• Le secrétaire général de l'ONU apporte un message d'espoir à Gaza

    lien 
    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a mesuré sur place mardi l'ampleur de la destruction dans la bande de Gaza. Il a dit apporter "un message d'espoir", celui de la communauté internationale qui a promis une aide pour la reconstruction de 5,4 milliards de dollars.


    "Mon coeur est très, très lourd (...) l'ampleur de la destruction que j'ai vue en venant ici dépasse toute description", a dit le secrétaire général. Il s'agissait de sa première visite dans la bande de Gaza depuis la fin de la guerre menée en juillet et août.


    Embarqués dans des véhicules tout-terrain, le secrétaire général et sa délégation ont traversé un quartier à l'est de la ville de Gaza, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël.


    M. Ban a rappelé que la communauté internationale a promis 5,4 milliards de dollars d'aide pour Gaza (5,1 milliards de francs). Toutefois, dans les faits, une partie importante de cette somme sera affectée au budget de l'Autorité palestinienne et non aux efforts de reconstruction proprement dits.


    Le secrétaire général de l'ONU a aussi annoncé que le premier camion transportant du matériel de reconstruction en vertu d'un accord entre l'ONU, Israël et l'Autorité palestinienne arriverait le jour même à Gaza. L'importation de ce matériel est un enjeu majeur entre Israéliens et Palestiniens.


    Longue reconstruction
    Selon l'accord conclu en septembre, l'ONU est censée veiller à ce que le matériel importé reste à usage civil. Il reste cependant à Israël à lever son blocus, comme l'en presse une grande partie de la communauté internationale et comme l'a fait à nouveau M. Ban.


    Les Gazaouis s'attendent à ce que la reconstruction dure de nombreuses années. Pour autant qu'une nouvelle guerre ne vienne pas tout bousculer. Comme la veille à Jérusalem, M. Ban a appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre les discussions de paix et à s'attaquer aux causes profondes du conflit. Sinon, la reprise des hostilités "n'est malheureusement qu'une question de temps".


    M. Ban a rencontré des ministres du gouvernement d'union palestinien, qui vient de reprendre pied dans la bande de Gaza après sept ans de domination quasiment sans partage du Hamas.


    Israël a par ailleurs estimé mardi que le vote du Parlement britannique de la veille en faveur d'une reconnaissance de l'Etat de Palestine nuisait à la recherche de la paix. L'Autorité palestinienne avait salué ce vote britannique comme "un pas important en direction de la justice et de la paix".


    (ats / 14.10.2014 17h20)


    votre commentaire
  • Le Parlement britannique vote

    la reconnaissance de la Palestine

    LE MONDE | <time datetime="2014-10-14T11:22:25+02:00" itemprop="datePublished">14.10.2014 à 11h22</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-10-14T11:26:53+02:00" itemprop="dateModified">14.10.2014 à 11h26</time> |Par Olivier Truc (Stockholm, correspondance), Philippe Bernard (Londres, correspondant) et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

    lien

     

    Les députés britanniques ont mis la pression sur le premier ministre David Cameron, lundi 13 octobre, au sujet de son attitude jugée trop conciliante vis-à-vis du gouvernement israélien. Par 274 voix pour contre 12 (sur 650 élus), la Chambre des communes a adopté un texte réclamant la reconnaissance de laPalestine. Ce vote non contraignant relève d’une initiative travailliste destinée àmettre en difficulté le gouvernement. Néanmoins, sa portée symbolique et politiquetémoigne d’un phénomène plus large : la frustration croissante des dirigeants européens à l’égard du gouvernement israélien et la volonté de sortir de l’impasse sur la question palestinienne.

    La motion, déposée par le député travailliste Grahame Morris, proposait de «reconnaître l’Etat de Palestine à côté de l’Etat d’Israël ». Elle était présentée comme « une contribution destinée à assurer une solution négociée à deux Etats » et comme un pas « petit mais symboliquement important » vers la paix. David Cameron a indiqué qu’il ne ferait pas évoluer sa position.

