• Nokia se dit prêt à acquérir la totalité d'Alcatel-Lucent

    Nokia se dit prêt à acquérir la totalité

    d'Alcatel-Lucent

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2015-04-14T09:11:31+02:00" itemprop="datePublished">14.04.2015 à 09h11</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-04-14T10:49:25+02:00" itemprop="dateModified">14.04.2015 à 10h49</time>

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    « Nokia et Alcatel-Lucent confirment être en discussions avancées concernant une éventuelle fusion complète, qui prendrait la forme d'une offre publique d'achat de Nokia sur Alcatel-Lucent Â», a rapporté Nokia dans un communiqué.

    L'équipementier en télécoms finlandais Nokia a annoncé, mardi 14 avril, discuter avec l'équipementier franco-américain Alcatel Lucent en vue d'acquérir la totalité du groupe.. « Nokia et Alcatel-Lucent confirment être en discussions avancées concernant une éventuelle fusion complète, qui prendrait la forme d'une offre publique d'achat de Nokia sur Alcatel-Lucent », ont indiqué les deux groupes dans un communiqué, soulignant qu'il n'y avait « pas de certitude à ce stade » que les négociations aboutissent.

    Selon les informations du Monde, une annonce définitive des deux entreprises pourrait être faite dès mercredi 15 avril au matin. Informelles au départ, les discussions entre Michel Combes, patron d'Alcatel, et Rajeev Suri, président de Nokia, se seraient intensifiées ces derniers mois pour aboutir à des propositions plus concrètes entre lundi et mardi.

    Cette communication a eu pour effet immédiat une hausse de 11 % de l'action d'Alcatel-Lucent, mardi matin, à la Bourse de Paris. En 2014, déjà, de telles rumeurs avaient soutenu de façon significative le cours de Bourse d'Alcatel-Lucent.

    Naissance d'un champion européen ?

    S'ils se marient, les deux groupes pourraient constituer un champion européen de l'équipement de réseau de plus de 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Un ensemble de taille équivalent à celle du leader du secteur, le suédois Ericsson, mais aussi capable de rivaliser avec les équipementiers chinois, comme Huawei ou encore ZTE. La nouvelle entité emploierait quelque 120 000 personnes dans le monde et pourrait profiter du savoir-faire de Nokia, dans les réseaux mobiles, et d'Alcatel, dans le fixe.

    Nokia a revendu sa division « Terminaux mobiles » à Microsoft en 2013 pour se concentrer sur son activité d'équipementier pour les opérateurs, notamment sur les technologies de très haut débit mobile. En l'espace de deux ans, son cours de bourse a triplé, pour atteindre 8 euros. Aujourd'hui, la capitalisation boursière de Nokia, 30 milliards d'euros, est près de trois fois supérieure à celle d'Alcatel (11 milliards).

    Alcatel-Lucent ne s'est jamais remis de la fusion qui lui a donné naissance en 2006 – les cultures d'entreprises des deux entités étant trop différentes. De plus, le groupe n'a pas réussi à suivre l'évolution des usages et des technologies dans la téléphonie mobile.

    « On souhaite que l'emploi soit préservé en France, plaide, Pascal Guihéneuf de la Confédération française démocratique du travail, et nous allons prendre tous les contacts nécessaire pour que ça le soit. » Le syndicaliste regrette par ailleurs que ce soit un patron français qui s'apprête à céder un fleuron national à un groupe finlandais. Alcatel compte encore aujourd'hui 8 000 salariés en France, répartis sur tout le territoire.


     

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