•  Une marée noire hors de prix, BP plonge

     le 25 juin 2010 à 11:33        2,35 milliards de dollars très exactement : la facture continue à s'alourdir pour BP, toujours englué dans ses opérations de pompage, et toujours incapable de stopper définitivement la pire pollution qu'ait connue l'Amérique

    La note grimpe régulièrement, et cette hausse vertigineuse n'est pas près de s'arrêter au vu de l'incapacité de BP à stopper le flux de brut : pour le groupe pétrolier britannique, les dépenses liées à la marée noire du golfe du Mexique ont désormais atteint la somme faramineuse de 2,35 milliards de dollars. Soit environ 1,9 milliard d'euros... Une somme qui inclut l'ensemble des dépenses effectuées par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les aides versées aux Etats riverains, les dommages déjà remboursés, et les sommes payées aux autorités fédérales. Elle ne permet, bien évidemment, pas encore de chiffrer le coût final de la catastrophe.Depuis l'explosion et le naufrage fin avril de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire s'envolent, sans que le pétrole cesse pour autant de s'écouler dans l'océan : il a déjà souillé plus de 200 km de côtes. Lundi, BP avait annoncé que ses dépenses liées à la marée noire avaient atteint la barre des deux milliards de dollars. La semaine dernière, le groupe avait annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.    

    BP plonge

    Mais les dégâts ne sont pas seulement financiers : ils concernent aussi l'image de BP. Et son cours de Bourse... L'action BP perdait près de 6% vendredi à la Bourse de Londres après être tombé à son plus bas niveau depuis 14 ans, les investisseurs craignant que le groupe pétrolier britannique soit contraint de lever davantage de fonds pour financer le coût de la marée noire qui souille le golfe du Mexique. BP a annoncé vendredi avoir déjà dépensé 2,35 milliards de dollars (1,92 milliard d'euros) pour contenir la marée noire. Le groupe a assuré qu'il avait suffisamment de fonds pour couvrir le coût de la catastrophe et démenti une rumeur de marché qui rapportait qu'il cherchait à se placer sous la protection d'un régime de faillite. Des traders expliquent également la chute du cours de BP par les intempéries qui s'annoncent au dessus du golfe du Mexique et qui pourrait compliquer la lutte contre la marée noire.Pour tenter d'améliorer son image, le groupe s'est doté d'un nouveau "Monsieur marée noire" : c'est désormais Robert Dudley qui a pris la direction effective des opérations contre la marée noire, pilotées jusque-là par son directeur général, Tony Hayward, qui avait multiplié les gaffes et était raillé pour son accent britannique. Dudley, fort d'une carrière de 30 ans dans le pétrole, a l'avantage d'être américain et surtout, il a grandi dans le Mississippi, un des quatre Etats touchés par la marée noire.La pollution a jusqu'à présent souillé plus de 200 km de côtes et fortement perturbé l'industrie de la pêche et le tourisme, deux poumons économiques de la région avec le forage en mer. En Floride, les autorités ont pris une mesure draconienne jeudi en décidant d'interdire les bains de mer dans le nord-ouest de cet Etat dont une bonne partie des revenus provient du tourisme estival. Et au large, faute de disposer encore d'un puits de secours, BP poursuit ses opérations de pompage, dramatiquement interrompues cette semaine : l'entonnoir qui permet de capter une partie du pétrole et du gaz qui fuient par 1500 mètres de fond a été ôté en catastrophe pendant une dizaine d'heures à la suite d'une collision avec un robot téléguidé. L'engin avait apparemment fermé une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir et risquant de le boucher au cas où des hydrates y formeraient des cristaux de glace. Pendant cette dizaine d'heures, c'est donc à gros bouillons que le pétrole s'est répandu dans l'océan : le gouvernement américain a estimé en effet que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappent du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres.



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  • Triste anniversaire pour Shalit

    Cela fait quatre ans vendredi que le soldat israélien Gilad Shalit est retenu en captivité par le mouvement palestinien du Hamas. Si la communauté internationale fait pression pour qu'une issue heureuse soit trouvée, les négociations sont dans l'impasse.

