• Les observateurs de la Ligue arabe sont arrivés à Damas

    Dernière modification : 26/12/2011 
    - Ligue arabe - Syrie

    Les observateurs de la Ligue arabe sont arrivés à Damas

     

    Un groupe de 50 observateurs et de dix membres du secrétariat de la Ligue arabe est arrivé à Damas. Ils doivent se rendre mardi à Homs où des bombardements ont fait, lundi, 23 nouvelles victimes.

    Par FRANCE 24 (vidéo)
    Dépêche (texte)
     

    REUTERS - Des observateurs de la Ligue arabe, arrivés lundi soir à Damas, se rendront mardi à Homs, haut lieu de la contestation syrienne contre le président Bachar al Assad, où des bombardements ont fait 23 nouvelles victimes lundi, a-t-on appris de source proche de la mission.

    "L'équipe des observateurs de la Ligue arabe ira à Homs parce qu'il s'agit du lieu où la situation est la plus instable", a-t-on déclaré de même source.

    Le premier groupe d'observateurs de la Ligue arabe est arrivé à bord d'un avion privé égyptien dans la capitale syrienne vers 20h00 locales, en provenance du Caire, a-t-on
    appris de source autorisée.Ce groupe est composé de 50 observateurs et de dix membres du secrétariat de la Ligue arabe.

    La mission, qui doit compter quelque 150 observateurs au total, doit veiller à l'application par les autorités syriennes d'un plan de sortie de crise de la Ligue arabe visant à mettre
    fin à la répression des manifestations contre le président Bachar al Assad.

    Son chef, le général soudanais Ahmed Moustafa al Dabi, est en Syrie depuis dimanche. "Nous nous trouvons actuellement à Damas, nous avons commencé notre mission et nous nous rendrons dans les autres villes plus rapidement que vous ne l'imaginez",
    a déclaré Dabi, joint par Reuters au téléphone.

    "Nos frères syriens coopèrent bien et aucune restriction ne nous a été imposée jusqu'à présent."

    Le premier groupe d'observateurs sera divisé en cinq équipes de dix qui, outre à Homs, se rendront dès mardi à Damas, à Hama et à Idlib, puis iront mercredi à Qamechli, à Tarsos, à Panias et à Deir al Zor.

    "TOTALE COOPERATION"

    Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elarabi, a estimé qu'une semaine serait suffisante pour constater le respect du plan par les autorités syriennes.

    "C'est la première mission du genre pour la Ligue arabe et tout le monde veut qu'elle réussisse", a-t-on indiqué de source proche de la délégation qui s'est rendue à Damas la semaine dernière pour préparer la mission d'observation.

    "Il y a une totale coopération de nos frères syriens", a-t-on ajouté.

     

    Conférence de presse du président du CNS, Burhan Ghalioun,
     

     

     

    Les autorités syriennes imputent les violences à des groupes armés bénéficiant du

    soutien de l'étranger et font état de 2.000 soldats et membres des forces de sécurité tués depuis le début du mouvement de contestation.

    Le plan de la Ligue arabe prévoit l'arrêt des violences, le retrait des troupes stationnées dans les villes, la libération de prisonniers et un dialogue avec l'opposition.

    Au lendemain de la mort de trois personnes à Bab Amro, de nouveaux bombardements ont fait 23 morts lundi dans ce quartier historique de Homs, ont déclaré des habitants. La presse officielle syrienne a rapporté pour sa part que neuf soldats tués dans les combats avaient été inhumés.

    La violence vient des deux camps", a raconté un habitant de Homs. "J'ai vu des ambulances transportant des soldats blessés passer devant ma fenêtre ces derniers jours. Ils se font tirer dessus."

    PARIS FAIT PART DE SA "VIVE PREOCCUPATION"

    Des hommes de l'Armée libre syrienne, composée d'officiers déserteurs des forces régulières, surveillent les alentours du quartier de Homs pour protéger, disent-ils, la population civile des forces de sécurité de Bachar al Assad.

    Trois personnes ont par ailleurs été tuées dans la banlieue de Hama, au nord de Homs, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, organisation basée en Grande-Bretagne, quatre déserteurs de l'armée syrienne ont été tués par les forces de sécurité dans un village proche de la frontière turque. L'ONG a également fait état de plusieurs explosions à Douma, faubourg de Damas où l'armée affronte des combattants rebelles.

    Face à la détérioration de la situation à Homs, la France a fait part lundi de sa "vive préoccupation".

    "Alors que la répression n'a fait que s'accentuer en Syrie au cours des dernières semaines, les autorités de Damas doivent impérativement permettre, conformément au plan de la Ligue arabe, l'accès dès cet après-midi (lundi) des observateurs à la
    ville de Homs, où les violences sont particulièrement sanglantes", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'un point presse.

    La répression des manifestations contre le régime de Bachar al Assad a fait plus 5.000 morts depuis la mi-mars, selon les Nations unies.

    Pour la première fois depuis mars, Damas a été le théâtre vendredi d'attentats suicides à la voiture piégée visant des bâtiments des services de sécurité qui ont fait 44 morts et plus de 150 blessés.

    Le Conseil national syrien (CNS), qui réunit les opposants au président Assad, a mis en garde contre une manipulation du régime qui pourrait avoir orchestré lui-même les attentats.
     


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