    PRESSION D’UNE PARTIE DES OPINIONS PUBLIQUES

    Mais sa décision de ne pas donner de consigne de vote négatif aux députés conservateurs est critiquée par des défenseurs de la politique israélienne. La plupart des élus conservateurs étaient d’ailleurs absents et les ministres avaient l’ordre de se tenir à l’écart.

    Le Royaume-Uni s’était abstenu en 2012 lors du vote aux Nations unies sur l’attribution d’un statut d’Etat observateur à la Palestine. Aujourd’hui, le gouvernement de David Cameron ne se sent pas engagé par le vote des députés. Le sous-secrétaire d’Etat parlementaire aux affaires étrangères, Tobias Ellwood, a expliqué que la Grande-Bretagne reconnaîtrait la Palestine « lorsque cela servira la recherche de la paix. »

    Vidéo suggérée sur le même sujet

    • Le Parlement britannique vote pour la reconnaissance de la Palestine

      Le Parlement britannique a adopté, lundi 13 octobre, une motion plaidant pour la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat. Ce vote non contraignant, qui ne modifiera pas la politique étrangère du Royaume-Uni, représente néanmoins une avancée symbolique.

      0:0

    L’opération « Bordure protectrice », conduite par l’armée israélienne dans la bande de Gaza cet été, a provoqué de vifs remous dans le pays. Les dirigeants européens se trouvent sous la pression d’une partie de leurs opinions publiques, choquées par la disproportion des moyens militaires employés par Israël. Cette opération, destinée à réduire les capacités opérationnelles du Hamas, a fait plus de 2 100 morts, pour l’essentiel des civils, du côté palestinien. Des quartiers et des villages entiers, dans la bande de Gaza, ont été réduits à l’état de ruines.

    A Londres, les manifestations propalestiniennes ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Le 5 août, la secrétaire d’État aux affaires étrangères, Sayeeda Warsi, a même démissionné, qualifiant la position britannique de «moralement indéfendable ». L’image d’Israël se dégrade. En juillet, 62 % des Britanniques estimaient que le gouvernement de M. Nétanyahou était responsable de crimes de guerre dans la bande de Gaza. A la même époque, 27 % des personnes interrogées se disaient solidaires des Palestiniens, tandis que 14 % seulement exprimaient la même sympathie à l’égard des Israéliens.

    « IRRITATION GRANDISSANTE »

    « On ne veut pas faire toute une affaire de ce vote, réagit le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon. Ce qui nous inquiète, c’est le message envoyé aux Palestiniens. Plus il y aura de reconnaissances unilatérales, moins ils auront de raisons de négocier avec nous. »

    Le vote britannique intervient peu après une initiative dans le même sens du gouvernement suédois. Lors de son discours de politique générale, le 3 octobre, le premier ministre social-démocrate, Stefan Lövfen, a annoncé sa volonté dereconnaître la Palestine. L’opposition suédoise a ­estimé que cette initiative était précipitée pour deux raisons : l’absence d’unité territoriale et politique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza ; le refus du ­Hamas de reconnaître l’Etat ­d’Israël.

    Près de cent pays ont déjà franchi le pas de la reconnaissance de la Palestine, dont les anciens membres européens du Pacte de Varsovie, dans les années 1980. Mais pas les pays fondateurs de l’Union européenne. Côté israélien, on est conscient de l’évolution des opinions publiques occidentales. L’une de sesmesures sera le résultat du vote au Conseil de sécurité, dans les prochaines semaines, sur la résolution proposée par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, malgré le veto américain probable. Le texte réclame le retrait israélien complet, dans les deux ans, des territoires palestiniens occupés depuis 1967. « Quand on relie tous les points, c’est clair, on voit une irritation grandissante contre nous, reconnaît un diplomate israélien. Dans le passé, conservateurs et travaillistes britanniques étaient tous pro-israéliens. Aujourd’hui, en Europe, tout ce qui concerne l’occupation est de moins en moins accepté. »

    MARGES DE MANŒUVRE DIPLOMATIQUES ÉTROITES

    Le statu quo qu’entretient Benyamin Nétanyahou vis-à-vis de l’Autorité palestinienne, parallèlement à la poursuite des projets de colonisation en Cisjordanie, éloignent la perspective d’une solution à deux Etats. Les marges de manœuvre diplomatiques sont étroites. A Paris, on a observé avec attention le vote britannique.

