• Masters de Londres : Tsonga rejoint Federer en finale

    27 novembre 2011

    Masters de Londres : Tsonga rejoint Federer en finale

    A sa place parmi les maîtres, Jo-Wilfried Tsonga s'est qualifié pour la finale du Masters, en dominant largement Tomas Berdych (6/3, 7/5). Dernier obstacle avant le sacre : Roger Federer.

    Sébastien Grosjean n'est plus seul. Dix ans après l'incise enchantée de Sydney, la France tient enfin son successeur. Comme "Seb" en son temps, Jo-Wilfried Tsonga disputera, ce dimanche, la finale du Masters, à Londres. Et au vu de la facilité avec laquelle il s'est accommodé de la menace incarnée par Tomas Berdych, impossible de persifler, de mettre en doute sa légitimité ou d'oser dire que sa place est usurpée. Pour renvoyer le Tchèque à ses études, Tsonga lui a administré une véritable leçon d'intelligence tactique, dont le grand Tomas ferait bien de se souvenir s'il ambitionne de grimper encore un peu plus haut.

    Surtout, Jo a parfaitement su s'extraire du traditionnel et attendu dialogue de sourds, obtus au point de se contenter de cogner, cogner et encore cogner. Même si le début de match est une sorte d'hymne à la faute directe, Tsonga commence très vite à brouiller les pistes. Certes, la partie est plutôt monotone et pas très attrayante, car les deux hommes martèlent sans retenue des quatre coins du court et dans toutes les positions. Mais au milieu de ce magma assez dénué de charme, Tsonga alterne les phases de neutralisation (en jouant très long dans la diagonale, notamment) et les saillies soudaines quand Berdych fait tomber la pluie... de fautes directes, surtout en coup droit. Et encore, à ce niveau-là, on ne parle plus de pluie, mais d'orage, de giboulée, d'averse, de déluge... Un break vient sanctionner les égarements tchèques et le premier set file déjà.

    Le dimanche, c'est Federer-Tsonga

    Alors que débute le deuxième acte, Tsonga continue à démontrer par l'exemple que la patience peut être une vertu, même en salle, ce que Berdych semble totalement ignorer. C'est même à se demander si le terme de "variation" lui a déjà été soufflé à l'oreille. Tomas continue donc son entreprise de démolition par la force brute, mais au lieu de créer des brèches dans la cuirasse adverse, il s'enfonce et se fait hara-kiri. Un jeu de service atroce (quatre fautes directes) à 3/3 le projette au bord du vide. Toutes les limites de son tennis monolithique sautent aux yeux et l'on assiste à une sorte de suicide tennistique qui tranche avec la sérénité de Tsonga, farouchement attaché à son fil conducteur.

    Du moins, c'est ce qu'on croit. Car dans la foulée, Jo perd les pédales et abandonne son avance en accumulant les offrandes. Heureusement, la répartition initiale des rôles reprend bien vite ses droits et deux jeux plus tard, Berdych craque (que d'erreurs grossières...) alors que Tsonga, pétillant, hurle sa joie, les poings et la mâchoire ardemment serrés. 6/5 : Tsonga sert pour le match. Un dernier ace clôt les débats. Grâce à cette victoire, Jo est assuré de rester 6e mondial. Mais surtout, elle lui permet de retrouver pour le troisième dimanche consécutif Roger Federer. En toute logique, les deux meilleurs joueurs de cette fin de saison se disputeront donc le titre de maître de maîtres. Et si, pour la première fois, il parlait français ?


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