• Syrie : un Français, fabricant de bombes pour les jihadistes, aurait été tué

     

    Publié le 06.11.2014, 16h16 | Mise à jour : 16h49 lien 

     
    David Daoud Dugeon, un Français parti combattre avec les jihadistes, aurait été tué par un drone américain.  

    David Daoud Dugeon, un Français parti combattre avec les jihadistes, aurait été tué par un drone américain.   | DR

     
    Il était devenu l'une des cibles prioritaires des services antiterroristes. Un membre important du groupe jihadiste Khorassan, le français David Daoud Drugeon, a été tué mercredi lors d'une attaque menée par un drone américain dans le nord-ouest de la Syrie, a affirmé mercredi la chaîne de télévision Fox News. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    «Le chauffeur du véhicule aurait perdu une jambe et devrait mourir, selon des sources ayant connaissance de l'opération. Une seconde personne, qui serait Drugeon, a été tuée», écrit la chaîne de télévision américaine Fox News sur son site internet.

    La chaîne NBC cite elle aussi plusieurs responsables anonymes confirmant l'information. Selon les sources de NBC, un deuxième membre du groupe aurait également été tué dans la frappe. «Nous sommes toujours en train d'évaluer le résultat des attaques mais, selon nos premières indications, les frappes ont atteint leur objectif initial en détruisant ou endommageant gravement plusieurs véhicules, terroristes, bâtiments utilisés pour des réunions et des préparatifs, des sites de fabrication d'engins explosifs artisanaux et d'entraînement du groupe Khorassan», a indiqué un porte-parole du Pentagone.

    Drugeon, qui a 24 ans, est considéré comme un fabricant de bombes de très bon niveau par les spécialistes. Il est originaire de Vannes en Bretagne et s'est converti à l'islam, tout comme son frère aîné. Son nom avait été évoqué lorsque le groupe de presse américain McClatchy avait affirmé il y a un mois qu'un ancien officier du renseignement français avait rejoint les rangs du jihad en Syrie et avait été la cible fin septembre d'une frappe américaine.

    VIDEO. Qui est David Daoud Drugeon ?


    Le 22 septembre, le Pentagone avait annoncé avoir «éliminé» en Syrie des membres du groupe Khorassan, formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda, qui menaçaient leurs intérêts. Les frappes avaient été menées dans la région d'Alep (nord) en Syrie.

     

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    LeParisien.fr


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  • Le monde arabe en mutation

    Un taux de participation de 60 % pour les législatives en Tunisie

    Mise à jour le dimanche 26 octobre 2014 à 21 h 29 HAE
    Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
     
     
    Dépouillement des bulletins de vote à TunisDépouillement des bulletins de vote à Tunis  Photo :  Anis Mili / Reuters

    Les Tunisiens attendent les résultats des élections législatives de dimanche. Le décompte préliminaire des suffrages exprimés ne sera pas disponible avant lundi matin, selon les autorités locales.

    À la fermeture des bureaux de scrutin, le taux de participation s'établissait autour de 60 %, selon l'instance organisant les élections.

    Plus de cinq millions de Tunisiens étaient appelés à choisir 217 députés dans le cadre de ces législatives, les deuxièmes depuis la chute du dictateur Ben Ali lors du printemps arabe. Une présidentielle suivra le 23 novembre.

    En octobre 2011, l'élection de l'assemblée constituante, remportée par les islamistes d'Ennahda, avait été le premier scrutin libre de l'histoire du pays.

    Une nouvelle constitution a été adoptée depuis. Elle accorde de larges pouvoirs au Parlement et au gouvernement, tandis que les prérogatives du chef de l'État ont été limitées.

    Selon les analystes, les islamistes d'Ennahda et leurs principaux détracteurs séculiers, membres du parti Nidaa Tounès, partent favoris de ce scrutin et devraient se partager la majorité des sièges. Le cas échéant, ils devront faire alliance avec de plus petites formations pour former le gouvernement.

    Un vaste dispositif de sécurité a été déployé par crainte d'attaques djihadistes. Quelque 80 000 policiers et militaires ont été mobilisés.

    La diaspora invitée à participer

    Environ 300 000 Tunisiens vivant à l'extérieur du pays étaient aussi appelés à voter depuis vendredi.

