• Mélenchon dépeint Hollande en "capitaine de pédalo" dans la tempête

    12 novembre 2011 - 20H05  

    Mélenchon dépeint Hollande en "capitaine de pédalo" dans la tempête
     
     

    Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, compare le candidat socialiste François Hollande à un "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes", dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche.

    Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, compare le candidat socialiste François Hollande à un "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes", dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche.

    AFP - Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, compare le candidat socialiste François Hollande à un "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes", dans une interview à paraître dans le Journal du dimanche.

    M. Mélenchon affirme dans le JDD qu'il n'a "jamais cru qu'il (Nicolas Sarkozy) était battu d'avance". "Je vois bien qu'il joue beaucoup de la dramatisation et de la peur pour se présenter en champion capable de tenir la barre", poursuit l'ancien ministre.

    "Il peut être cru si ses opposants ont petite mine. Or que voyons-nous ? Nicolas Sarkozy est pour la rigueur, et François Hollande est pour +donner un sens à la rigueur+", ironise M. Mélenchon.

    Selon lui, les deux favoris à l'élection présidentielle "ont la même analyse de la crise". "Hollande et Sarkozy sont deux hommes d'un autre temps, ils ne voient pas la faillite du système", lance M. Mélenchon.

    Pour le candidat du Front de gauche, son programme est "un programme qui coûte, mais qui rapporte aussi de nouvelles recettes". "Je voudrais en débattre avec François Hollande. Il ne répond pas. Quel mépris !" déplore-t-il.

    "C'est avec François Hollande à sa tête que le PS s'est aligné sur le Parti socialiste européen et le +oui+ à l'Europe libérale", rappelle en outre l'ancien promoteur du "non" au référendum européen de 2005, décrivant un candidat socialiste qui "enrobe de bons mots et de petites blagues une obstination sociale-libérale depuis ses textes de 1983".

    "Pourtant, la gauche gagne les élections quand elle est sur une ligne de gauche et elle les perd quand elle est sur une ligne centriste", souligne-t-il. "À présent, à gauche, pourquoi choisir, pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ?" s'interroge l'ancien sénateur socialiste.

    Il décrit également les actuelles négociations entre Europe Ecologie-Les Verts et le PS comme de la "carabistouille". Chacun campe sur ses positions sur le nucléaire, "puis on s'aperçoit qu'ils échangent des centrales nucléaires contre des circonscriptions".


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