droits. L'accent sera mis sur l’accès aux besoins de première nécessité, avec la création d’une garantie des loyers pour les travailleurs précaires et les étudiants.

    Le versement aux jeunes de la nouvelle prime d’activité est vivement critiqué à droite. «  A la sortie du système scolaire, l’intérêt d’un jeune, c’est d’être immédiatement en recherche d’activité et en prise avec le monde du travail, et là, mettre en place ce système risque de créer une trappe de plus à chômage », a dénoncé Christian Jacob, le chef de file des députés UMP. Pour Valérie Pécresse, ex-ministre du Budget, «  si on touche le RSA, on doit donner un certain nombre d’heures à la collectivité, et ça c’est un vrai point de retour vers l’emploi. »

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