    Nombreux sont ceux qui se sont déplacés au consulat tunisien de Montréal, comme l'a constaté notre reporter Catherine Kovacs.

     

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  • Tunisie : l’opposition entre laïques et islamistes au cœur des législatives

    Le Monde.fr | <time datetime="2014-10-24T20:21:01+02:00" itemprop="datePublished">24.10.2014 à 20h21</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-10-25T13:50:51+02:00" itemprop="dateModified">25.10.2014 à 13h50</time> |Par Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)

     
    <figure>Dans le quartier populaire de Ezzouhour, banlieue de Tunis, vendredi soir, dernier jour de campagne.</figure>

    Comme en 2011, le camp dit progressiste et démocrate, opposé aux islamistes d’Ennahda, se présente en ordre dispersé. L’union de l’été 2013, qui avait suivi l’assassinat de deux membres du Front populaire (extrême gauche), a fait long feu.

    • Peut-on s’attendre à un scrutin sans irrégularités et sans violence ?

    Après les vingt-trois années de règne du président Zine El-Abidine Ben Ali, laTunisie a renoué avec un processus électoral démocratique et transparent. Les élections législatives de 2011, premier scrutin libre du pays, se sont bien déroulées. Le processus avait notamment bénéficié de l’autorité de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), chargée d’organiser le scrutin, et de son président, Kamel Jendoubi, un opposant très respecté au régime déchu. Le scrutin du 26 octobre est organisé par l’ISIE, présidée par Chafik Sarsar, un professeur de droit constitutionnel à la réputation de droiture. Quelque 5,3 millions de Tunisiens sont inscrits sur les listes électorales (pour un corps électoral estimé à environ 8 millions de personnes).

    Comme en 2011, les opérations de vote – environ 11 000 bureaux de vote sur tout le territoire – vont être surveillées par plusieurs milliers d’observateurs nationaux et internationaux. Les représentants des partis seront également plus nombreux : en 2011, seul Ennahda avait eu les moyens humains de déployer des observateurs dans chaque bureau. Cette fois, le parti Nidaa Tounes (destourien), son principal rival, se dit aussi en mesure de le faire. Le principal défi pour l’ISIE sera de garder la tête froide face aux réclamations que les partis – une centaine participent au scrutin, quelque 1 300 listes ont été déposées dans le pays – ne manqueront pas de présenter après le 26 octobre, et de résister à la pression.

    Au cours de la campagne électorale, certaines formations politiques se sont plaintes de pratiques clientélistes de leurs adversaires, mais rien qui n’ait jusqu’ici remis en cause la bonne tenue du processus. Les responsables des deux principaux partis en lice, Ennahda et Nidaa Tounès, répètent qu’ils accepteront les résultats quels qu’ils soient. Les craintes de violences concernent avant tout la menace d’actions terroristes. La Tunisie a annoncé jeudi qu’elle allait fermerpendant trois jours – les 24, 25 et 26 octobre – l’accès à son territoire depuis laLibye voisine. La coopération est renforcée avec les autorités algériennes à leur frontière commune pour empêcher les infiltrations. Selon le ministre tunisien de ladéfense, jusqu’à 80 000 hommes – policiers et gendarmes – pourraient êtredéployés sur le territoire, dimanche, pour sécuriser les bureaux de vote.

     

    Lire aussi : Menaces d’attentats sur les élections tunisiennes

    • Le parti islamiste Ennahda a-t-il changé ?

    Le parti islamiste, dirigé par Rached Ghannouchi, a probablement perdu en popularité au cours des trois dernières années. En 2011, Ennahda avait remporté haut la main les élections (89 sièges sur 217). Opposant de longue date au régime de Ben Ali, il bénéficiait d’une assise locale forte au sein de la population, dont une bonne partie s’est tournée vers lui au lendemain de la révolution, séduite par son opposition sans concession et sa défense de l’identité islamique. Mais son bilan négatif à la tête du gouvernement –difficultés économiques, multiplication des actes terroristes, crise politique avec l’opposition – lui a certainement valu un recul dans l’opinion. Son électorat fidèle est estimé à 15-20 % de la population. Ennahda conserve toutefois une force militante unique (plusieurs dizaines de milliers de militants). Structuré, très bien organisé, le parti a, comme en 2011, mené une impressionnante campagne de terrain dans tout le pays.