    C'était il y a quatre ans. Le soldat israélien Gilad Shalit, alors âgé de 19 ans, était capturé après l'attaque par des combattants palestiniens dans un poste armé à la frontière sud d'Israël. Depuis, le mouvement palestinien du Hamas, qui le retient, n'a donné que deux fois des nouvelles de son otage. En juin 2007, par le biais d'un enregistrement audio, puis en octobre 2009 en diffusant une vidéo. Depuis, plus rien. Le Hamas a refusé à la Croix-Rouge le droit de rendre visite au prisonnier et reste sourd aux demandes de libération. Et, alors que le blocus de Gaza -imposé par Israël en représailles de la capture du sergent-tankiste- a pourtant été allégé après l'épisode de la flottille de la paix, le pessimisme est de rigueur.

    Pour ce triste anniversaire, la communauté internationale a rappelé le Hamas à ses responsabilités. De nombreuses manifestations ont eu lieu ou sont programmées pour réclamer sa libération. Le 21 juin, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris au Trocadéro. Un événement identique est prévu à Rome vendredi avec la participation du père de l'otage, Noam Shalit. Ce dernier organise aussi une marche vers Jérusalem dimanche et les Israéliens sont appelés à porter un ruban jaune pour afficher leur solidarité.

    Les négociations dans l'impasse

    Et les dirigeants ont également profité de l'occasion pour faire pression sur la mouvance islamiste. "Comme tous les Français, je suis indigné qu'un homme puisse être ainsi privé de liberté mais aussi (...) de tout contact avec sa famille et ses amis", s'est indigné Nicolas Sarkozy dans une lettre adressé aux parents du soldat, qui possède aussi la nationalité française. "Nous ne baisserons jamais les bras. Nous ne ménagerons aucun effort pour obtenir la mise en oeuvre de la solution qui a été élaborée", promet aussi le chef de l'Etat. Bernard Kouchner a aussi assuré à Aviva et Noam Shalit que "la France restait pleinement mobilisée" et il a"formé le vœu que ce triste anniversaire soit le dernier que nous ayons à connaître avant sa libération". Le Conseil de l'Europe a demandé pour sa part au Hamas de laisser la Croix Rouge rendre visite au prisonnier, comme le stipule le droit international.

    Mais, malgré ces pressions, Israël et le Hamas se rejettent la faute dans l'échec des négociations. Les dernières discussions, menées sous l'égide de l'Egypte et avec un médiateur allemand, portaient sur l'échange du détenu contre un millier de prisonniers palestiniens. Une contrepartie inacceptable pour Benjamin Netanyahou qui laisse les négociations dans l'impasse. Si les exigences du mouvement islamiste sont élevées, certains n'hésitent pas à rappeler que l'attitude d'Israël vis-à-vis des palestiniens. "On ne peut miser sur les privations endurées par une population pour obtenir une libération qui, en tout état de cause, aurait dû avoir eu lieu depuis longtemps", a ainsi rappelé Nicolas Sarkozy aux parents de Gilad Shalit.


    Shalit: Barghouti cœur d'échange

    Les tractations pour obtenir la libération du soldat franco-israélien s'accélèrent mais semblent achopper sur les modalités de l'échange de prisonniers. Après avoir prôné la prudence mardi, le Premier ministre israélien aurait refusé mercredi de libérer deux anciens responsables de la branche militaire du Hamas.

    Israël refuse d'inclure deux anciens responsables de la branche militaire du Hamas parmi les centaines de prisonniers palestiniens qu'il est prêt à élargir en échange de la libération du soldat Gilad Shalit, selon des sources proches des tractations.


     Mais le mouvement islamiste "insiste toujours sur ses exigences", dit-on de même source, confirmant ainsi un blocage dans les longues et complexes négociations menées via l'Egypte et l'Allemagne pour faire libérer le soldat enlevé en juin 2006 en territoire israélien par des activistes de Gaza.

    L'échange entre Shalit et des centaines de Palestiniens détenus en Israël avait été présenté ces derniers jours par des médias régionaux comme imminent, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré mardi qu'il n'était ni bouclé ni même certain. Un responsable israélien s'est refusé mercredi à "évoquer publiquement à ce stade les noms des gens qui seront ou ne seront pas inclus dans un échange". Mais un responsable proche des tractations et souhaitant conserver l'anonymat a déclaré à Reuters que les deux chefs activistes qu'Israël refuse de libérer sont Ibrahim Hamed et Abdallah Barghouti (sans lien de parenté avec Marouane Barghouti, ndlr).

