• Médecins libéraux en colère?: les clefs de la grève contre la loi Touraine

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    Médecins libéraux en colère : les clefs

    de la grève contre la loi Touraine

    Solveig Godeluck / Journaliste | <time datetime="2014-12-21T17:33:48+01:00">Le 21/12 à 17:33  lien </time>
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    Pour les médecins, le gouvernement veut « étatiser » le système de santé et affaiblir la
    politique ­conventionnelle. - Shutterstock
     
     
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    Des médecins ont été réquisitionnés pour assurer la permanence des soins.Leur mécontentement rejoint celui des professions libérales.

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    Grippe ou gastro-entérite interdites cette semaine. Les médecins libéraux se mettent en grève à partir de ce lundi, jusqu’au 31 décembre. Tous les grands syndicats de généralistes et de spécialistes ont appelé à un mouvement social dur. Pour assurer les soins en ville et même dans les cliniques, les préfets ont dû réquisitionner des médecins. L’hôpital public va accueillir les patients qui ne trouvent pas à se faire soigner. Certes, les urgentistes ont également prévu de faire grève, pour protester contre des conditions de travail dégradées (sans lien avec la loi santé). Mais ils resteront à leur poste, avec un brassard.

    Refus du tiers payant intégral et obligatoire

    Les médecins libéraux exigent la réécriture voire le retrait pur et simple du projet de loi santé, dont l’examen par le Parlement est programmé en avril. Ils récusent le tiers payant intégral et obligatoire, les pouvoirs renforcés des autorités régionales de santé, la délégation de certaines tâches médicales aux phamaciens, sages-femmes et infirmiers. Pour eux, le gouvernement veut « étatiser » le système de santé et affaiblir la politique conventionnelle. « Ça fait douze ans qu’on n’avait pas vu un tel mouvement », jubile Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux (SML). « Quand le vent souffle sur la Bretagne, la tempête arrive sur la Touraine », déclame un brin lyrique ce généraliste basé dans le Morbihan, en guise d’avertissement à la ministre de la Santé. En 2002, les professionnels en colère avaient obtenu une franche augmentation du tarif de la consultation et réussi à éviter la mise en place d’une permanence des soins obligatoires.

    Marisol Touraine reculera-t-elle à son tour face aux médecins, qui se disent capables de dresser leurs patients contre le gouvernement ? Le 5 janvier, les propriétaires de clinique ont annoncé à leur tour une grève illimitée contre cette loi. Si la contestation enfle, le gouvernement aura du mal à tenir sa position. Sa priorité, c’est la déréglementation des professions libérales avec la loi Macron, qui arrive à l’Assemblée nationale en janvier. Est-il bien nécessaire de créer un deuxième foyer de sédition avec les médecins, surtout à la veille des élections départementales de mars ? « Ce n’est qu’un début, menace Eric Henry. Le monde libéral manifeste le 22 janvier, nous serons avec eux. »

    Grève de la télétransmission

    Jusqu’à présent, la ministre a beaucoup parlé de concertation, mais les professionnels de santé ont eu l’impression de se faire rouler dans la farine. La réflexion sur la stratégie nationale de santé a commencé dès 2012. Les médecins ont été ­consultés sur la loi santé jusqu’en juillet. En novembre, Marisol Touraine a annoncé la réouverture de la discussion. « Ils cherchent juste à gagner du temps », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), qui a claqué la porte de l’une de ces réunions. « Cette loi transpire le dogmatisme », soupire le syndicaliste, furieux de se faire imposer le tiers payant intégral. «  Je suis d’accord pour que les plus nécessiteux ne fassent pas l’avance de frais, mais on sait très bien qu’avec ce système l’administration trouve toujours un moyen de ne pas nous rembourser lorsqu’un policier ou un enseignant consulte », maugrée-t-il. Le 5 janvier, la FMF va lancer une grève de la télétransmission des feuilles de soins. « La Sécu va être noyée sous la paperasse. On prendra conscience de ce qu’est le tiers payant », assène le ­syndicaliste.

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