    <figure>Vendredi, dernier jour de la campagne, le parti islamiste investit en fin de journée l'artère principale de Tunis, l'avenue Habib Bourguiba, pour un meeting ponctué de chansons, discours et prières.</figure>

    Idéologiquement, le discours du parti a beaucoup évolué en trois ans, comme en ont témoigné les débats autour de la nouvelle Constitution tunisienne adoptée le 26 janvier. Le texte final, qui consacre la liberté de conscience et l’égalité entre les hommes et les femmes, est le plus progressiste du monde arabe. Les dirigeants islamistes tunisiens ont notamment été traumatisés par la façon dont les Frères musulmans égyptiens et le président Mohamed Morsi ont été chassés du pouvoirpar un coup d’Etat militaire. Confronté lui aussi à une forte contestation politique et populaire en 2013 dans la rue, Ennahda a accepté de nombreux compromis, notamment de quitter le pouvoir en janvier au profit d’un gouvernement de technocrates. Le discours du parti est aujourd’hui entièrement tourné vers la préservation de la démocratie et des libertés acquises avec la révolution. Autre axe de cette nouvelle stratégie de prudence : le parti ne veut plus assumer seul la responsabilité du pouvoir et prône un gouvernement d’union nationale. Sesadversaires dénoncent, eux, une évolution idéologique feinte, une simple tactique destinée à reprendre le pouvoir.

    Lire aussi : « Sous Ben Ali, même les plus pauvres pouvaient survivre »

    • Sur le plan économique et social, quel bilan tirer de la transition ?

    Le bilan économique d’Ennahda et du gouvernement intérimaire de Mehdi Jomaa, en place depuis janvier, n’est pas bon. La croissance atteint péniblement 2 %. L’économie informelle a explosé depuis 2011 : elle représenterait aujourd’hui 50 % du PIB. Gagne-pain pour de nombreux Tunisiens, elle est aussi une inquiétante source de trafics et un important manque à gagner pour les finances publiques. Selon l’Utica, le Medef tunisien, elle a contraint de nombreuses entreprises ayant pignon sur rue à fermer. Les Tunisiens se plaignent aussi de l’augmentation du coût de la vie. Quant au chômage, il est officiellement de 15 % mais serait en réalité bien supérieur, surtout chez les jeunes. Le tissu économique a aussi souffert des grèves et mouvements sociaux qui se sont multipliés après une révolution qui a aussi libéré la parole dans les entreprises. L’incertitude politique et sécuritaire a découragé les investissements étrangers, en baisse depuis 2011, et durement frappé le secteur touristique. Sur le fond, l’économie de la Tunisie continue à souffrir de problèmes structurels qui existaient déjà sous l’ancien régime : une industrie à faible valeur ajoutée, des régions intérieures non mises en valeur...

    • Quel est le poids politique du camp laïque ?

    Le poids du camp progressiste est important et serait certainement supérieur à celui des islamistes d’Ennahda si les partis politiques s’en réclamant s’étaient présentés unis aux élections. Mais, comme en 2011, cette famille politique va aux élections en ordre dispersé, au grand désespoir de ses électeurs. Une tentative d’union a eu lieu à l’été 2013 après les assassinats de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi (Front populaire, extrême gauche). Mais elle n’a pas résisté à l’épreuve des urnes.

    Nidaa Tounes, « Appel de la Tunisie », créé autour de Béji Caïd Essebsi, figure de la vie politique tunisienne, âgé de 88 ans, a refusé de se présenter autrement que sous son propre nom. Lancé en 2012 avec l’objectif affiché de faire échec aux islamistes, le parti est composé de syndicalistes, de militants de gauche mais aussi d’anciens du régime de Ben Ali. Outre Nidaa Tounes, le spectre politique du camp séculier va du centre droit à l’extrême gauche. Pour de nombreux observateurs, sa division s’explique avant tout par des questions d’ego, plus que par des divergences de fond.

    <figure>Rassemblement des militants de l'UPL dans le quartier populaire de Ezzouhour, banlieue de Tunis, vendredi soir.</figure>

     

    • Quels rôles jouent les anciens bénalistes dans le paysage politique actuel ?

     

    Leur présence est incontestablement plus forte dans ces élections que lors du scrutin de 2011. Du moins est-elle plus visible. Au lendemain de la révolution, plusieurs personnalités de l’ancien régime ont été arrêtées par la police, souvent pour détournement d’argent, mais toutes sont sorties de prison. Un projet de loi d’exclusion – qui aurait empêché les membres de l’ancien régime de participer à la vie politique – a été discuté pendant plusieurs mois mais n’a pas été voté. Outre leur présence au sein de Nidaa Tounes, qui leur a largement ouvert ses portes, les anciens bénalistes se présentent aux législatives (mais aussi à l’élection présidentielle du 23 novembre) sous leur propre étiquette, à l’instar du Mouvement destourien de Hamed Karoui, premier ministre de Ben Ali entre 1989 et 1999 ou du parti Initiative de Kamel Morjane, ancien ministre des affaires étrangères. Expliquant avoir avant tout servi leur pays sous l’ancien régime, ils s’appuient sur le désenchantement d’une partie des Tunisiens et font valoir leur compétence d’hommes d’Etat ayant déjà exercé des responsabilités au plus haut niveau.

    Lire aussi : En Tunisie, les figures du régime Ben Ali de retour


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  • Tunisie : duel entre séculiers et islamistes

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      • Par Thierry Portes
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      • Publié <time data-ago="il y a 12 heures" data-original=" le 24/10/2014 à 18:18" datetime="2014-10-24T18:18:45+02:00" itemprop="datePublished">le 24/10/2014 à 18:18    </time>lien
    <figure>Le fondateurde Nidaa Tournes, Béji Caïd Essebsi (au centre), lors d'un meeting à Hamman Lif au sud de Tunis, le 21 octobre.<figcaption itemprop="description">

     

    </figcaption></figure>

    Le parti Nidaa Tounes et le mouvement Ennahda sont les favoris des élections législatives de dimanche.

     

    Le scrutin de dimanche en Tunisie doit désigner qui, du parti islamiste Ennahda ou du rassemblement séculier Nidaa Tounes, dirigera la démocratie arabe la plus avancée dans les cinq prochaines années. Le chef du gouvernement sera issu de la formation arrivée en tête à ces élections législatives, qui se tiennent trois ans exactement après le premier scrutin libre d'octobre 2011, organisé dans la foulée de la révolution ayant chassé Ben Ali. Si la première place se joue entreEnnahda et Nidaa Tounes, aucune de ces deux formations ne pourra seule réunir la majorité de 109 députés sur 217. Le vainqueur de dimanche devra donc passer des alliances, ce qui annonce un plat d'intrigues épicé, que viendra encore pimenter l'élection présidentielle du 23 novembre prochain.

    L'euphorie du printemps arabe, né ici, n'est plus qu'un lointain souvenir. Les expériences des voisins égyptien et libyen ont échoué. En Tunisie même, la crise économique et le chômage de masse font souvent passer les grands idéaux après la satisfaction des besoins élémentaires. L'abstention s'ajoutera aux défections - seulement 5,2 millions se sont inscrits sur un corps électoral que l'on estime compris entre 7 et 8 millions - et, au final, il ne devrait y avoir guère qu'un Tunisien sur deux en âge de voter pour participer aux premières législatives libres de son pays. On retrouvera donc ce taux de 50 % d'abstention enregistré lors de l'élection de la Constituante, le 23 octobre 2011.

    Les petites formations en arbitre

    Les islamistes d'Ennahda avaient remporté haut la main ce scrutin, en recueillant 37 % des suffrages. Ils avaient ensuite enrôlé deux petites formations de gauche, le CPR et Ettakatol. Ennahda se fait fort de retrouver son score de 2011. Mais on peut douter de la justesse de ce pronostic. D'abord parce qu'Ennahda a fortement déçu au pouvoir et, sous la pression populaire, a quitté le gouvernement, en janvier 2014. Ensuite, l'apparition de Nidaa Tounes a complètement modifié la donne.

