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    Attaque à Jérusalem: un policier israélien succombe à ses blessures

    <time>Publié le 05-11-2014 à 07h59Mis à jour à 15h06</time>lien 
     
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    Des policiers et enquêteurs israéliens sur les lieux d'une nouvelle attaque à la voiture, le 5 novembre 2014 à Jérusalem(c) Afp
    Des policiers et enquêteurs israéliens sur les lieux d'une nouvelle attaque à la voiture,
    le 5 novembre 2014 à Jérusalem (c) Afp
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    Jérusalem (AFP) - L'une des personnes blessées mercredi dans une attaque à la voiture bélier contre des piétons à Jérusalem, un officier depolice israélien, a succombé à ses blessures, ont indiqué des sources médicales et de sécurité israéliennes.

    Une dizaine de personnes ont été blessées, dont certaines gravement, dans ce nouvel attentat à la voiture bélier, le deuxième à Jérusalem en l'espace de deux semaines. Le conducteur de la voiture a été aussitôt abattu par des membres des forces de sécurité.

     
     

    Selon les services de secours israéliens, deux blessés étaient toujours dans un état grave.

    L'attaque a été menée à la mi-journée sur l'un des principaux axes routiers de Jérusalem, la route numéro un, qui sépare Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël.

    Le corps de l'auteur présumé de l'attaque --présenté par la police comme un Palestinien de 38 ans, du camp de réfugiés de Chouafat à Jérusalem-Est-- gisait en travers des rails du tramway, tandis qu'un cordon de sécurité de la police avait été mis en place autour du lieu de l'attaque, a constaté une journaliste de l'AFP.

    La voiture bélier, un véhicule utilitaire, dont le pare-brise et l'avant été enfoncés dans l'attaque était également toujours sur les lieux.

    </article>

    Sur le web : Attaque à la voiture à Jérusalem: l'auteur tué
     
     
     
     
     

     

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    SUÈDE ISRAËL 
    <time datetime=">14-10-30">Publié le 30-10-2014 </time><time datetime=">14-10-30">Modifié le 30-10-2014 à 15:36</time>

    La Suède, premier pays membre de l'UE

    à reconnaître l'Etat de Palestine

    Par RFI

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    mediaMargot Wallstrom, ministre des Affaires étrangères suédoises, à Stockholm, le 30 octobre 2014.REUTERS/Annika AF Klercker/TT News Agency

    La Suède est devenue le premier pays membre de l'Union européenne à reconnaître l'Etat de Palestine. L'initiative a été saluée par le président palestinien comme « courageuse et historique » mais considérée « malheureuse » par Israël.

    « Le gouvernement suédois considère que les critères de droit international pour une 
    reconnaissance de l'État de Palestine sont remplis : il y a un territoire, une 
    population et un gouvernement. » C'est dans ces termes que la chef de la diplomatie suédoise Margot Wallström a motivé la décision de Stockolm, en ajoutant : « J'ai peur que [cette décision] vienne plutôt trop tard que trop tôt. »

    Un motif de satisafaction pour l'autorité palestinienne. Le président Abbas a salué la décision de la Suède en la qualifiant de « courageuse » et d'« historique ». Un motif de mécontentement pour Israël. C'est une « décision malheureuse, qui renforce les éléments extrémistes et la politique de refus des Palestiniens », a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

    D'autres pays européens ont reconnu l'Etat de Palestine, mais avant qu'ils ne fassent partie de l'Union européenne, comme la Hongrie ou la Pologne. Dans le monde, 135 pays ont reconnu la Palestine. Ce n'est toujours pas le cas des Etats-Unis ni de la France.

    Trop tôt, estime Paris, Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères déclarait pourtant en août dernier : « Si nous voulons une paix durable, il faudra bien, à un moment donné, reconnaitre l'Etat palestinien. »

     
     
     

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  • Actualité > TopNews > Israël rouvre l'esplanade des Mosquées après une fermeture exceptionnelle
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    Israël rouvre l'esplanade des Mosquées

    après une fermeture exceptionnelle

    <time>Publié le 30-10-2014 à 09h42Mis à jour à 20h46  </time>lien 

     

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    Des jeunes Palestiniens masqués s'affrontent aux forces de sécurité israéliennes, dans le quartier d'Abu Tor, à Jérusalem-est, le 30 octobre 2014(c) Afp
    Des jeunes Palestiniens masqués s'affrontent aux forces de sécurité israéliennes, dans le
    quartier d'Abu Tor, à Jérusalem-est, le 30 octobre 2014 (c) Afp
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    Jérusalem (AFP) - Israël a décidé jeudi de rouvrir l'ultra-sensible esplanade des Mosquées à Jérusalem, afin de désamorcer une situation qui menaçait de devenir explosive s'il maintenait la mesure rarissime de fermeture vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire musulmane.

    Une porte-parole de la police, Luba Samri, a indiqué à l'AFP en début de soirée que l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam également vénéré par les juifs, rouvrirait vendredi à 0H00 (jeudi 22H00 GMT), après être restée fermée toute la journée de jeudi.

