• Affaire des pénalités de Sarkozy payées

    par l’UMP : le parquet requiert le non-lieu

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | <time datetime="2015-07-13T14:48:28+02:00" itemprop="datePublished">13.07.2015 à 14h48</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-07-13T15:42:02+02:00" itemprop="dateModified">13.07.2015 à 15h42</time>

    L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à Asnières en mai.

    Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’enquête sur la prise en charge par l’UMP des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy pour dépassement de frais lors de sa campagne de 2012, a-t-on appris lundi 13 juillet de source judiciaire. Ces réquisitions, qui datent du 8 juillet, confirment une information publiée lundi par Le Figaro.

    Le procureur de la République a estimé dans ce dossier que les qualifications d’abus de confiance et de recel de ce délit ne pouvaient être valablement poursuivies. Il a révélé dans son réquisitoire « les incertitudes quant à l’interprétation à donner au droit applicable et de charges insuffisamment étayées, quant à l’élément intentionnel de l’abus de confiance », comme le révèle Le Figaro . En outre, il a mis en valeur le doute qui persiste, quant aux intentions de l’UMP et de ses organes, de vouloir délibérément « détourner ses fonds au profit de son candidat ».

    Lire aussi : Soucieux d’éloigner les menaces judiciaires, Nicolas Sarkozy rembourse sa dette à l’UMP

    Un Sarkothon controversé

    Le parquet de Paris avait ouvert le 6 octobre une information judiciaire pour abus de confiance, complicité et recel de ces délits, après un signalement des commissaires aux comptes de l’UMP. En juillet 2013, après invalidation de ses comptes de campagne, le Conseil constitutionnel avait estimé que Nicolas Sarkozy devait restituer au Trésor public une avance forfaitaire de 153 000 euros versée pour sa campagne perdue de 2012 et payer 363 615 euros de dépassement du plafond légal des dépenses.

    Mais l’UMP avait pris en charge ces pénalités via une souscription baptisée « Sarkothon » : les dix millions de non-remboursement, mais aussi les sommes dues par Nicolas Sarkozy. Une opération dont la régularité était notamment contestée par François Fillon. Au printemps 2014, les commissaires aux comptes de l'UMP s'étaient ouverts, auprès de la nouvelle direction Fillon-Juppé-Raffarin du parti, de leur doute sur la légitimité du remboursement par l'UMP de l'avance et de la pénalité. Le parti avait alors saisi la justice.

    Réélu à la tête de l’UMP, devenue depuis Les Républicains, Nicolas Sarkozy avait adressé en décembre au trésorier du parti un chèque de 363 615 euros pour rembourser ce paiement – une démarche qui n’a toutefois pas mis fin à l’enquête pénale.

    Lire aussi : L’ex-trésorière de l’UMP dénonce « un règlement de comptes politique » entre Fillon et Sarkozy

    Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy a été placé sous le statut de témoin assisté le 1er  avril, un statut à mi-chemin entre le simple témoin et le mis en examen. L’avocat Philippe Blanchetier, l’ex-directrice des affaires financières de l’UMP, Fabienne Liadzé, et le directeur adjoint de la campagne présidentielle de l’ex-chef de l’Etat, Jérôme Lavrilleux, ont été placés sous le même statut. Deux personnes ont également été mises en examen pour abus de confiance dans ce dossier : l’ex-président de l’UMP, Jean-François Copé, et Catherine Vautrin, ancienne trésorière de la formation.

    La décision finale, quant à un éventuel non-lieu ou un renvoi en correctionnelle, revient désormais aux juges d’instruction.

    Lire aussi : Amende des comptes de campagne : Nicolas Sarkozy placé sous le statut de témoin assisté


     

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  • Régionales : Nicolas Sarkozy reçoit

    les têtes de listes UDI

    <figure class="fig-photo"> Nicolas Sarkozy et Hervé Morin ont discuté du rassemblement entre l'UDI et Les Républicains pour les élections régionales. <figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    Le président des Républicains a vu Hervé Morin lundi. Mardi, ce sera au tour de Philippe Vigier et de François Sauvadet.