    À trop s'éparpiller entre différentes listes, les adversaires des islamistes avaient laissé échapper leur chance en 2011. Sur ce constat, Béji Caïd Essebsi, dit BCE, un ancien ministre de Bourguiba, fonde Nidaa Tounes, en juillet 2012. Il rassemble d'anciens cadres du régime de Ben Ali, des syndicalistes, des hommes ayant milité à gauche et même quelques islamistes en rupture de ban. La forte personnalité de cet homme de 87 ans et le rejet du parti islamiste font tenir l'ensemble. «Ne pas voter Nidaa, c'est voter Ennahda», a martelé durant la campagne BCE, pour tenter d'imposer un vote utile anti-islamiste dont ne peut que profiter son parti.

    La victoire pour Nidaa Tounes semblait toutefois plus assurée hier qu'aujourd'hui. Le front politique anti-Ennahda a perdu de sa force dès lors que la formation islamiste a quitté le gouvernement, il y a neuf mois. Des anciens du parti de Ben Ali, des personnalités du centre ou de la gauche ont secoué la tutelle de BCE. Avec leurs petites formations, et celle qu'a créée pour l'occasion le riche homme d'affaires Slim Riahi, ils jouent maintenant leur carte aux législatives.

    Stricte parité homme-femme

    Dans cette Constituante où tout a été marchandé, les islamistes ont accepté la réintégration des anciens du système Ben Ali, ce qui peut profiter à Nidaa Tounes, contre un calendrier électoral qui leur est favorable. Les législatives à la proportionnelle, avec des listes où règne une stricte parité homme-femme, se tiennent ainsi ce dimanche 26 octobre, un mois avant le premier tour de la présidentielle, le 23 novembre prochain. Si le système avait été le même qu'en France, BCE, le candidat à la présidence de la République le plus connu, aurait pu, dans la foulée d'une victoire qui lui semblait promise, donner un élan électoral supplémentaire à son parti. En plaçant les législatives avant la présidentielle, Ennahda a favorisé la désunion de ses adversaires, avec l'espoir de rester le maître du jeu, en demeurant la première force parlementaire.


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    Afrique

    La police annonce un assaut imminent contre le groupe armé près de Tunis

    <figure><figcaption>© Fadel Senna, AFP | Des membres des forces de l'ordre déployés aux abords d'une maison d'Oued Ellil, où des terroristes présumés sont retranchés.</figcaption></figure>

    Texte par FRANCE 24 

    Dernière modification : 24/10/2014

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    Les forces de l’ordre tunisiennes ont indiqué vouloir lancer l’assaut contre les hommes armés retranchés depuis jeudi dans une maison de la banlieue de Tunis. Au moins deux femmes et deux enfants se trouveraient dans le bâtiment.

    La police tunisienne a fait part, vendredi 24 octobre, de son intention de lancer un ultimatum auxhommes armés retranchés depuis jeudi dans une maison de la banlieue de Tunis. "Nous ne pouvons patienter plus longtemps. Nous allons leur donner un ultimatum d'une heure ou deux maximum, puis nous allons mener l'assaut", a affirmé à la presse Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

    Au moins deux hommes armés que les forces de l'ordre voulaient arrêter jeudi sont reclus dans cette maison d’Oued Ellil, un quartier populaire du gouvernorat de La Manouba, près de Tunis. Au moins deux femmes et deux enfants se trouvent également dans le bâtiment, selon le ministère de l’Intérieur.

    Le porte-parole du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati, a de son côté indiqué à l'AFP que le nombre des femmes pourrait être "de quatre à six". "Mais nous n'avons pas de confirmation pour l'instant", a-t-il ajouté.

    Explosion entendue

    Vendredi à l'aube, une explosion a été entendue, sans que son origine ne soit connue, selon un journaliste de l'AFP sur place.

    Jeudi, un membre de la Garde nationale a été tué et un autre blessé dans les échanges de tirs entre les forces de l'ordre et les hommes armés. La maison a été encerclée à la suite d’informations obtenues après l'arrestation de "deux éléments terroristes" à Kébili, à 500 km au sud de Tunis, selon lesquelles "d'autres éléments terroristes se trouvaient dans une maison" d’Oued Ellil.

    Ces violences interviennent alors que la Tunisie organise dimanche des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont jugées cruciales pour la stabilité du pays.

    Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ont mis en garde contre des éléments "terroristes" qui chercheraient à entraver ces scrutins, et le gouvernement a prévu de déployer des dizaines de milliers de soldats et policiers le jour du vote.

    Avec AFP
     

    Première publication : 24/10/2014


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