• Dernière modification : 18/10/2011 

    Les prisonniers palestiniens accueillis en héros à Gaza et en Cisjordanie

     

    En Cisjordanie mais surtout à Gaza où 200 000 personnes se sont rassemblées, une foule en liesse a accueilli les premiers prisonniers palestiniens échangés mardi matin par Israël contre le soldat Gilad Shalit.

    Par Gallagher FENWICK , envoyé spécial à Gaza (vidéo)
    Dépêche (texte)
     

    AFP - Acclamés, photographiés sous tous les angles par les téléphones portables, portés en triomphe par leurs admirateurs, les prisonniers palestiniens libérés ont reçu mardi à Gaza un accueil digne d'icônes populaires.
                  

    Quelque 200.000 Palestiniens ont déserté les rues du centre de Gaza pour se masser sur la place de la Katiba et attendre leurs héros, dans une marée ondulante de drapeaux verts, jaunes, blancs et rouges, aux couleurs des mouvements palestiniens, Hamas islamiste et Fatah nationaliste en tête.
                  
    A l'arrivée du convoi de 296 détenus, plus de cinq heures après leur entrée dans le territoire palestinien, adolescents et jeunes hommes se détournent aussitôt des groupes omniprésents de combattants du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, qui paradent, cagoulés de noir et armés de lance-roquettes RPG et de Kalachnikov, à l'arrière de pick-up.
                  
    La foule fête ses héros, les entoure, avant qu'ils ne montent sur l'immense estrade installée pour l'occasion, en compagnie du chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh.
                  
    A la tribune est accroché un portrait géant du chef spirituel du Hamas, cheikh Ahmad Yassine, assassiné en 2004 par l'armée israélienne, entre deux fresques évoquant l'enlèvement de Gilad Shalit, échangé contre les prisonniers palestiniens, avec l'inscription "par la résistance nous triomphons".
                  
    "Le monde entier se préoccupe du sort d'un soldat israélien mais pas de 5.000 prisonniers palestiniens", s'indigne Oum Mohammad, une institutrice, voilée venue avec ses trois enfants, sans pour autant déplorer la disproportion des termes de l'échange: 1.027 détenus palestinien contre un soldat israélien.
                  
    "Il aurait fallu l'échanger contre les 5.000 prisonniers", estime-t-elle.
                  
    "C'est un très beau jour pour nous de voir les prisonniers libres parce que nous pensions qu'ils mourraient dans les prisons israéliennes", explique Haj Saleh Hammouda, 63 ans.
                  
    Le convoi de huit bus était entré en fin de matinée par le terminal de Rafah, à la frontière avec l'Egypte. Trois véhicules des Brigades Ezzedine al-Qassam, suivis d'un de la Croix-Rouge, ouvraient la marche.
                  
    Au même moment, en Cisjordanie, un convoi d'autobus a acheminé 117 détenus à Ramallah, pour un accueil officiel par le président Mahmoud Abbas, qui a rendu hommage aux "sacrifices et aux efforts" des prisonniers.

    "Par la grâce de Dieu, nous verrons tous les prisonniers, hommes et femmes, rentrer dans leur patrie", a assuré M. Abbas dans un discours.
                  
    A Rafah, où les attendaient quelques centaines de leurs proches et de dignitaires, dont Ismaïl Haniyeh, les prisonniers ont salué la foule avant de descendre des bus, certains se prosternant sur le sol.
                  
    Ils ont embrassé les personnes venues les accueillir, au milieu d'une haie d'honneur, sous des jets de pétales de fleurs, après avoir reçu une décoration aux couleurs du drapeau palestinien.
                  
    "C'est une joie indescriptible de voir mes enfants", s'est exclamé Raëd Abou Lebdeh, condamné à quatre peines à perpétuité, dont il a purgé 13 ans, étreignant sa fille Mariam, 13 ans, qu'il n'avait jamais vue.

