• 50 ans des Accords d'Evian : célébrations locales en Algérie, discrétion en France

    Créé le 19-03-2012 à 15h19 - Mis à jour le 20-03-2012 à 08h40 

     

    Le cinquantenaire des Accords d'Evian et du cessez-le-feu ayant précédé l'indépendance de l'Algérie, après 132 ans de présence française, a été célébré par des cérémonies locales en Algérie mais rien d'officiel n'a été organisé dans l'ancien pays colonisateur.
(c) Afp

    Le cinquantenaire des Accords d'Evian et du cessez-le-feu ayant précédé l'indépendance de l'Algérie, après 132 ans de présence française, a été célébré par des cérémonies locales en Algérie mais rien d'officiel n'a été organisé dans l'ancien pays colonisateur. (c) Afp

    Le cinquantenaire des Accords d'Evian et du cessez-le-feu ayant précédé l'indépendance de l'Algérie, après 132 ans de présence française, a été célébré par des cérémonies locales en Algérie mais rien d'officiel n'a été organisé dans l'ancien pays colonisateur.

    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'a pas participé aux célébrations, se contentant d'adresser à ses compatriotes un message dans lequel il met surtout l'accent sur les législatives du 10 mai.

    "J'ai tout espoir que les prochaines élections verront une participation massive des enfants de la nation avec autant d'engouement et d'enthousiasme (que ceux) qui avaient poussé ces derniers, un certain jour de 1962, à exprimer leurs voix lors du référendum d'autodétermination", déclare-t-il.

    Le 1er juillet 1962, les Algériens avaient dit "oui" à l'indépendance par 99,72% des voix, lors d'un référendum auquel 91,48% d'entre eux avaient participé.

    "Nous devons à présent prouver dans tous nos actes que nous en sommes dignes, en allant de l'avant dans l'approfondissement des réformes", ajoute M. Bouteflika.

    Le chef de l'Organisation nationale des moudjahidine, Saïd Abadou, a demandé samedi l'adoption de la loi criminalisant le colonialisme français, dans un tiroir depuis plus d'un an. Mais le ministre des Moudjahiddine (anciens combattants) Mohamed Chérif Abbes a estimé que cela "distrairait" le pays de questions "plus importantes".

    La Poste algérienne a émis un timbre, une Caravane de la mémoire circule dans le pays où des célébrations ont eu lieu à la mémoire des "martyrs" en présence de dirigeants locaux, avec distributions de logements ou inaugurations de sites.

    Lors d'une conférence lundi au ministère des Affaires étrangères, le ministre de l'Intérieur et président de l'Association des anciens du ministère de l'Armement et des liaisons générales (MALG), Daho Ould Kablia, a qualifié les Accords d'Evian "d'issue honorable pour plus de sept années d'une guerre de libération nationale".

    L'essentiel des festivités est réservé au 5 juillet, date de la proclamation de l'indépendance.

    Un souvenir douloureux en France

    En France, le ministre de la Défense Gérard Longuet a justifié lundi l'absence de cérémonie officielle par le fait que les Accords d'Evian avaient entraîné des "souffrances".

    Plusieurs associations de rapatriés et de harkis étaient favorables à cette non-célébration.

    "Il est réconfortant que l'Etat, enfin, précise que la date du 19 mars, pour des centaines de milliers d'hommes et de femmes, a marqué le début des plus grandes souffrances", estime Denis Fadda, président du Comité de liaison des associations nationales de rapatriés (CLAN-R) dans un communiqué.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, une stèle commémorant la fin des combats en Algérie a par ailleurs été profanée à Grigny (Essonne)

    Lundi soir, une dizaine de milliers d'anciens combattants ont rendu hommage à Paris aux quelque 30.000 soldats français tués en Afrique du Nord, à l'occasion du 50e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.

    La polémique sur la date d'un hommage national aux morts en Algérie oppose notamment des représentants des rapatriés et harkis (suuplétifs de l'armée française) à des associations d'anciens combattants, pour la plupart d'anciens appelés ayant combattu en Afrique du Nord.

    Elle a rebondi cette année, en raison notamment du 50e anniversaire du cessez-le-feu et de la proximité de l'élection présidentielle.