     
     
     
     
     

    Agacé par les déclarations comminatoires de Jean-Christophe Lagarde sur la nécessité de conclure «dans les dix jours» un accord pour les régionales, Nicolas Sarkozy a pris directement contact avec Hervé Morin, Philippe Vigier et François Sauvadet, les trois UDI qui pourraient mener des listes d'union en décembre.

    L'entretien avec Hervé Morin s'est déroulé lundi après-midi. Le président du Nouveau Centre brigue la tête d'une liste de «rassemblement» en Normandie, avec le soutien actif de Bruno Le Maire, député Républicain de l'Eure. «Le climat était bon, a assuré Morin au Figaro. On cherche tous les deux à trouver les voies et les moyens d'un rassemblement dans les treize régions métropolitaines.» Le cas de l'ex-ministre de la Défense ne pose pas de problème. Celui de Philippe Vigier, qui sera reçu mardi rue de Vaugirard, est à peine plus compliqué. Guillaume Peltier, investi comme chef de file des Républicains dans la région Centre-Val de Loire, sait qu'il risque fort de devoir céder la tête de liste au président du groupe UDI à l'Assemblée.

    Pécresse incontournable en Ile de France

    François Sauvadet se rendra également rue de Vaugirard mardi. Nicolas Sarkozy lui confierait bien la première place d'une liste commune en Bourgogne-Franche Comté, mais la pugnacité de son rival Républicain Alain Joyandet complique les choses. Pendant que Sauvadet bataillait pour garder son siège de président du Conseil général, Joyandet était déjà en campagne pour les régionales. Sarkozy est-il prêt à «débrancher» son ancien secrétaire d'État à la Coopération? Si l'accord global avec l'UDI en dépend, il devra sans doute s'y résoudre.

    En revanche, Valérie Pécresse est incontournable en Île-de-France. D'ailleurs, sa rivale centriste Chantal Jouanno l'a compris, puisqu'elle est résignée à se ranger derrière la députée des Yvelines, à condition d'obtenir une tête de liste départementale à Paris ou dans les Hauts-de-Seine. Ce qui semble mal parti. «À ce stade, Nicolas Sarkozy n'a pas prévu de la voir», indique-t-on rue de Vaugirard. Dimanche, au Conseil national du Nouveau Centre, Maurice Leroy lui a fait passer un message: «Chiche de candidater comme tête de liste en Seine-Saint-Denis! Pour mener le combat contre Claude Bartolone, ça aurait de la gueule». Pas sûr que la proposition l'enchante, ni qu'elle fasse plaisir à Jean-Christophe Lagarde, dont c'est le département.


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  • Les Républicains. Pourquoi NKM sauve

    son poste de numéro 2

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    Tout le monde annonçait l'éviction de Nathalie Kosciusko-Morizet dans le nouvel organigramme du parti. Elle reste, mais ne s'occupera plus du projet.

     

    Changement de nom, changement de logo et changement d’équipe. Le 9 juin, Nicolas Sarkozy installera la nouvelle équipe de direction des Républicains. Tout le monde s’attendait à ce que Nathalie Kosciusko-Morizet n’en soit plus. Trop bavarde et pas assez loyale, au goût de l’ancien chef de l’État qui supporterait de moins en moins les prises de position de sa numéro deux. Il la soupçonne de « jouer perso » et de préparer sa propre candidature à la primaire.

    NKM a toujours prévenu qu’elle continuerait à s’exprimer comme elle l’entendait. Elle s’en est rarement privée. Que l’on se souvienne du « ni-ni » lors de l’élection législative dans le Doubs. Ou de l’interdiction des menus de substitution dans les cantines scolaires. Dernier exemple en date: Nicolas Sarkozy n’a pas apprécié les déclarations de NKM, la semaine dernière, quand elle a affirmé qu’il faudra « baisser les impôts de 100 milliards d’euros dès 2017 ».

    Déjouant tous les pronostics, NKM restera pourtant numéro deux des Républicains. Nicolas Sarkozy, qui a promis la parité à tous les étages du nouveau parti, a finalement considéré qu’il lui serait difficile de se priver des compétences de l’ancienne polytechnicienne. Son éviction aurait aussi été vécue comme une déclaration de guerre par les amis d’Alain Juppé, dont Nathalie Kosciusko-Morizet est proche sur bien des points.