                  
    "Je suis triste que les autres prisonniers ne soient pas encore sortis mais nous les libérerons bientôt", a-t-il affirmé.
                  
    "J'ai l'impression de naître aujourd'hui, c'est la première fois que je vois mon père et que je l'embrasse", a sangloté sa fille.
                  
    A Gaza, à la devanture des boutiques de drapeaux, fidèle baromètre de l'opinion publique, les étendards palestiniens neufs claquaient au vent, reléguant au second plan les drapeaux plus exotiques, de la Turquie au Venezuela, en signe de reconnaissance à leur soutien à la cause palestinienne.
                  
    Preuve que cette fois, la "victoire" palestinienne ne doit rien à personne.

     

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  • Israël publie la liste des détenus palestiniens échangés contre Shalit

    LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 16.10.11 | 07h41   •  Mis à jour le 16.10.11 | 16h19

     

    Un premier groupe de 477 prisonniers palestiniens doivent être libérés mardi en échange du soldat israélien Gilad Shalit.

    Un premier groupe de 477 prisonniers palestiniens doivent être libérés mardi en échange du soldat israélien Gilad Shalit.REUTERS/YANNIS BEHRAKIS

    Le premier groupe de 477 prisonniers palestiniens qui doivent être libérés mardi en échange du soldat israélien Gilad Shalit est connu. Les autorités israéliennes ont publié, dimanche 16 octobre, la liste du ministère de la justice sur le site Internet de l'administration pénitentiaire.

    Le président Shimon Pérès a reçu samedi soir les dossiers de certains prisonniers palestiniens auxquels il doit accorder sa grâce dans le cadre de l'accord d'échange. Dans  cette liste, 292 prisonniers sont originaires de la Cisjordanie, 130 de la bande de Gaza, 46 de Jérusalem-est, six sont des Arabes israéliens, un est originaire du plateau du Golan annexé et deux sont des ressortissants de pays étrangers.

     

    >> Lire notre éclairage : Qui sont les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ?

    Parmi les prisonnniers les plus connus figure Ahlam Tamimi, qui fut journaliste pour une chaîne de télévision locale avant d'intégrer l'aile militaire du Hamas. Elle a été condamnée seize fois à la prison à vie pour avoir participé au choix du lieu de plusieurs attentats suicides et pour y avoir acheminé des kamikazes. Quinze personnes ont trouvé la mort en 2001 sur l'un de ces sites, une pizzeria de Jérusalem.

    Mohammed al Sharatha, cadre de l'unité 101, les troupes d'élite du Hamas, et responsable de l'enlèvement de deux militaires israéliens en 1989, est également du nombre. Les deux soldats en question avaient été tués et Sharatha a été arrêté la même année, puis condamné deux fois à perpétuité et une fois à 30 ans de réclusion.

    APPELS DEVANT LA JUSTICE CONTRE LES LIBÉRATIONS?

    L'accord annoncé mardi prévoit la libération d'un premier groupe de 450 hommes et 27 femmes en même temps que Gilad Shalit, militaire franco-israélien enlevé le 25 juin 2006 en lisière de la bande de Gaza, et de 550 autres prisonniers deux mois plus tard. Certains, originaires de Cisjordanie, seront envoyés dans la bande de Gaza, administrée depuis la mi-2007 par le Hamas, et d'autres exilés à l'étranger.

    Les organisations ou particuliers israéliens hostiles à ces libérations ont désormais 48 heures pour les contester devant la Cour Suprême israélienne. Mais dans le passé, la haute instance judiciaire n'a jamais remis en cause un accord sur un échange de prisonniers conclu par le gouvernement.

    Le père du sergent israélien, Noam Shalit, a toutefois mis en garde contre toute célébration prématurée en soulignant que "ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini".