    Lors de la conférence des ambassadeurs, le 29 août au Quai d’Orsay, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avait lâché cette petite phrase : « Il faudra bien, à un moment, reconnaître l’État palestinien. » Mais pour l’heure, Paris réfléchit au meilleur calendrier possible. « Il s’agit d’un fusil à un coup, explique un diplomate français. La question qu’on se pose est : comment être utile ? Une grappe de reconnaissances unilatérales, sur un ou deux ans, serait bien pour Mahmoud Abbas et les Palestiniens, mais elle pourrait avoir un effet pervers, en témoignant de notre incapacité à changer la donne sur le terrain tout en faisantvivre la fiction des deux Etats côte à côte. »

    Paris aimerait jouer un rôle dans une initiative diplomatique, discutée en coulisses lors de la conférence des donateurs, au Caire, dimanche et lundi : la tenue d’une conférence internationale pour la paix. Il s’agirait de rompre avec la méthode utilisée depuis vingt et un ans et les accords d’Oslo, qui confient aux Etats-Unis le rôle de médiateur unique. Cette fois, c’est le plan arabe de paix, avancé en 2002 par l’Arabie saoudite, qui pourrait être promu. Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a exhorté dimanche le gouvernement israélien à le considérersérieusement.


    votre commentaire
  • Accord israélo-palestinien pour accélérer la reconstruction de Gaza

    Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2014-09-16T17:03:13+02:00" itemprop="datePublished">16.09.2014 à 17h03</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-09-16T18:17:16+02:00" itemprop="dateModified">16.09.2014 à 18h17</time>

    lien Deux Palestiniens regardent le paysage du quartier de Toufah dans l'est de la bande de Gaza, le 31 août.
    <figure></figure>

    Israéliens et Palestiniens se sont mis d'accord sur un « mécanisme provisoire »pour accélérer la reconstruction de Gaza, a annoncé mardi 16 septembre un haut responsable des Nations unies. L'ONU s'assurera de la surveillance du mécanisme, et sera chargé de vérifier que les matériaux de construction restent à usage civil.

    Devant le Conseil de sécurité, le coordinateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Robert Serry, a expliqué que cet accord tripartite « permettra des travaux d'une ampleur nécessaire dans la bande de Gaza, en impliquant le secteur privé et en donnant un rôle de direction dans les efforts de reconstruction à l'Autorité palestinienne ».

    Robert Serry a ajouté qu'il s'agissait d'« un pas important vers l'objectif d'une levée de toutes les restrictions » pesant sur la bande de Gaza et « un signal d'espoir pour la population de Gaza ». L'accord devrait « redonner aussi confiance aux donateurs » pour qu'ils financent les efforts de reconstruction après la récente offensive israélienne a-t-il souligné.

    LE COÛT DE LA RECONSTRUCTION ESTIMÉ À 4 MILLIARDS D'EUROS

    L'ONU considère que « ce mécanisme provisoire doit être mis en place etcommencer à fonctionner sans délai ». Davantage de détails sur cet accord seront donnés lors d'une réunion du comité de liaison ad hoc sur l'aide aux Palestiniens, qui réunira des représentants des donateurs lundi à New York en marge de l'assemblée générale des Nations unies.

