• « Les sbires de Marine Le Pen mènent une chasse aux sorcières »

    « Les sbires de Marine Le Pen mènent

    une chasse aux sorcières »

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-08-20T21:47:49+02:00" itemprop="datePublished">20.08.2015 à 21h47</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-08-20T22:13:14+02:00" itemprop="dateModified">20.08.2015 à 22h13</time>

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    Marine Le Pen, présidente du FN, le 13 juillet. </figure>

    L’exclusion de Jean-Marie Le Pen est une « issue » logique pour quelqu’un qui a « multiplié les fautes », a déclaré la présidente du Front national, Marine Le Pen, à l’AFP jeudi 20 août, après que le bureau exécutif du parti eut annoncé sa décision de bannir son père du parti qu’il a cofondé en 1972.

    « Jean-Marie Le Pen a enclenché un processus dont il connaissait l’issue en multipliant les fautes depuis de longues semaines, qui ne pouvaient qu’entraîner une décision de ce type. »

    Son père a réagi sur I-télé, se disant « piégé » et « victime d’un guet-apens ». Il a annoncé qu’il déposerait « bien évidemment » un recours contre son exclusion du parti « devant les autorités judiciaires compétentes ».

    « Les sbires de Marine Le Pen mènent une chasse aux sorcières. »

    Jean-Marie Le Pen a estimé qu’il avait eu l’impression de passer jeudi après-midi devant un « peloton d’exécution » et expliqué que « c’était assez éprouvant quand on avait le sentiment de n’avoir commis aucune faute ». Il a précisé qu’il serait présent à l’université de rentrée du FN à Marseille « à sa place de président d’honneur », les 5 et 6 septembre prochains.

    « Ses positions n’engageront que lui »

    Peu avant, l’eurodéputé Bruno Gollnisch, qui l’avait assisté lors de son audition au siège du FN, à Nanterre, s’est dit « abasourdi » par la décision, confiant que Jean-Marie Le Pen était « choqué » par « cette décision impitoyable et injustifiée ».

    « Je pense que le mot de Talleyrand après l’exécution du duc d’Enghien par Napoléon se justifie : C’est pire qu’un crime, c’est une faute. »

    Interrogé sur la radio France Info, le sénateur (FN) des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, a justifié la sanction du bureau exécutif du parti :

    Stéphane Ravier ✔ @Stephane_Ravier

    "Jean-Marie a toujours usé de sa liberté de parole. Ces derniers temps, il s'en servait pour attaquer le mouvement." @franceinfo

    « Désormais ses positions n’engageront que lui », a-t-il conclu.
     

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