     

    Gilad Shalit

    S'exprimant devant la presse à l'issue d'une rencontre avec le président Nicolas Sarkozy, Mahmoud Abbas a affirmé avoir "félicité le président de la République française pour la libération du ressortissant franco-israélien Gilad Shalit". Les faits Abbas salue les "efforts considérables" de la France pour libérer Gilad Shalit


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  • Mahmoud Abbas et le Hamas: la course à la légitimité ?

    Mahmoud Abbas, de retour de New York, est acclamé par ses supporters à Ramallah, le 25 septembre 2011.

    Mahmoud Abbas, de retour de New York, est acclamé par ses supporters à Ramallah, le 25 septembre 2011.

    REUTERS/Mohamad Torokman

     

    Par Nicolas Falez

    Mahmoud Abbas est à Paris où il a rendez-vous, ce vendredi 14 octobre 2011, avec Nicolas Sarkozy. Le président palestinien poursuit une tournée internationale visant à défendre la demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU. Au même moment, ses rivaux du Hamas viennent de s’entendre avec Israël pour un vaste échange de prisonniers: un millier de Palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, qui possède également la nationalité française.

    Palestine, 194e Etat ?
    Notre dossier spécial
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    La nouvelle a surpris tout le monde, ce mardi 11 octobre, lorsque le gouvernement israélien et les islamistes palestiniens du Hamas ont simultanément annoncé avoir conclu un accord d’échange de prisonniers, grâce à la médiation de l'Egypte. Si tout se passe comme prévu, dans les prochains jours, 1 027 détenus palestiniens sortiront des prisons israéliennes et Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza, sera rendu aux siens.

    En se décidant à libérer son seul otage, le Hamas a réussi un coup d’éclat : il se replace au centre du jeu alors qu’il semblait sur la touche, ces dernières semaines, au moment du dépôt de la demande palestinienne de reconnaissance d’un Etat aux Nations unies. Dans son bureau de Ramallah, Mahmoud Labadi note qu’Israël comme le Hamas avaient intérêt à conclure : « Israël est isolé dans le monde et le Hamas aussi est isolé », note ce cadre du Fatah, ancien secrétaire général du Parlement palestinien.

    Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU

    La libération d’un millier de détenus (sur un total compris entre 5 000 et 6 000) aura un impact profond sur la société palestinienne où la figure du prisonnier est un pilier du mouvement national. Un point pour le Hamas, alors que dans le camp de Mahmoud Abbas on savoure encore le succès populaire du discours prononcé par le président palestinien à la tribune de l’ONU, le 23 septembre dernier. Ce jour-là, Mahmoud Abbas n’a pas cédé, annonçant qu’il venait de remettre la demande officielle de la Palestine comme 194e Etat membre de l’ONU, malgré les pressions internationales et surtout américaine.

    Cette détermination a surpris et conquis un grand nombre de Palestiniens, plutôt habitués ces dernières années, aux reculades et aux atermoiements de leurs dirigeants. « J’étais très ému, franchement j’ai failli pleurer, c’était un sentiment très fort, confie Zyad, un étudiant palestinien rencontré dans le centre de Ramallah. Son attitude, sa fermeté, c’est un honneur pour le peuple palestinien. J’espère que les autres pays ne vont pas nous laisser tomber. »

    La démarche de Mahmoud Abbas à l’ONU a été critiquée par le Hamas, ce qui n’empêche pas l’un de ses députés, Ayman Daragmeh, de parler d’un discours « excellent ». « Je doute que nous obtenions l’admission de notre Etat à l’ONU car les Américains ont menacé à plusieurs reprises d’utiliser leur veto, poursuit le parlementaire qui a connu les prisons israéliennes après son élection en 2006. Mais au moins, c’est la première fois que nous voyons notre président essayer de résister aux pressions américaines. »

    Réconciliation sans effets

    Au printemps dernier les deux grandes factions palestiniennes, Hamas et Fatah, ont signé un accord de réconciliation. Mais il n’a toujours pas été appliqué dans les faits.