    NKM, qui fut porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2012, n’a toutefois plus la totale confiance de l’ancien chef de l’État. Dans le nouvel organigramme, elle ne s’occupera plus du projet et de la ligne politique du parti. Tâche qui est désormais confiée à Eric Woerth, l’ancien ministre, blanchi par la justice.


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  • Sarkozy met les Républicains

    en ordre de bataille pour 2017

    Le Monde.fr | <time datetime="2015-05-30T17:31:42+02:00" itemprop="datePublished">30.05.2015 à 17h31</time> • Mis à jour le <time datetime="2015-05-30T17:33:04+02:00" itemprop="dateModified">30.05.2015 à 17h33</time> | Par

     
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    Nicolas Sarkozy a exhorté la droite à créer une "République de la confiance", lors du congrès fondateur des Républicains, samedi, porte de la Villette à Paris. <figcaption class="legende" data-caption="Nicolas Sarkozy a exhorté la droite à créer une "République de la confiance", lors du congrès fondateur des Républicains, samedi, porte de la Villette à Paris.">Nicolas Sarkozy a exhorté la droite à créer une "République de la confiance", lors du congrès fondateur des Républicains, samedi, porte de la Villette à Paris. Jean-Claude Coutausse / French Politics pour "Le Monde"</figcaption> </figure>

    Nicolas Sarkozy a mis son nouveau parti, « Les Républicains », sur la rampe de lancement de la reconquête de l'Elysée. Samedi 30 mai, lors d'un congrès de refondation, l'ancien président de la République a réussi son pari : offrir l’image d’un parti rassemblé autour de sa personne. Au cœur de cette grand’messe sarkozyste marquée par des huées contre les rivaux François Fillon et Alain Juppé, chaque personnalité a eu le droit à son temps de parole à la tribune. Nicolas Sarkozy a conclu par un discours de quarante minutes, où il a dépeint sa vision d'une « République de la confiance ». « La République n'est pas menacée par la force mais par la faiblesse, le renoncement, le reniement », a-t-il déclaré.

    Lire aussi : Une journée pour transformer l’UMP en « Les Républicains »

    En cette journée de baptême, devant près de 10 000 militants acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy n'a pas apporté de grandes nouveautés à l'argumentaire qu'il déroule depuis sa campagne pour la présidence de l'UMP, à l'automne 2014. Décrire sa République idéale lui permet d'abord de dresser le réquisitoire du quinquennat de François Hollande. Alors que cette journée était consacrée à la célébration des valeurs de la droite, Nicolas Sarkozy a passé la moitié de son discours à pilonner la majorité socialiste. « La gauche ne défend pas la République, la gauche la caricature avec la théorie du genre, avec le pédagogisme, avec le il est interdit d'interdire, avec le nivellement, avec l'égalitarisme », a-t-il martelé, avant d’accuser son successeur de préférer « aller serrer la main de Fidel Castro au lieu d'aller rendre hommage au peuple russe ». Une référence à l'absence du président français aux cérémonies du 9 mai à Moscou.

    La famille, l’autorité, le travail...

    Mais le long développement de Nicolas Sarkozy sur la « République de la confiance » lui permet surtout de rappeler les marqueurs de la droite, en ébauchant le portrait d'une société fondée sur des valeurs comme la famille « première institution de la société », le travail qui ne doit « pas être moins payé que l'assistanat », l'autorité sans laquelle « il n'y a pas d'Etat de droit » ou encore l'école, qui « a toujours été fondée sur le mérite, sur l'effort et sur l'excellence ».

    Evoquant « l’héritage de la civilisation chrétienne », il a rappelé à plusieurs reprises son attachement au concept d'assimilation. « La République reste ouverte aux autres mais rappelle à celui qui vient d'arriver que c'est à lui de s'adapter à notre mode de vie et pas à nous d'en changer », a-t-il lancé sous les applaudissements et les « Nicolas, Nicolas ! » habituels. L'ancien président n'a pas hésité à peindre un tableau sombre de la situation de la France, décrivant un pays soumis à « une terrible crise de confiance » et pas si éloigné du « grand effondrement ».