    Les associations de rapatriés et de harkis défendent la date du 5 décembre, officiellement fixée en 2003 pour un hommage national.

    Dans une tribune à la une du quotidien algérien francophone El-Watan, le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande, a appelé lundi à en finir avec "la guerre des mémoires" entre la France et l'Algérie "afin d'affronter les défis communs en Méditerranée".

    Les accords signés à Evian en mars 1962 ont signifié la fin de la colonisation et la cessation des combats après une guerre meurtrière de sept ans et demi pour l'indépendance de l'Algérie.


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  • Pieds-noirs, portraits d'exilés

    Le Monde.fr | <time datetime="2012-03-19T16:48:35+01:00" itemprop="datePublished">19.03.2012 à 16h48</time>

    <figure class="illustration_haut"> Christian et Julien Fenech au domicile de Christian, à Cassis. </figure>

    "Un vallon en Provence fait pour les rapatriés." Au début des années soixante, les publicités de la Coopérative immobilière de France (CIF) s'étalaient dans les journaux algériens, vantant les mérites de ce petit vallon encore inhabité sur la route d'Aubagne à Cassis. Le beau-père de Julien Fenech, né à Bône, l'actuelle Annaba, en 1937, y avait acheté "pour rien" en 1961 un lopin de terre. Par précaution. Jusqu'au 5 juillet 1962, jour où il a atterri en métropole avec une valise, Julien Fenech ne pensait pas quitter l'Algérie. Au début de l'année 1962, il achetait encore des camions pour l'entreprise de transports qu'il dirigeait depuis l'assassinat de son père en 1956 par le Front de libération nationale (FLN).

    "Dans leurs pseudo-accords d'Evian, ils pensaient qu'on pourrait rester." Les propriétaires de la CIF, des rapatriés du Maroc, le pensaient également, au point de s'aventurer à vendre un même lopin à plusieurs acheteurs. Mais c'est par centaines que les Français d'Algérie sont venus s'installer dans le quartier de Carnoux, qui n'avait encore ni rue, ni eau, ni électricité.

    Une arrivée en métropole brutale. Personne ne les y attendait, pas même l'Etat. Le lopin de terre sur lequel il pensait s'installer avec sa femme et ses beaux-parents est déjà occupé par une autre famille d'"exilés d'Algérie". Leur premier hiver, ils le passent dans une location. Un hiver rigoureux, sous la neige, que Julien Fenech a immortalisé en photo. "'Venez en Provence, c'est le même climat', on nous a dit !", ironise-t-il. Il a toutefois eu la chance d'arriver jeune et de retrouver à Cassis un ami de la famille qui le prend comme chef-comptable dans son entreprise de maçonnerie. Pour les plus anciens, comme "la grand-mère Imperato, arrivée à 62 ans, refaire sa vie, ce n'était pas facile. Ma mère aussi est revenue en France, une main devant, une main derrière... Elle est allée travailler comme couturière chez Lejaby."

    <figure class="illustration_haut"> Julien Fenech montre la photo du premier hiver passé à Carnoux sous la neige. </figure>

    A Carnoux comme à Cassis, à environ 5 km de là, on se retrouve entre pieds-noirs et la conversation revient toujours à l'Algérie. Hors de ce cercle aussi, il revendique son histoire. "Les gens n'écoutaient pas beaucoup à l'époque. Depuis peu seulement, les anciens combattants prennent fait et cause pour nous. Ils vieillissent, ils réfléchissent, ils nous écoutent davantage", dit-il.

    Il faut dire que Julien Fenech ne cache pas son animosité pour "le traître de Gaulle". "Il y a eu une évolution dans ses discours. C'est ce pourquoi on lui en veut. On savait que le drapeau français ne pouvait pas rester flotter sur l'Algérie, mais il a trompé les gens", fustige-t-il. "On commençait à y penser, mais paradoxalement, quand on voyait comment la France appliquait le plan de Constantine...", lance-t-il, en référence au plan de développement économique et social appliqué par la France en Algérie entre 1959 et 1963.

    Il en reste un sentiment d'injustice, qu'il a transmis à son fils Christian, tout autant que l'amour de ses racines. "Je suis l'incarnation de l'exil", se plaît à dire Christian, qui a été "conçu" à Bône en 1962. Son engagement pour l'histoire familiale s'est traduit par la création d'une association d'enfants de rapatriés à Carnoux, Racines pieds-noirs. C'est "par sa faute" si Julien Fenech est retourné visiter l'Algérie en 2006. "Je ne voulais pas y aller, pour garder mon souvenir. J'ai eu la confirmation que ce n'est plus mon pays", regrette-t-il.

    Pourtant, les photos du voyage trahissent l'émotion qu'il a ressentie à revoir les lieux de son enfance et à retrouver, accueilli chaleureusement, les Algériens qu'il a connus. Un voyage plein d'anecdotes et de rires, malgré la désolation qu'il dit avoir trouvée en Algérie. "Eux sont tout aussi victimes que nous. Je crois qu'ils ne sont pas très heureux", avance-t-il. Pour Julien Fenech, tout cela est derrière lui. "Moi, maintenant, je n'ai qu'un seul pays, c'est la France. Je suis né dans un pays qui n'existe plus. L'Algérie sans la France, ce n'est pas mon pays."

    "On a été un peuple sacrifié", Pierre Massia, 84 ans

    <figure class="illustration_haut">

    Jacky, Pierre et Andrée Massia, à Carnoux.

    </figure>

    Né à Oran en 1928, Pierre Massia retrace avec orgueil l'histoire familiale. L'histoire de l'ascension sociale d'immigrants espagnols mourant de faim et devenus en quelques générations torréfacteurs de café. Une histoire à contre-courant des stéréotypes de pieds-noirs colons, qu'il met un point d'honneur à dénoncer. "On vivait en parfaite entente avec les indigènes, les arabes. Il n'y avait que trente ou quarante grosses exploitations en Algérie : on n'a parlé que d'eux et avec ça, on a réussi à retourner l'opinion métropolitaine", fustige-t-il. Et de taper du poing sur la table : "Moi, j'ai jamais fait suer le burnous à personne." Le récit de ses années algériennes s'égrène ainsi d'histoires d'amitiés tissées avec les Français musulmans avec qui il vivait "en parfaite harmonie".

    Le fossé s'était pourtant creusé à l'usine à la suite des premiers attentats de l'OAS en avril 1962. Son contremaître marocain, qui était "comme un frère", est venu l'avertir que les ouvriers ne viendraient plus travailler. Pendant deux mois, les deux hommes vont pourtant franchir les barrages séparant la partie européenne de la ville de celle habitée par les Français musulmans pour échanger dans ce no man's land la paie des ouvriers contre une assiette de gâteaux. La situation ne fera qu'empirer. Dès juin, il comprend que quelque chose va se passer à cause des attentats et des enlèvements d'Européens dans les campagnes. "L'armée française ne nous défendait plus", relève-t-il. Après avoir reçu une lettre de menaces du FLN, il envoie sa femme Jacky et leurs trois enfants en France, avec une valise et l'argenterie. Une valise en bois tapissée, que Jacky conserve toujours précieusement, même si "c'est un mauvais souvenir. La valise ou le cercueil".

    Jusqu'au bout, Pierre Massia a cru que les choses finiraient par se calmer et qu'ils reviendraient. "Je m'étais dit : ce ne sera plus comme avant, mais je me voyais toujours à Oran après, se souvient-il. Le 6 juillet, quand j'ai mis les pieds à Marseille, j'ai compris que je ne resterais pas". La veille, un massacre a lieu à Oran parmi la population européenne et musulmane. De Marseille, Pierre Massia reçoit un télex de sa secrétaire : "Ne rentrez pas, le FLN est venu vous chercher à l'usine." Dès lors, la famille Massia va refaire sa vie en métropole.

    "La vie qu'on avait là-bas, on l'a plus ou moins retrouvée ici, surtout nous à Carnoux. On y a reconstruit la joie de vivre", dit-il. L'Algérie est restée présente dans les conversations familiales, mais "sans jamais ressasser", assure sa fille Andrée, qui avait dix ans quand elle a quitté Oran. Tous les ans, Pierre Massia reçoit des coups de fil des gens d'Oran, d'anciens confrères ou clients qui lui disent de venir. L'entreprise de torréfaction pour laquelle il travaillait en France l'y a finalement envoyé former les employés algériens. Mais, le voyage le plus émouvant, il l'a fait en 2003, à la demande du fils d'Andrée. Jacky, à qui il a fallu "ordonner" de venir, a "inondé la ville d'Oran pendant quatre jours !", se moque-t-il gentiment. Moi, rien ne m'atteint."

    La seule chose qui l'intéresse aujourd'hui, "c'est la reconnaissance par l'Etat de ce que nous étions - pas pires et pas meilleurs que les autres - et qu'on a été un peuple sacrifié". Cette reconnaissance, qu'aurait exprimée de façon inattendue en 2005 l'ancien chef historique du FLN, Hocine Aït Ahmed, composera les premières lignes de son discours pour la commémoration le 26 mars à Carnoux de la fusillade de la rue d'Isly, à Alger. "Notez !", insiste-t-il : "Plus qu'un crime, une faute ! Une faute terrible pour l'avenir politique, économique et même culturel, car notre chère patrie a perdu son identité sociale. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme - je dis bien les pieds-noirs et non les Français - l'Algérie serait aujourd'hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens."

    "Je continue à rêver presque chaque nuit d'Alger", Jacques di Sarro, 85 ans

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    Jacques di Sarro, à Carnoux.

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    Raconter l'Algérie est chose pénible pour Jacques di Sarro, dont le nom évoque les origines calabraises de ses grands-parents paternels, qui ont fui l'Italie de Mussolini pour Alger. A l'âge de 85 ans, il se confie sur le coin d'une table, un peu à l'écart du groupe de pieds-noirs, rencontré par hasard dans la petite imprimerie de l'un d'entre eux, Gérard Gonzalez, à Carnoux. Lui n'est pas du coin, mais s'est installé à sa retraite à Aubagne. C'est avec un plaisir non feint qu'il a fait leur connaissance, se présentant d'emblée comme Algérois et partageant quelques plaisanteries de bon aloi entre gens de là-bas.

    Depuis son retour en métropole, en 1962, Jacques a pourtant systématiquement évité toutes les réunions des anciens d'Alger. Pour ne pas avoir à évoquer les souvenirs douloureux de ses derniers mois en Algérie. "Pendant très longtemps, on a cru qu'on allait rester", se souvient-il. Avec quelques autres, il a tenté d'agir pour rendre cela possible. Des initiatives empreintes d'idéalisme, celui de continuer à vivre "en bonne entente". Des espoirs déçus qu'il préfère que l'on taise. "C'était trop tard, les accords d'Evian étaient signés et on a cru qu'on pouvait encore rêver, c'était une erreur", résume-t-il. "C'est une période très pénible pour moi."

    Plus pénible encore que la fusillade du 26 mars 1962 rue d'Isly à Alger, qui s'est déroulée dans son quartier de la Grande Poste. Lorsqu'il quitte son appartement pour rejoindre son épouse partie à la manifestation, il est pris dans un mouvement de foule à l'Agha. Les coups de feu pleuvent : postés près du port, les CRS tirent sur eux. Ils se planquent sous les voitures avant de se réfugier dans un immeuble. "Un gars s'est écroulé devant moi. On rampait, j'étais très secoué. C'est la première fois que je voyais un mort."

    Ensuite, les attentats et les morts deviendront monnaie courante. "Même au cinéma, on pouvait se retrouver à devoir enjamber des corps", se souvient-il. J'ai compris très vite qu'il fallait partir, pendant les événements. J'ai cru à l'OAS et puis, très vite, j'ai compris que ce n'était pas la solution. Je voulais vivre en paix. J'avais deux enfants. Je me suis dit, 'si on peut partir, il faut essayer de partir'." Employé à la Caisse interprofessionnelle d'Alger, il reste avec l'un des sous-directeurs jusqu'à la fermeture de l'organisme, le 15 juin 1962. Puis, il empaquette quelques affaires avant de prendre un avion fin juillet, direction Béziers, puis Paris, où il a refait sa vie.