    La guérilla diplomatique de l’Autorité palestinienne et le succès politique que représente pour le Hamas l’échange de prisonniers avec Israël permettent aux rivaux palestiniens d’engranger du soutien dans leur propre opinion. A l’heure où le printemps arabe déstabilise les dirigeants de la région, les deux grandes familles politiques palestiniennes ont paradoxalement réussi à rétablir leur crédibilité, alors qu’elles semblaient à la peine ces dernières années, à Ramallah comme à Gaza. Reste à savoir si cet « automne palestinien » peut déboucher sur autre chose qu’une vaine course à la légitimité.


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  • Israël s'inquiète de la multiplication d'incidents racistes visant des Arabes

    LEMONDE | 10.10.11 | 15h44   •  Mis à jour le 10.10.11 | 19h19

     

    Jérusalem Correspondant - Profanations de tombes musulmanes et chrétiennes, mosquée incendiée, slogans anti-Arabes peints sur des murs, arrachage d'oliviers appartenant à des paysans palestiniens, agression de soldats par des colons juifs... Ces incidents, qui se sont multipliés ces dernières semaines, sont liés à la pratique du "prix à payer" : à chaque fois qu'ils estiment leurs intérêts lésés ou menacés, les colons exercent une vengeance - le price tag - à l'encontre des Palestiniens, mais également envers l'armée israélienne. Un phénomène qui déborde en Israël.

    La police a envoyé des renforts, dimanche 9 octobre, à Jaffa, un quartier mixte (arabe-juif) du sud de Tel-Aviv, à la suite des profanations signalées la veille dans deux cimetières, l'un juif, l'autre musulman, de cette localité. "Mort aux Arabes ", "Prix à payer" : telles étaient les inscriptions souillant quelque 25 tombes. Cet acte de vandalisme, qui intervient après l'incendie, le 3 octobre, de la mosquée du village bédouin de Touba Zangaria, situé au nord du lac de Tibériade, a provoqué une vive inquiétude en Israël, où le risque d'un engrenage de violences est latent.

    Le président israélien, Shimon Pérès, et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ont lancé des appels au calme et stigmatisé "l'intolérance religieuse", mais, au-delà des assurances de circonstance sur la recherche opiniâtre des coupables, le maire de Tel-Aviv, Ron Huldai, a dressé un constat largement partagé : "Le phénomène du "prix à payer" dure depuis des années. La police et le Shin Beth (le service de renseignement intérieur) n'ont arrêté pratiquement personne."

    La question de l'impunité dont jouissent les colons juifs extrémistes, qui bénéficient souvent de l'indulgence de la police et de l'armée israéliennes, est récurrente. Elle revient à chaque début de la récolte des olives, qui est l'une des principales activités agricoles des Palestiniens. Des affrontements, qui ont pour prétexte une dispute liée à la terre, opposent régulièrement des groupes de colons aux paysans, les premiers détruisant les oliviers appartenant aux seconds.

    900 arbres détruits

    Selon l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'tselem, quelque 900 arbres ont été détruits en Cisjordanie, du 21 au 27 septembre. L'Autorité palestinienne avance le chiffre de 4 000 arbres abattus en septembre. Les éditorialistes de la presse israélienne soulignent le peu d'empressement des autorités à sanctionner les colons extrémistes. Dans le quotidien Maariv, Ben-Dror Yemini évoque un "djihad juif", en soulignant que les intéressés sont "soutenus par des institutions" et des "budgets massifs". "Le terrorisme juif gagne en intensité", relève Yaakov Katz, dans le Jerusalem Post.

    Ce qui n'exonère pas les Palestiniens. Ceux-ci se vengent parfois sur les oliviers appartenant à des colons et, le 6 octobre à Naplouse, des croix gammées ont été peintes sur les murs du site abritant le tombeau de Joseph. L'armée israélienne a, d'autre part, publié des statistiques montrant qu'en septembre, les incidents liés à des jets de pierres contre les forces de l'ordre et des voitures israéliennes sont les plus nombreux depuis dix-huit mois.