    Lire aussi : Nicolas Sarkozy définit sa République

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    Les rivaux de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Roux et François Fillon, ont pu s'exprimer au congrès fondateur des Républicains, non sans avoir été hués par les militants. <figcaption class="legende" data-caption="Les rivaux de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Roux et François Fillon, ont pu s'exprimer au congrès fondateur des Républicains, non sans avoir été hués par les militants.">Les rivaux de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Roux et François Fillon, ont pu s'exprimer au congrès fondateur des Républicains, non sans avoir été hués par les militants. Jean-Claude Coutausse</figcaption> </figure>

    La petite musique de la primaire

    Avant l'intervention finale de Nicolas Sarkozy, ses rivaux à la primaire pour la présidentielle de 2017 ont tous affirmé vouloir jouer collectif, tout en faisant entendre leur propre musique. Chacun a mis un thème en avant : la nation pour Alain Juppé, la liberté pour François Fillon, le renouveau pour Bruno Le Maire et le travail pour Xavier Bertrand.

    Avant son discours, Alain Juppé a été massivement sifflé par les militants sarkozystes présents lorsqu'il est monté à la tribune. De la même manière qu'il avait été chahuté lors du conseil national de l'UMP, en janvier. « Ça me fait de la peine, mais ça ne change pas ma détermination », a réagi le maire de Bordeaux, dont les partisans tentaient de couvrir les sifflets en applaudissant. Réaffirmant sa volonté d'« incarner une alternative heureuse pour la France », le principal rival de Nicolas Sarkozy a promis de « rassembler les Français autour d'un projet qui leur donne confiance ». Jugeant nécessaire de « montrer le cap », celui qui est donné vainqueur de la primaire dans certains sondages a beaucoup insisté sur le thème de la « nation », un terme qu'il a prononcé une dizaine de fois. Il a notamment appelé au « sentiment national » pour « donner au projet collectif du pays un supplément d'âme ». Selon lui, en 2017, « c'est une espérance qu'il faudra faire naître. Il faut donner un sens aux réformes », avec « deux conditions : rassembler et rassembler autour d'un projet ». M. Juppé s'est posé comme le candidat de l'apaisement, afin de se démarquer du profil plus clivant de l'ancien chef de l'Etat. « On ne fait rien de bon dans la division, ni dans la recherche méthodique du clivage », a-t-il souligné, rappelant que « le rôle d'un dirigeant n'est pas de susciter les conflits mais de les apaiser ».

    « Pas un ripolinage du passé »

    Avant le maire de Bordeaux, François Fillon a lui aussi été copieusement sifflé lorsqu'il est monté à la tribune. L’ex-premier ministre reste perçu par une large part des militants comme un traître, deux jours après le procès qui s'est tenu dans l’affaire Jouyet, où il est accusé d'avoir incité l'Elysée à mettre des bâtons dans les roues de l’ancien chef de l'Etat. Loin de se laisser démonter par cet accueil plutôt frais, M. Fillon a tenu à marquer sa singularité, en prévenant : « Notre congrès ne peut pas être un ripolinage du passé mais un nouveau départ. » « Lorsqu’on prend la République comme étendard, il ne nous est pas permis de décevoir. »

    Soulignant que le nouveau parti ne devait pas être « qu’une machine électorale » au service de M. Sarkozy et « une caserne où les adhérents viendraient chercher les ordres », M. Fillon a revendiqué son droit de présenter sa candidature à la primaire : « Chez nous, Républicains, tous les débats sont ouverts, toutes les compétitions possibles dès lors que le respect prévaut. Comment pourrions-nous inviter les Français à aimer davantage la liberté, si nous ne sommes pas le mouvement où chacun peut aller au bout de ses mérites et de ses convictions ? » A la fin de son discours, la salle l'a finalement chaleureusement applaudi.

    Autre rival de M. Sarkozy, Bruno Le Maire s'est de nouveau présenté comme le candidat incarnant une nouvelle génération à droite. « Faisons tomber les murs de cette classe politique qui ne se renouvelle jamais. Vous butez contre les mêmes visages ? Nous allons vous en offrir de nouveaux. Vous butez contre les mêmes idées ? Nous allons en défendre de nouvelles », a promis celui qui s'était présenté à la présidence de l'UMP comme « candidat du renouveau ».

    Lire aussi : Au congrès des Républicains, les militants mobilisés pour préparer l’alternance


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    Adieu l'UMP, bonjour les Républicains

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    <time>Publié le 30-05-2015 à 11h06Mis à jour à 11h06</time>

    Les militants du parti de droite ont voté le changement de nom à 83%.