    Lire l'analyse (édition abonnés) : Gaza ne veut pas répéter les erreurs de la précédente reconstruction

    Durant les mois de juillet et d'août, les cinquante jours de guerre ont détruit 18 000 unités de logement et en ont rendu 37 650 autres inhabitables, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

    Mi-août, le ministère de l'économie palestinien évaluait à 4 milliards d'euros le coût de la reconstruction.


    votre commentaire
  • Premier obus tiré de Gaza contre Israël

    depuis le cessez-le-feu

     

    Créé le 16/09/2014 à 21h21 -- Mis à jour le 16/09/2014 à 21h31
    <aside>Des enfants passent devant des immeubles détruits par des bombardements à Gaza, le 14 septembre 2014

    Des enfants passent devant des immeubles détruits par des bombardements à Gaza, le 14 septembre 2014 MAHMUD HAMS AFP

    </aside>

    Jérusalem - Un obus tiré de la bande de Gaza s'est abattu mardi en Israël pour la première fois depuis la conclusion d'un cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le mouvement palestinien Hamas après 50 jours de guerre, selon un porte-parole militaire.

    «Pour la première fois depuis (la fin de) l'opération Bordure protectrice, un obus tiré de Gaza a atteint le sud d'Israël», a dit le lieutenant-colonel Peter Lerner sur le compte Twitter de l'armée israélienne, en référence à l'offensive lancée le 8 juillet par l'Etat hébreu contre le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

    «Aucun dégât ou blessé n'a été signalé», a précisé le porte-parole israélien. Selon un communiqué de l'armée, l'obus est tombé dans la région d'Eshkol, limitrophe de la bande de Gaza.

    A Gaza, le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a assuré à l'AFP que son mouvement et les autres groupes palestiniens étaient engagés à respecter le cessez-le-feu.

    «Les groupes palestiniens sont engagés par le cessez-le-feu et veulent qu'il soit maintenu», a dit Abou Zouhri, selon qui «il n'y a aucune preuve qu'un obus a été tiré de la bande de Gaza».

    Le Hamas et Israël ont conclu le 26 août un accord de cessez-le-feu, négocié par l'intermédiaire de l'Egypte, mettant fin à cinquante jours de guerre qui ont fait plus de 2.140 morts côté palestinien, dont une majorité de civils, et 73 côté israélien.

    Les deux parties doivent prochainement reprendre les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu.

    Ces discussions doivent notamment régler les questions les plus épineuses laissées en suspens à l'issue de la guerre, dont celle de la démilitarisation du Hamas, réclamée par Israël pour donner son feu vert à la reconstruction de l'enclave dévastée.

    Mardi, Israël et Palestiniens se sont mis d'accord sur un «mécanisme provisoire» pour accélérer sous la surveillance de l'ONU la reconstruction de Gaza, tout en s'assurant que les matériaux de construction restent à usage civil, a annoncé un haut responsable des Nations unies.

     © 2014 AFP

    votre commentaire
  • A Gaza, une rentrée des classes dans les larmes et les ruines

     

    Créé le 14/09/2014 à 19h20 -- Mis à jour le 14/09/2014 à 19h30
    <aside>Jour de rentrée des classes pour de jeunes Palestiniens dans une école des Nations Unies à Gaza City le 14 septembre 2014

    Jour de rentrée des classes pour de jeunes Palestiniens dans une école des Nations Unies à Gaza City le 14 septembre 2014 MOHAMMED ABED AFP

    </aside>

    Gaza (Territoires palestiniens) - Devant ses 60 camarades, Azhar récite un poème qu'elle a écrit pour son père, mort durant la guerre: en ce jour de rentrée des classes à Gaza, les petits Palestiniens partagent, dans leurs écoles bombardées par les avions israéliens, leurs angoisses.

     

    Avec trois semaines de retard, après un conflit de 50 jours qui a fait plus de 2.140 morts, plus d'un demi-million d'enfants ont retrouvé le chemin de l'école dans l'enclave palestinienne ravagée durant l'été.