    La crainte d'un engrenage pouvant déboucher sur une flambée de violence est cependant davantage liée aux agissements des colons radicaux. Notamment parce que ceux-ci placent l'armée israélienne dans une position difficile. Le quotidien Haaretz rapporte que, si les autorités militaires ont exclu des opérations d'évacuation des colonies illégales de Cisjordanie les soldats et officiers servant dans cette région, c'est parce ces derniers ont tendance à prévenir les colons de l'imminence d'une opération.

    Laurent Zecchini


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  • Unesco : le conseil exécutif recommande l'adhésion de la Palestine

    LEMONDE.FR avec AFP | 05.10.11 | 15h57   •  Mis à jour le 05.10.11 | 21h04

    Le siège de l'Unesco à Paris, en juin 2002.

    Le siège de l'Unesco à Paris, en juin 2002.AFP/FRANÇOIS GUILLOT

    C'est une première victoire diplomatique pour la Palestine dans sa quête de reconnaissance internationale. Le conseil exécutif de l'Unesco a approuvé, mercredi 5 octobre, à la majorité simple, par quarante voix sur cinquante-huit, une recommandation d'attribuer à la Palestine un statut de membre à part entière à l'agence de l'ONU pour la culture.

     

    Quatre pays ont voté contre, dont les Etats-Unis, et quatorze se sont abstenus, dont la France et l'Espagne. La recommandation, à l'initiative du groupe des pays arabes, doit être soumise à la fin du mois à la conférence générale de l'Unesco.

    La France avait jugé un peu plus tôt qu'il était prématuré pour la Palestine de demander maintenant une adhésion pleine et entière à l'Unesco, comme le demandent des pays arabes, où elle n'a qu'un rang d'observateur.

    "La priorité est à la reprise des négociations" avec Israël, "l'Unesco n'est pas l'enceinte appropriée" et la conférence générale de cette organisation de l'ONU, prévue fin octobre "n'est pas le moment", a souligné le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero.

     

    LA PALESTINE DÉNONCE DES PRESSIONS

    Le ministre des affaires étrangères palestinien, Riyad Al-Malki, a dénoncé, mercredi, "d'énormes pressions" contre la demande d'adhésion à part entière de la Palestine à l'Unesco. "Nous espérons qu'il n'y aura pas de surprise et que ces pressions ne dissuaderont personne de voter en faveur de la Palestine", a déclaré à l'AFP M. Malki.

    "Il y a une décision du président [palestinien] Mahmoud Abbas de continuer à présenter la demande, malgré toutes les pressions et d'aller au vote sur la résolution", prévu ce mercredi, a-t-il précisé, en attribuant ces pressions aux Etats-Unis et à Israël.

    Après la recommandation du conseil, les Etats-Unis ont appelé tous les pays de l'Unesco à "voter non" lors de la conférence générale de l'organisation. La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a précisé qu'"un processus est en cours au Conseil de sécurité [pour examiner la demande d'adhésion d'un Etat palestinien]. Il est donc incohérent de prendre des décisions à propos des agences constitutives de l'ONU avant que le Conseil de sécurité ait pu se prononcer".

    Pour que la Palestine obtienne un statut d'Etat membre à l'Unesco, la recommandation doit  être adoptée par une majorité des deux tiers de ses cent quatre-vingt-treize membres lors de la conférence générale de l'organisation, qui se tiendra du 25 octobre au 10 novembre, à Paris, où siège l'organisation. L'Espagne a d'ores et déjà annoncé qu'elle voterait oui.

    Un tel statut permettrait à la Palestine de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial de l'humanité.

    >> La liste des Etats membres et des membres associés à l'Unesco

     

    La création d'un Etat palestinien

    Moments de liesse pendant le discours de Mahmoud Abbas à l'ONU vendredi 23 septembre, ici à Ramallah. Les faits La Palestine partenaire de l'Assemblée du Conseil de l'Europe


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