    Un succès pour le président Nicolas Sarkozy.

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    Nicolas Sarkozy a fixé la règle pour les primaires : chaque candidat doit organiser sa propre collecte. (THOMAS SAMSON / AFP)
    Nicolas Sarkozy a fixé la règle pour les primaires : chaque candidat doit organiser sa propre collecte.            (THOMAS SAMSON / AFP)
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    À lire aussi

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    Exit l'UMP. Le nouveau parti dirigé par Nicolas Sarkozy s'appelle désormais, selon le voeu de l'ex-chef de l'Etat, "Les Républicains", un nom approuvé par plus de 83% des adhérents, dont toutefois moins de la moitié se sont exprimés, lors du vote par internet organisé jeudi 28 et vendredi 29 mai.

    Au siège du parti, rue de Vaugirard à Paris, on se félicitait de ce résultat, à la veille du congrès refondateur, qui enterrera samedi 30 mai à Paris l'Union pour un mouvement populaire, crée en 2002, pour fêter la naissance des Républicains.

    "Unissons-nous"

    Deux heures après la clôture du scrutin, Nicolas Sarkozy lançait sur le nouveau site du parti, republicains.fr, et sur twitter, un "appel à tous les Républicains de France", se terminant par ces mots : "Unissons nous!".

    "«Républicains»", ce n'est pas seulement le nouveau nom d'un parti. C'est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé", écrit Nicolas Sarkozy.

    L'appel, présenté dans un cadre tricolore, est surmonté du sigle du nouveau parti, un R stylisé, lui aussi tricolore.

    46% de participation

    213.030 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 avaient été invités à répondre à trois questions, pendant deux jours lors d'un vote électronique.97.440 ont voté, soit 45,74% des adhérents.

    A la première question "Approuvez-vous «Les Républicains»" comme dénomination de notre mouvement ?", 83,28% ont répondu oui.

    A la deuxième "Approuvez-vous les projets de Statuts et de Règlement intérieur ?", ils ont répondu oui à 96,34%.

    Enfin, 94,77% ont approuvé la composition du nouveau Bureau politique, fort de 120 membres, qui composent désormais le "gouvernement" des Républicains.

    Nouveau nom attaqué

    Alors que Nicolas Sarkozy, désormais président des "Républicains", avait expliqué dans une lettre aux adhérents du parti que les changements allaient notamment permettre de "tourner la page des divisions" et de "préparer l'alternance", ce nouveau nom avait été attaqué en justice par des organisations et élus de gauche au motif qu'il est "impossible de privatiser l'idéal républicain".

    Mardi 26 mai, elles avaient été déboutées par la justice qui s'était refusé de se prononcer en urgence sur cette question. Le lendemain, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement avait annoncé qu'il faisait appel de cette décision.

    Sarkozy contesté pour 2017

    La route de Nicolas Sarkozy vers l'élection présidentielle de 2017 reste longue. Près de trois quarts des Français (72% contre 26%) ne veulent pas qu'il se présente à l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Odoxa publié samedi 30 mai dans Le Parisien.

    "C'est presque exactement le même score catastrophique qu'enregistrait François Hollande, sur cette même question", dans un sondage similaire publié la semaine passée relève Odoxa(77%).

    Largement rejetée par les sympathisants de gauche (92 %), la candidature Sarkozy n'est souhaitée que par 49% des sympathisants de droite (contre 50%).

    "Structure visant à le favoriser"

    Les sympathisants de l'UMP sont tout de même deux sur trois à ne pas rejeter sa candidature (66 %), mais même parmi eux, 31 % ne veulent pas de lui comme candidat à la prochaine présidentielle.

    Parallèlement, huit Français sur 10 (79%) ne pensent pas que la transformation de l'UMP en un nouveau parti lui permettra de "connaître un nouveau départ". Même les sympathisants de droite sont une nette majorité (60% contre 40%) à ne pas y croire.

    Les trois quarts (75%) des Français pensent en réalité que l'objectif de ce changement de nom pour Nicolas Sarkozy est de "mettre en place une structure visant à le favoriser lui-même en tant que Président actuel de l'UMP, en vue de 2017".

    (Avec AFP)


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