    "Nous sommes persuadés que Marouane fera partie de l'échange"

    Abdallah Barghouti purge une peine de détention à perpétuité en Israël pour des attentats et Ibrahim Hamed était le chef de la branche armée du Hamas avant sa capture par l'Etat hébreu. Celui-ci répugne de longue date à libérer des prisonniers qui ont "du sang de civils israéliens sur les mains" et l'actuel gouvernement craint que l'opinion ne s'insurge contre un prix excessif payé pour la libération du soldat Shalit.

    Un responsable du Hamas, Khalil al-Hayya, a tenu Israël pour responsable du blocage du projet d'échange. Les négociateurs du mouvement islamiste au Caire se sont rendus ces dernières heures à Damas pour consulter leur direction en exil. Parmi les personnalités dont le Hamas réclame la libération figure Marouane Barghouti, ancien chef du Fatah en Cisjordanie, condamné en 2004 à la prison à vie en Israël en tant que cerveau présumé d'attentats meurtriers revendiqués par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa durant la seconde intifada.

    Le vice-Premier ministre israélien, Silvan Shalom, a affirmé lundi que Marouane Barghouti, considéré comme le successeur potentiel du président palestinien Mahmoud Abbas, ne serait pas inclus dans l'échange de prisonniers envisagé, bien que d'autres ministres y soient ouvertement favorables. Mais Me Khader Chkirat, un des avocats de Barghouti qui lui a rendu visite mercredi dans sa prison, a déclaré: "Nous sommes persuadés que Marouane fera partie de l'échange." Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a dit pour sa part "espérer et s'attendre qu'il sera sur la liste".


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  •  LabourStart

    Where trade unionists start their day on the net.

    The workers facing jail.Last year we told you about a tea plantation in India whose owners are leading members of the "Ethical Tea Partnership," but whose practices were anything but ethical.  

    At the time the workers at the Nowera Nuddy Tea Estate in West Bengal (pictured) were facing a lockout and your support of the IUF campaign helped bring an end to that.

    Today, things have suddenly gotten much worse.


    The workers, who protested against the abusive treatment of a pregnant 22 year-old worker, could face prison sentences of up to seven years, if their employer has its way.

    Mrs. Arti Oraon, the tea plucker who collapsed after being forced to work while eight months pregnant, now faces criminal charges.

    In late April, company officials announced that arrest warrants had been sworn out for Mrs. Oraon and 11 other worker activists, on charges, including theft, grievous bodily harm, unlawful assembly, criminal intimidation and unlawful confinement.

    The IUF has just launched another online campaignwhich I urge you to support.

    Full details of the dispute can be found here.


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  • Tata Group Escalates Repression Against Bengal Tea Workers

     

     

           Leaders of a West Bengal tea plantation workers' protest last year against the abusive treatment of a pregnant 22 year-old tea garden worker could face prison sentences of up to 7 years, if India's powerful Tata Group has its way. Tata is lashing out against nearly 1,000 tea plantation workers and their families living and working on the Nowera Nuddy Tea Estate in West Bengal, India. In the latest developoment, arrest warrants have been issued for 12 workers on the estate - including the woman whose abusive treatment sparked the protests leading to a crushing 4-month lockout last year when she was refused maternity leave and forced to pluck tea while 8 months pregnant. Tata's wholly-owned Tetley Tea, the second largest global tea brand, sources tea from the company which operates the Nowera Nuddy Tea Estate, Amalgamated Plantations Private Limited. And Amalgamated is majority owned by..Tata.

    The Nowera Nuddy workers, together with other tea workers in West Bengal and elsewhere in India, are challenging their harsh and oppressive living and working conditions. The arrest warrants are a clear message that this challenge will not be tolerated. Far from Nowera Nuddy, meanwhile, consumers continue to be targeted with 'initiatives' and 'sustainability' exercises designed to mask the reality of tea workers' lives and struggles.

    You can support the Nowera Nuddy workers' struggle for rights, dignity and justice - send a messsage to Tata/Tetley using the form below!

     

     

     

     

    Ma Pétition

    Friday, 04 June 2010

    Peter Unsworth, CEO, Tetley Group

    Mr. Ratan N Tata, Chairman, Tata Tea Ltd/Tata Global Brands

    Mr Percy T. Siganporia, Managing Director, Tata Tea Ltd/Tata global Brands

     

    Dear Sirs,

     

    I am outraged to learn that 12 workers on the Nowera Nuddy Estate owned by Amalgamated Plantations, a company which supplies tea to Tata and to Tetley, now face criminal charges and lengthy prison terms in retaliation for their protest against the mistreatment last year of Mrs. Arti Oraon. Mrs. Araon, who was denied maternity leave and forced to pluck tea while 8 months pregnant in violation of the law, is among the twelve. I call on you to act to ensure that the complaints behind these criminal charges are dropped; that all workers suspended for taking part in the related protests be immediately reinstated at their jobs with full back pay and the so-called 'domestic enquiry' dropped; that an apology be issued to Mrs. Oraon; and that the management enter into immediate good faith negotiations with the estate Workers' Action Committee, whose members are now part of the Progressive Tea Workers Union, to resolve these issues and ongoing problems stemming from substandard living and working conditions on the estate.

     

    I will be closely following developments on the Nowera Nuddy estate.


    Yours sincerely,

    Marylise BOROWY


    Pour en savoir plus et signer la pétition ;

    http://sn120w.snt120.mail.live.com/default.aspx?wa=wsignin1.0



    LABOUR START:


    Where trade unionists start their day on the net.

     


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    À Bangkok, un grand nettoyage est en cours pour effacer les traces des affrontements entre l'armée et les manifestants. (Photo : AP)
     



    À Bangkok, un grand nettoyage est en cours pour effacer les traces des affrontements entre l'armée et les manifestants. (Photo : AP)

    Quatre jours après l'assaut de l'armée contre les «chemises rouges», le premier ministre annonce la réouverture des écoles, des rues et des services du gouvernement dès lundi.

    «Tout est calme et revient à la normale» en Thaïlande, a assuré dimanche le premier ministre. Dans son allocution télévisée hebdomadaire, Abhisit Vejjajiva a annoncé que, par conséquent, les mesures concernant la fermeture des écoles et la suspension des services du gouvernement seraient levées dès lundi. La circulation dans les rues va également être rétablie, après les six semaines de manifestations antigouvernementales des «chemises rouges» au cours desquelles un total d'au moins 86 personnes ont été tuées et 1.900 autres ont été blessées.

    Mercredi, le gouvernement a lancé une offensive militaire pour déloger les «rouges» du campement qu'ils avaient établi au cœur de Bangkok. 16 personnes ont trouvé la mort et une centaine d'autres ont été blessées au cours de l'assaut. Les manifestants ont capitulé peu après l'attaque. Dans la capitale, un grand nettoyage est actuellement en cours pour effacer les traces des affrontements.

    Dans son discours à la nation, le premier ministre a défendu l'action de l'armée. Les forces de sécurité ont fait «usage de toutes les armes sur la base des normes internationales. (Elles) ont utilisé les armes pour se défendre et rétablir l'ordre public», a-t-il expliqué.

    Pas d'élections anticipées

    Abhisit Vejjajiva s'est également montré ferme vis-à-vis des «rouges», qui réclamaient sa démission et la tenue d'élections anticipées, en insistant sur sa volonté de ne pas céder à leurs revendications. Avant de penser aux élections, «nous devrons voir ce qui va arriver», a-t-il déclaré, évoquant «des gens qui continuent à parler de poursuivre la lutte et d'organiser une manifestation en juin». Selon la loi en vigueur, Abhisit Vejjajiva n'est pas obligé d'organiser un nouveau scrutin avant décembre 2011.

    Malgré ce «retour à la normale», l'agence gouvernementale chargée des situations d'urgence «a prolongé le couvre-feu (imposé mercredi dernier) de deux nuits à Bangkok et dans 23 provinces par mesure de sécurité».


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