• L'armée turque poursuit ses raids contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak
    L'armée turque poursuit ses raids contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak
    Pour la troisième nuit consécutive, les forces armées turques ont bombardé des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) positionnées dans les montagnes du nord de l'Irak.
    Par Dépêche (texte)
     

    REUTERS - L'aviation et l'artillerie turques ont procédé pour la troisième nuit consécutive à un pilonnage des positions des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, a annoncé le commandement militaire turc, samedi.

    Les raids aériens menés contre les insurgés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) rentranchés dans les montagnes irakiennes constituent une escalade dans ce conflit vieux de 27 ans.

    Dans un communiqué, l'état-major turc indique que les chasseurs ont touché 20 cibles rebelles dans les montagnes du Kandil, de Sinath-Haftanin, d'Hakourk et de Gara et précise que tous les appareils sont rentrés sans dommage à leur base.

    "En coordination avec cette opération aérienne, un intense pilonnage d'artillerie a visé 85 cibles à Zap, Avasin-Basiane et Hakourk", poursuit le communiqué.

    L'état-major ajoute que des vols de reconnaissance se poursuivent pour évaluer les dommages causés au cours de ces opérations et l'éventualité de victimes.

    Vendredi soir, un journaliste de Reuters avait vu une dizaine d'avions de guerre décoller d'une base aérienne dans le sud-est de la Turquie.

    Ces frappes font suite à une reprise des opérations du PKK contre les soldats turcs, dont neuf avait été tués mercredi dans une embuscade.

    Au cours du mois écoulé, une quarantaine de membres des forces de la sécurité turque ont été tués et les interventions aériennes devraient se poursuivre tant que le calme n'est pas revenu au sol.

    Plus de 40.000 personnes ont péri depuis le début du conflit en 1984 lorsque le PKK avait pris les armes pour demander un Etat autonome.

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    FRANCE : NOUS SOMMES UNE REPUBLIQUE LAÏQUE !
     
    Rachid Nekkaz, justicier millionnaire au secours des femmes en niqab
     
     Rachid Nekkaz, justicier millionnaire au secours des femmes en niqab 
    L’homme d’affaires français Rachid Nekkaz, qui avait promis de régler les amendes infligées aux femmes portant le voile intégral, a tenu parole. Mercredi, il a payé les contraventions de plusieurs femmes musulmanes en France et en Belgique.
    Par Tony TODD (texte)
     

    Il vole au secours des femmes intégralement voilées. Rachid Nekkaz, homme d’affaires français et fondateur de l’association "Touche pas à ma Constitution", avait créé il y a un an un fonds – doté d’un million d’euros – dit de "défense de la laïcité et de la liberté". Son objectif : financer les amendes infligées aux femmes intégralement voilées, où qu’elles soient dans le monde.

    Promesse tenue en Belgique, où le bienfaiteur qui se pose en redresseur de torts s’est rendu mercredi afin de régler deux amendes, de 50 euros chacune, respectivement infligées à deux musulmanes de 16 et 17 ans. Leur cas était pour le moins symbolique car il s’agit des deux premières femmes jugées pour port du niqab sur la voie publique depuis l’entrée en vigueur d’une loi l’interdisant, en juillet.

    "Désobéissance civile"

    Présent lors de leur comparution en Belgique, Rachid Nekkaz explique à la sortie du tribunal sa démarche : "Je suis en faveur d’une loi condamnant un mari qui force sa compagne à porter le niqab ou la burqa et l’exhorte à rester à la maison, dit-il. Mais je suis également en faveur d’une loi qui laisse le choix aux femmes d’aller dans les rues, voilées ou non, car la liberté de mouvement, comme n’importe quelle autre liberté, est fondamentale dans une démocratie."

    Loi du 12 octobre 2010 sur la dissimulation du visage

    ● Prise d'effet le 11 avril 2011. Le voile intégral et tout autre type d'apparat rendant impossible l'identification de la personne sont interdits dans les espaces publics depuis cette date.

    ● La loi sur la dissimulation du visage prévaudra dans tous les lieux publics : transports en commun, commerces, établissements scolaires, bureaux de poste, hôpitaux, tribunaux, administrations, plages, jardins, promenades, voies publique.

    ● Le texte prévoit une amende allant jusqu'à 150 euros et/ou un "stage de citoyenneté". Toute personne obligeant une femme à se voiler sera passible d'un an de prison et de 30 000 euros d'amende. Si la victime est mineure, la peine sera doublée.

    Le même jour, il a réglé une autre amende de 75 euros à Roubaix, en France, où la loi sur le voile intégral est entrée en vigueur au printemps dernier.

    "J’en appelle aujourd’hui à une désobéissance civile", déclare-t-il à France 24. "Je voudrais dire aux femmes de ne pas avoir peur de sortir voilée intégralement. En payant leurs contraventions, je neutralise la loi. Je veux montrer qu’elle ne fonctionne pas, que c’est un échec pour les acteurs politiques qui l’ont promulguée."

     MAIS

    Malgré son combat, Rachid Nekkaz se dit contre le port du voile intégral : "Comment une femme pourrait-elle trouver un emploi lorsque son visage est caché ?", confie-t-il à ce propos.

    Le voile intégral : une stratégie électoraliste

    Le paradoxe entre son combat et sa conviction profonde ne le dérange pas, bien au contraire. Car il perçoit avant tout dans cette loi une stratégie électoraliste de Nicolas Sarkozy. Stratégie qu’il entend dénoncer et combattre. "C’est une mesure 100% politique qui n’a d’autre but que de s’attirer la sympathie des électeurs frontistes", dénonce t-il. "Pour moi, le président a fait là un pari. Il a décidé d’une loi qui va à l’encontre de la Constitution, mais il en avait besoin pour gagner des points pour la prochaine présidentielle."

    Et qu’importe si le Conseil constitutionnel, la plus haute juridiction française, l’a dans les grandes lignes validée en octobre 2010, Rachid Nekkaz entend bien ne pas s’arrêter là. Il envisage ainsi de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en portant plainte contre les États belge et français pour violation des libertés fondamentales.

    L’homme affiche une confiance absolue dans son combat qui commence, selon lui, à porter ses fruits en France : "La police hésite aujourd’hui à verbaliser les femmes intégralement voilées, tout simplement parce qu’elle sait que je vais régler la note." Pas de cri de victoire pour autant. À défaut de les verbaliser, la police procèderait désormais à un harcèlement de questions. "Elle les interroge, leur demande d’où elles viennent, ce que font leurs parents, si elles ont été contraintes de porter la burqa, tout cela est inacceptable. Au lieu de rechercher des hommes qui interdisent à leurs femmes de sortir, les policiers s’en prennent à des femmes innocentes."

    Rachid Nekkaz, un opportuniste ?

    Une indignation qui a mené le fondateur de "Touche pas à ma Constitution" à se présenter à la présidentielle de 2012. Sa candidature, soutenue par plusieurs associations de femmes s’opposant elles aussi à la loi, ne fait pourtant pas l’unanimité.

    "Amazones de la liberté", une association qui milite pour l’abrogation de la loi sur le voile intégral, dénonce une opération médiatique destinée à braquer les caméras sur Rachid Nekkaz, à l’heure où les candidats vont partir en campagne.

    "Porter le niqab est un choix de femmes", explique Lila Citar, présidente de l’association contactée par France 24. "C’est précisément à cause de la manipulation des maris que les politiques s’opposent au port de la burqa. Rachid Nekkaz est un opportuniste qui ne vaut pas mieux que les politiques qu’il place sur le banc des accusés. Lui aussi exploite le problème du voile intégrale à ses propres fins", s’insurge la militante.

     

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  • Nouvelle attaque sanglante de l'armée syrienne à Lattaquié
     
    Au moins 21 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par l'armée syrienne, au cours d'une attaque de la ville côtière de Lattaquié, théâtre ces derniers jours de manifestations massives réclamant la chute du régime.
    Par Noémie ROCHE (vidéo)
    Dépêche (texte)
     

    AFP - Des vedettes militaires ont participé dimanche à une attaque contre la ville côtière syrienne de Lattaquié qui a fait au moins 21 morts et des dizaines de blessés, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Selon l'organisation, des vedettes militaires et des chars tiraient sur le quartier d'al-Raml al-Jounoubi à Lattaquié, théâtre ces derniers jours de manifestations massives réclamant la chute du régime syrien, confronté depuis près de cinq mois à un mouvement de contestation inédit.

    Samedi matin, une vingtaine de blindés s'étaient regroupés à al-Raml al-Jounoubi, et les habitants, redoutant une offensive, avaient fui en nombre.

     

    Selon l'OSDH, deux civils, dont un jeune homme de 17 ans, avaient été tués à Lattaquié samedi, et des manifestations à l'issue de la prière nocturne des Tarawih dans cette ville avaient essuyé des tirs des forces de sécurité.

    Dimanche matin, de fortes explosions ont été entendues dans différents quartiers de la ville, a annoncé l'OSDH, un organisme basé en Grande-Bretagne et s'appuyant sur les témoignages de militants sur place.

    Les forces de sécurité ont fait usage de lance-roquettes dans le quartier al-Sakentouri et un enfant a été blessé dans le quartier voisin de Boustane Saydaoui, a ajouté l'OSDH.

    Parmi les victimes, l'OSDH a recensé des Syriens mais aussi des Palestiniens. Le quartier visé par l'offensive abrite en effet le camp d'al-Ramal, où vivent de nombreux Palestiniens.

    De leur côté, les Comités de coordination de la Révolution syrienne ont affirmé que plus aucun train ne circulait en direction et en provenance de Lattaquié.

    En Jordanie, l'agence officielle Petra a aussi annoncé la mort d'un ressortissant jordanien de 20 ans, qui a succombé à ses blessures après avoir été touché par un tireur embusqué alors qu'il rendait visite à des proches à Homs, dans le centre de la Syrie.

    En outre, l'armée et les forces de sécurité syriennes sont entrées dans la nuit de samedi à dimanche dans les banlieues damascènes de Sakba et Hamouriya et ont procédé à de nombreuses arrestations, selon la même source. Des tirs nourris ont été entendus dans ces deux localités.

     

    Dans les faubourgs de la capitale comme à Lattaquié, les habitants étaient toujours isolés du monde dimanche, l'armée recourant de plus en plus fréquemment à des coupures des communications téléphoniques et de l'internet.

    Dans un communiqué publié dimanche, six ONG de défense des droits de l'Homme ont appelé à la libération "immédiate" d'Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l'Homme et source importante d'informations pour la presse étrangère, dont les mouvements dans le pays sont très limités.

    Sur le plan diplomatique, le président américain Barack Obama a à nouveau évoqué sa préoccupation samedi, s'entretenant au téléphone avec deux de ses alliés, le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le Premier ministre britannique David Cameron. Les trois dirigeants ont exigé un arrêt "immédiat" des violences.

    M. Obama et le roi Abdallah "sont tombés d'accord sur le fait que la brutale campagne de violences du régime syrien contre son peuple devait cesser immédiatement", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

    MM. Obama et Cameron ont appelé à "mettre fin immédiatement au bain de sang" en Syrie, soulignant "la nécessité de répondre à l'exigence légitime de transition démocratique exprimée par le peuple syrien", selon un autre communiqué.

    Dans le même temps, le Canada a gelé les actifs de quatre nouveaux dignitaires du régime, dont un oncle de M. Assad et le chef de la sécurité militaire de Hama (centre), où une offensive de l'armée début août a fait plus d'une centaine de morts.

    Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir jeudi une réunion spéciale qui sera consacrée aux droits de l'Homme et à l'urgence humanitaire en Syrie.

    Depuis le début du mouvement de contestation le 15 mars en Syrie, près de 1.800 civils ont été tués ainsi que plus de 400 membres des forces de l'ordre, selon un décompte de l'OSDH.
     

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  • FRANCE/AFGHANISTAN - 
     

    Un 74e soldat français tué en Afghanistan
    Par RFI

    En Afghanistan, deux nouveaux soldats de la force internationale sont morts en mission. L'un est Britannique, il a été tué vendredi 12 août par un engin explosif artisanal alors qu'il effectuait une patrouille à pied dans le sud de la province du Helmand. L'autre est Français. Ce lieutenant du 152e régiment d'infanterie de Colmar (Haut-Rhin) a été touché par un tir insurgé au cours d'une mission d'appui à l'armée afghane dans la province de Kapisa, dans le nord-est du pays. Le porte-parole adjoint de l'état-major, le commandant Bonneau, raconte le déroulement des événements.

    Le commandant Bertrand Bonneau

    Porte-parole adjoint de l'état-major des Armées françaises

    "Une centaine de militaires de l’armée nationale afghane effectuaient une opération de fouille dans la région d'Omarkhel, un village situé dans le sud de la Kapisa. Cette opération était menée avec l’appui des soldats français."


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  • Plus de 200 voitures de luxe saisies chez les Ben Ali

    LEMONDE.FR avec AFP | 09.08.11 | 16h41   •  Mis à jour le 09.08.11 | 17h09

     

    Le président déchu Zine El-Abidine Ben Ali et sa femme Leila.

    Le président déchu Zine El-Abidine Ben Ali et sa femme Leila.AFP/FETHI BELAID

    Deux-cent-trente-quatre voitures de luxe appartenant aux proches du président tunisien déchu, Zine Ben Ali, ont été saisies par une Commission d'expropriation, chapeautée par le ministre des finances, Jaloul Ayed, a indiqué mardi la presse tunisienne. La plupart de ces voitures ont été placées sous la surveillance de l'armée en attendant leur vente ou leur exploitation.

    L'une de ces voitures, de marque allemande, carrossée spécialement pour Leïla Trabelsi, avait été offerte en cadeau d'anniversaire par son époux, pour un coût estimé à 1,3 millions de dinars (environ 700 000 euros), a précisé Tunis-Hebdo. Selon le décompte des voitures saisies, la cadette du couple, une étudiante, possédait à elle seule dix autos de luxe.

    RIVALISER POUR LA POSSESSION DU DERNIER MODELE DE VOITURE

    Les familles Ben Ali, Trabelsi et alliées étaient férues de luxe tapageur et rivalisaient entre elles pour la possession du dernier modèle de voiture. Certains jeunes de la famille faisaient inscrire leurs prénoms sur les plaques minéralogiques en lieu et place des numéros d'immatriculation obligatoires et nul autre qu'eux n'avaient droit aux vitres teintées, objet de pénalité pour les Tunisiens ordinaires.

    Le gendre du couple, Sakhr el Materi, et Belhassen, le frère de Leila Trabelsi, ont mis la main sur des pans entiers de l'économie tunisienne, dont le secteur automobile en représentant les marques les plus prestigieuses. Les deux ont fui la Tunisie au moment de la chute du régime le 14 janvier, le premier s'étant réfugié au Qatar, le deuxième au Canada. Ils font l'objet de mandats d'arrêt qui n'ont pas été exécutés.

     

    Les faits


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