• PACA- Le préfet autorise le rejet des boues rouges dans le Parc national des Calanques

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    Le préfet autorise le rejet des boues rouges dans le Parc national des Calanques

     

     

     

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2015-12-29T20:08:32+01:00" itemprop="datePublished">29.12.2015 à 20h08   lien </time>

    Une usine de traitement de minerai de bauxite produisant des boues rouges à Gardanne.

    C’est un revers pour les défenseurs de l’environnement et pour la ministre de l’écologie dans l’affaire des boues rouges. Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) a autorisé la société Alteo, mardi 29 décembre, à poursuivre l’exploitation de ses usines sur le site de Gardanne et à rejeter en mer, pendant six ans, les effluents aqueux résultant de la production d’alumine, en plein cœur du Parc national des Calanques (Bouches-du-Rhône).

    Une décision qu’a aussitôt dénoncée Ségolène Royal. « Je désapprouve cette décision, je n’ai pas du tout changé d’avis, a réagi la ministre.Je pense que c’est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’ emploi », a-t-elle ajouté. Fin novembre, la ministre de l’écologie avait déclaré qu’elle n’était « pas favorable au renouvellement » de l’autorisation de rejet.

    Depuis près de 50 ans, ce site de production d’alumine, qui sert à fabriquer de l’aluminium, situé près d’Aix-en-Provence, bénéficie d’un droit d’expédier des résidus en mer, à 7 km au large de Marseille et Cassis. Plus de 20 millions de tonnes de boues rouges ont été ainsi déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne.

    Lire aussi : Ultime bataille autour des boues rouges en mer

    « Une eau claire n’est pas une eau propre »

    Il y a quelque mois, la demande d’une poursuite de rejet après par Alteo avait provoqué la colère de plusieurs associations de défense de l’environnement et de riverains, qui dénoncent depuis des années la toxicité des boues rouges. L’accord reconduit en 1996 stipulait que l’industriel avait jusqu’au 31 décembre 2015 pour cesser d’expédier ses déchets en mer. Pour y parvenir, Alteo s’est doté de trois filtres-presses depuis 2007 et les boues rouges déshydratées sont désormais stockées à terre, près de Gardanne. L’industriel voulait toutefois conserver le droit de déverser ses effluents liquides, qui restent chargés en métaux divers.

    « Il s’agit de rejet d’effluents liquides, chimiques toxiques et radioactifs, a dénoncé Alain Matési, président de l’association CoLLecT-IF environnement. C’est toujours le dossier des boues rouges même si les rejets n’en n’ont plus la couleur. Ce n’est pas du tout un traitement mais un prétraitement. C’est transparent mais une eau claire n’est pas une eau propre. »

    « Un premier défi a été relevé, arrêter le rejet des boues rouges avant le 1er janvier 2016, a indiqué mardi dans un communiqué Frédéric Ramé, le président d’Alteo. Nous entendons relever un second défi, celui de la qualité des rejets liquides d’ici au 31 décembre 2021. »

    Le 22 décembre, le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT), chargé d’une enquête publique concernant 27 communes, avait déjà rendu un avis favorable aux demandes d’Alteo, malgré les remarques des experts, l’intense mobilisation citoyenne, le refus de plusieurs municipalités et l’opposition de la ministre de l’écologie. « A l’heure où l’opinion française redoute les délocalisations » , il est impératif de« sauvegarder plusieurs centaines d’emplois », avaient justifié les commissaires en charge de l’enquête.

    Le site de Gardanne, plus grand centre mondial de production intégré d’alumines, emploie 400 salariés et 250 personnes sous-traitantes.

    <article>

    #Calanques Boues rouges : Ségolène Royal "désapprouve" l'autorisation desrejets dans les Calanques 

    <time datetime="2015-12-29T20:30:02+0100">Publié le 29/12/15 à 20:30   lien </time><figure><figcaption>(MAXPPP)</figcaption></figure>

     

    Ségolène Royal a "désapprouvé" ce mardi la décision d'autoriser le rejet de boues rouges dans le Parc national des Calanques (Bouches-du-Rhöne), annoncée dans la journée par le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

    "L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct", a déclaré la ministre de l'Ecologie à l'AFP. "Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis, je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi", a-t-elle ajouté.

    Le préfet a autorisé la poursuite d'activité de l'industriel Altéo et le rejet en mer, pour 6 ans, d'effluents résultant de la production d'alumine, en plein coeur du Parc national des Calanques. Plusieurs associations de défense de l'environnement et de riverains dénoncent la toxicité de ces boues rouges.

    Mais pour Ségolène Royal, "il aurait fallu avoir le courage d'imposer à l'entreprise une mutation du site et une dépollution". "Là, l'entreprise a obtenu une dérogation pour continuer à polluer", a-t-elle ajouté, espérant "qu'il y aura des recours pour que toute la clarté soit faite". "Les dernières enquêtes de l'Anses (Agence française de sécurité alimentaire et sanitaire) publiées il y a quelques jours ont bien montré qu'à l'endroit des rejets, il y avait une contamination beaucoup plus forte, notamment en mercure", une pollution "dangereuse pour la santé."

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