    "Immédiatement, j'ai voulu tourner la page, car pour moi, l'Algérie, c'était fini", confie-t-il. Il en a parlé, mais peu. Même à son fils, dont il était très proche et qui est depuis décédé. "Je regrette de ne pas l'avoir fait", dit-il avec le recul. Il sait que ses enfants n'ont pas été beaucoup concernés par l'Algérie alors que, pour lui, la page n'est pas totalement tournée. "Je continue à rêver presque chaque nuit d'Alger. J'y suis, perdu, je ne trouve pas mon chemin", confie-t-il, les yeux rougis. Cette nostalgie, il l'a souvent partagée avec sa seconde épouse qui n'est pas de là-bas. "Je lui ai toujours dit : 'je t'emmènerai à Alger'. Puis les gens qui y sont allés m'ont raconté et depuis, je ne veux plus y aller", dit-il, non sans regrets. Sur les photos qu'ils ont ramenées de leur voyage, il ne reconnaît plus rien. Il regrette le pays de sa jeunesse, non ce qu'il est devenu. "Je veux garder l'image d'alors. Je ne voudrais pas voir occupé l'appartement que j'habitais."


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  • Chronologie multimédia - 
    Article publié le : vendredi 16 mars 2012 - Dernière modification le : vendredi 16 mars 2012

    Algérie : la longue route vers l'indépendance

     

    Par Claire Arsenault / Latifa Mouaoued

    Le 19 mars 1962, à midi, le cessez-le-feu est proclamé au lendemain de la signature des accords d’Evian mettant ainsi un terme à 8 ans d’une guerre qui, longtemps, n’a pas voulu dire son nom entre la France et l’Algérie. Les cicatrices laissées par ce conflit sont encore profondes et douloureuses malgré les cinquante ans écoulés. RFI revient avec une frise multimédia, riche de textes, de sons, de vidéos et d’images d’archives sur ces cinq décennies qui ont marqué à jamais les deux pays.

     

    (Photo : Drapeaux en V, le 3 juillet 1962 à Bab-el-Oued (Alger), © Jean-Paul Margnac)

     

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  •  

     

    Juin 1943. A cette époque coexistent deux administrations françaises, l'une à Londres avec Charles de Gaulle, l'autre à Alger avec Henri Giraud. Les deux vont fusionner en faveur de général dans le Comité Français de Libération Nationale (CFLN), comme le montre ce document muet diffusé par British Olympic News dans lequel apparaît Charles de Gaulle, à Alger. La fin de cette archive permet aussi de découvrir le Général Giraud décorant le Général Eisenhower.

    de gaulle et l'algérie le cfln gouvernement provisoire de gaulle au pouvoir 'je vous ai compris !' 'vive l'algérie française !' référendum de 1958
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  • Le Premier ministre algérien appelle à "la mobilisation" contre le terrorisme

    Créé le 04-03-2012 à 17h03 - Mis à jour à 18h21  

     

    ALGER (AP) — Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a appelé dimanche à "la mobilisation" contre le terrorisme, au lendemain de l'attentat-suicide qui a visé le groupement de gendarmerie à Tamanrasset (1.970km au sud d'Alger) et fait officiellement 23 blessés.

    "Nous appelons à la mobilisation et à la vigilance de tous les citoyens pour faire face au terrorisme dont la lutte relève de la responsabilité de tous", a-t-il déclaré à la presse en marge de l'ouverture de la session parlementaire de printemps.

    "Nous avons dit à plusieurs reprises que la lutte contre le terrorisme relève en premier lieu de la responsabilité des services de sécurité, mais son éradication reste la responsabilité de tous", a-t-il insisté en assurant que cette lutte "se poursuivra jusqu'à son éradication, que l'appellation du groupe terroriste soit Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPS) ou autre".

    S'agissant de savoir si les auteurs de cet attentat étaient identifiés, le chef du gouvernement algérien s'est borné à dire que "ce sont des criminels que nous allons éliminer".

    Interrogé sur certains articles évoquant dimanche le renforcement des frontières méridionales après l'attentat de Tamenrasset, M. Ouyahia a répondu sèchement que cette question n'était pas du ressort des médias et que "l'Algérie possède ses propres services de sécurité en charge de cette question".

    Evoquant la situation sécuritaire en Algérie, Ahmed Ouyahia a assuré que cette dernière a enregistré "une nette amélioration", confirmant par ailleurs que le dispositif sécuritaire sera renforcé à l'occasion des élections législatives du 10 mai prochain. AP

    xoao/mw


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