    Après avoir perdu des proches et pour certains leur maison, cette rentrée des classes est aussi l'occasion de raconter ses cauchemars et partager sa peine.

    Azhar, qui a perdu son père pendant la guerre, la troisième en six ans à Gaza, récite avec application le poème qu'elle lui a écrit: «Que te dire papa? Te dire +je t'aime+ ne suffit pas papa», ânonne la fillette de neuf ans devant une classe en larmes.

    «Même si mon père est mort, je suis contente de faire ma rentrée», dit-elle à l'AFP. Aînée d'une fratrie de six enfants, elle annonce que, plus tard, elle sera médecin. «C'est ce que mon père voulait», lance-t-elle fièrement, en racontant qu'elle prie chaque jour «pour que Dieu l'envoie au paradis».

     

    - 'Peur que la guerre reprenne' -

     

    Mais le plaisir de retrouver sa classe et ses camarades ne change rien à ses angoisses: «j'ai peur que la guerre recommence», dit-elle, se remémorant les roquettes qui ont plu sur sa maison, emportant son père.

    Esraa, sa voisine de classe, raconte les corps de ses proches et de ses voisins qu'elle a vus, gisants, après les bombardements, tandis que Douaa évoque ses fournitures scolaires réduites en cendres par les raids de l'aviation israélienne.

    «On avait fui notre maison et quand on est revenus, j'ai vu que toutes mes affaires avaient disparu sous la maison qui s'était écroulée», dit la fillette de neuf ans.

    Pour faire face à ce flot d'histoires et de traumatismes, Rima Abou Khatla, institutrice, dit avoir été formée rapidement peu avant la rentrée.

    A travers différentes activités, dit-elle, «nous essayons d'aider les élèves à évacuer leurs émotions». «On se raconte ce qui nous est arrivé pendant les vacances d'été, certaines histoires font rire, d'autres pleurer: le but est de les faire parler le plus possible». Et la catharsis passe aussi par «des jeux, des chants, des mises en scène», énumère-t-elle.

    L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) qui gère 245 écoles à Gaza a ainsi formé des milliers d'instituteurs avant la rentrée, alors que selon l'ONU au moins 373.000 enfants devront être suivis psychologiquement après cette guerre.

     

    - 24 écoles totalement détruites -

     

    Ce conflit, le plus long et le plus meurtrier à Gaza depuis le retrait israélien de 2005, a tué plus de 500 enfants, selon l'ONU, et blessé des milliers d'autres. Outre les pertes humaines, les dégâts matériels ont également perturbé la vie de centaines de milliers d'enfants.

    Samia al-Zaalane, directrice de cette école de Chajaya, un des quartiers de la ville de Gaza les plus touchés par les destructions, affirme que de nombreux élèves ont dû être transférés vers d'autres écoles après que la sienne a été endommagée.

    Sur les 18 salles de classe, seules neuf peuvent encore accueillir des élèves. «De 35 élèves par classe, on est passés à 60», dit-elle. Et, avec les bombardements, ce sont des dizaines de dossiers scolaires et médicaux d'élèves qui sont partis en fumée, explique-t-elle encore à l'AFP.

    Selon le ministère de l’Éducation, au moins 24 écoles ont été entièrement détruites dans la bande de Gaza, et 190 autres ont été endommagées dans l'enclave où près de 45% de la population a moins de 14 ans.

    Avant la guerre, l'ONG israélienne Gisha qui lutte pour la liberté de mouvement des Palestiniens estimait déjà qu'il manquait 259 écoles à Gaza, notamment en raison de la pénurie de matériaux de construction imputable au blocus israélien.

    Et il y a les écoles qui sont encore debout mais ne peuvent accueillir aucun élève, car dans la bande de Gaza, où plus de 20.000 maisons ont été rasées, quelque 65.000 Palestiniens sont encore abrités dans des écoles de l'UNRWA, dans l'attente d'une solution de relogement qui tarde à venir.

     © 2014 AFP

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique