• Moscou refuse les « spéculations » autour du crash de l?Airbus A321 dans le Sinaï

    Moscou refuse les « spéculations » autour du crash

    de l’Airbus A321 dans le Sinaï

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2015-11-05T11:43:02+01:00" itemprop="datePublished">05.11.2015 à 11h43</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-11-05T15:29:55+01:00" itemprop="dateModified">05.11.2015 à 15h29   lien </time>

     

    <figure class="illustration_haut " style="width: 534px"> Cinq jours après la catastrophe aérienne, les causes de la destruction de l’Airbus A321 de la compagnie charter russe Metrojet, peu après son décollage de la station balnéaire égyptienne de Charm El-Cheikh, ne sont pas officiellement établies. </figure>

    Moscou s’emploie à écarter l’hypothèse d’un attentat, après le crash de l’Airbus A321 russe qui a fait 224 morts, samedi dans le Sinaï égyptien. Alors que Londres et Washington jugent probable la thèse d’une bombe placée à bord, le Kremlin a qualifié jeudi 5 novembre de « spéculations » les différentes hypothèses émises autour du crash.

    « Toutes les versions sur ce qui s’est passé et les raisons pour lesquelles c’est arrivé doivent être présentées par les enquêteurs, et nous n’avons entendu aucune annonce des enquêteurs pour l’instant. […] S’il existe des informations plus sérieuses, nous espérons que ceux qui en disposent les rendront disponibles pour l’enquête. »

    L’organisation djihadiste Etat islamique a rapidement revendiqué le crash de l’avion, affirmant qu’il s’agissait d’une action de représailles à la suite du début des frappes russes en soutien au régime syrien. Si le Kremlin a déjà dit « n’exclure aucune piste », tout est fait pour minimiser l’hypothèse d’un attentat qui aurait conduit à la pire catastrophe aérienne qu’ait jamais connue la Russie, et qui mettrait le Kremlin dans une position délicate.

    Une attitude qu’a également adopté l’Egypte, qui a rappelé par la voie de son ministre de l’aviation civile que les enquêteurs « n’avaient pas encore de preuve » d’un attentat. « L’hypothèse d’une détonation dans l’avion russe n’est pas basée sur des faits » et « l’Egypte tient à ce que l’enquête soit intègre et minutieuse afin de permettre d’établir les faits aux yeux du monde entier pour préserver la sécurité et la sûreté de l’aviation civile dans le monde ».

    Lire aussi : Crash du Sinaï : la thèse d’un attentat se précise

    Pourtant, l’hypothèse ne cesse de se renforcer . Un haut responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a jugé l’éventualité d’une bombe à bord de l’appareil « hautement probable ». Les chaînes CNN et NBC ont cité des responsables du renseignement américain privilégiant la même piste.

    La thèse de la bombe : « une forte possibilité » pour Londres

    Le premier ministre britannique, David Cameron, évoquant « une forte possibilité » que le crash ait été provoqué par une bombe, a fait savoir, jeudi, qu’il allait appeler le président russe Vladimir Poutine pour lui faire part de ses craintes. M. Cameron a indiqué qu’il allait « lui expliquer pourquoi des mesures » de suspension des vols entre le Royaume-Uni et Charm el-Cheikh ont été prises, mercredi soir. Le Royaume-Uni souhaite désormais rapatrier les quelque 20 000 touristes britanniques présents sur place et travaille, en collaboration avec les autorités égyptiennes et les compagnies aériennes, à la mise en place de « mesures d’urgence ».

    Jeudi, c’est au tour du géant allemand de l’aviation Lufthansa d’avoir annoncé l’interruption « par précaution » des vols du groupe à destination de la station balnéaire égyptienne. Il s’agit de deux vols hebdomadaires exploités par les compagnies Edelweiss et Eurowings, filiales de Lufthansa. La compagnie aérienne va organiser avec le ministère des affaires étrangères allemand le rapatriement de ses clients bloqués en Egypte.

    En France, le conseil de défense restreint a estimé jeudi que « toutes les mesures ont été prises à titre préventif pour assurer la sécurité des ressortissants français ». « Il n’y a d’ailleurs aucun vol direct entre Charm el-Cheikh et la France », précise le communiqué de l’Elysée. Air France avait renoncé dès samedi, jour de la catastrophe, à survoler le Sinaï par mesure de sécurité et jusqu’à nouvel ordre.

    Cinq jours après la catastrophe aérienne, les enquêteurs travaillent d’arrache-pied pour déterminer les conditions de la destruction de l’Airbus A321 de la compagnie charter russe Metrojet, peu après son décollage de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh. Au Caire , les enquêteurs ont extrait les données de l’une des deux boîtes noires, celle des paramètres de vol, tandis que celle contenant les conversations de l’équipage, endommagée, demandera beaucoup de travail.


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