• Manuel Valls « n?hésitera pas » à restaurer les contrôles temporaires aux frontières

    Manuel Valls « n’hésitera pas » à restaurer

    les contrôles temporaires aux frontières

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-09-16T17:00:24+02:00" itemprop="datePublished">16.09.2015 à 17h00</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-09-16T21:19:28+02:00" itemprop="dateModified">16.09.2015 à 21h19  lien </time>

     

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px"> Manuel Valls à l'Assemblée nationale. </figure>

    « Tout fermer » comme « tout ouvrir » ne sont pas des solutions acceptables. C’est ainsi que Manuel Valls a résumé la position de la France eu égard à la crise migratoire en Europe, mercredi 16 septembre. Il s’exprimait en ouverture du débat à l’Assemblée nationale sur l’accueil de réfugiés en France.

    A cette occasion, le premier ministre a annoncé que neuf cents postes de policier et de gendarme allaient être créés, en particulier pour renforcer les contrôles aux frontières. En la matière, pas question de « tout fermer », car ce serait « fermer les yeux sur les réfugiés qui meurent à nos portes », a déclaré Manuel Valls. Manière de dire que la France n’adoptera pas l’attitude de la Hongrie, dont la frontière est hermétiquement fermée depuis lundi soir, et que les migrants arrivant de Serbie commencent à contourner pour prendre la direction de la Croatie, qui accepte de les recevoir.

    Lire aussi : La police débordée par des migrants en Hongrie

    279 millions d’euros en plus pour l’accueil

    Mais pas question non plus de « tout ouvrir », ce qui serait « fermer les yeux sur les difficultés de la société française ». Manuel Valls a ainsi assuré qu’il n’« n’hésitera [it] pas à rétablir des contrôles provisoires aux frontières » de manière temporaire, comme l’y autorise la réglementation de Schengen, et à l’instar de ce qu’ont décidé plusieurs pays européens, dont l’Allemagne.

    Pour la France, ce pourrait être une manière de filtrer les arrivées, car le premier ministre a insisté sur la différence entre l’immigration d’origine économique et celle qui peut ouvrir droit à l’asile. Pour la première, « une politique active de reconduite à la frontière » doit être mise en place, tandis que pour l’autre, la France promet de nouvelles aides. Manuel Valls a ainsi annoncé le déblocage de 279 millions d’euros supplémentaires en 2016 pour financer l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile en France.

    Sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, Manuel Valls s’est par ailleurs opposé à la suppression de l’aide médicale d’Etat, réclamée par Nicolas Sarkozy, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. Le premier ministre a argué que sa suppression « coûterait plus cher » que son maintien.

    Lire aussi : Immigration : Sarkozy durcit ses positions pour se démarquer de Juppé


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