    C'était la première fois que l'esplanade était fermée depuis 1967 et l'annexion par Israël de la partie palestinienne de Jérusalem, a affirmé à l'AFP la fondation qui gère le site.

    Cette fermeture avait été imposée par les Israéliens, qui contrôlent les accès à l'esplanade, devant une nouvelle escalade des tensions.

    Depuis mercredi soir, Jérusalem a été le théâtre d'une tentative d'assassinat contre une figure de la droite ultranationaliste juive, de la mort de son agresseur présumé, tué par les policiers, et de multiples heurts entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens.

    L'esplanade rouverte avant les prières de l'aube restera interdite par précaution aux hommes de moins de cinquante ans, a précisé la porte-parole de la police.

    En la gardant close, Israël aurait pris un risque considérable.

     

    - "Assassinat pur et simple" -

     

    Le président palestinien Mahmoud Abbas a ainsi qualifié de "déclaration deguerre" la fermeture de l'esplanade ainsi que les agissements israéliens à Jérusalem-Est. La Jordanie, qui contrôle la fondation gérant l'esplanade, a accusé Israël de "terrorisme d'Etat".

    Jérusalem-est est en proie depuis quelques mois, et plus encore depuis une semaine, à des violences qui font craindre une troisième Intifada, du nom des soulèvements palestiniens contre l'occupation israélienne qui ont fait des milliers de morts. Le statut de l'esplanade des Mosquées est l'une des causes majeures des tensions.

    Celles-ci sont encore montées d'un cran mercredi soir avec la tentative d'assassinat contre Yehuda Glick, l'une des figures de la droite ultranationaliste juive qui horripile les musulmans en réclamant le droit de prier sur le mont du Temple, nom juif de l'esplanade des Mosquées.

    Colon et rabbin de 48 ans, Glick a été visé par un motocycliste qui a ouvert le feu sur lui à Jérusalem-ouest alors qu'il sortait précisément d'un débat portant sur le mont du Temple. Touché par balles au ventre, à la poitrine, au cou et à la main selon son père, il se trouvait jeudi dans un état grave mais stable.

    Jeudi à l'aube, les policiers ont abattu son agresseur présumé, Muataz Hijazi, un Palestinien de 32 ans, sur le toit de la maison familial à Jérusalem-est. Hijazi a été tué lors d'un échange de tirs avec la police, a assuré cette dernière.

    Pour nombre d'habitants du secteur, épicentre des troubles depuis une semaine, les policiers se sont en fait livrés à un "assassinat pur et simple".

    Muataz Hijazi aurait passé dix ans dans une prison israélienne "pour activités terroristes" selon la radio israélienne. Le mouvement radical Jihad islamique l'a présenté comme l'un de ses membres.

     

    - Dans la Vieille ville aussi -

     

    L'intervention en force de la police dans ce secteur déjà placé sous haute surveillance a provoqué des affrontements violents une bonne partie de la journée entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens qui se sont affrontés à coups de pierres, pétards, projectiles en caoutchouc et grenades assourdissantes.

    Devant ce nouvel accès de fièvre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé l'envoi de nouveaux renforts de police "significatifs" à Jérusalem.

    La police a été placée en état d'alerte sur tout le territoire. Les forces de sécurité étaient présentes en nombre dans les ruelles de la Vieille ville, que surplombe l'esplanade des Mosquées et dans laquelle les commerçants ont baissé leurs rideaux.

    La Vieille ville a retenti elle aussi de puissantes déflagrations et, là encore, les policiers israéliens se heurtaient sporadiquement à de petits groupes, a constaté une journaliste de l'AFP.

    Le statut de l'esplanade des Mosquées est une "ligne rouge" pour les Palestiniens. Les juifs sont autorisés à la visiter, mais pas à prier, par crainte des incidents.

    Les musulmans s'alarment de l'intention prêtée au gouvernement israélien d'autoriser les juifs à y prier. Ils s'indignent de ce qu'ils perçoivent comme des provocations de la part de juifs ultras qui accèdent à l'esplanade sous le couvert d'une visite et qui se mettent à prier.

    M. Netanyahu a répété jeudi n'avoir aucune intention de changer le statut de ce lieu saint.

    Mais les crispations ont aussi été exacerbées par une série d'évènements depuis juin, la guerre de Gaza, la poursuite de la colonisation par Israël, les brimades permanentes dont les Palestiniens se disent victimes.

    Par ailleurs, les perspectives d'une reprise des efforts pour résoudre un conflit israélo-palestinien vieux de plus de 65 ans n'ont jamais paru aussi sombres.

    Dans ce contexte, la Suède a décidé de presser le mouvement sans attendre une solution négociée entre Israéliens et Palestiniens, et a reconnu jeudi officiellement l’État de Palestine.

    </article>
    Sur le web : Israël ferme l'esplanade des Mosquées, Abbas évoque une "déclaration de guerre"
     
     
     
     
     

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    Les Palestiniens demandent à l'ONU d'exiger qu'Israël

    mette fin à ses colonies

    <time>Publié le 29-10-2014 à 17h25Mis à jour le 30-10-2014 à 03h27</time>

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    De nouveaux immeubles en construction à Jérusalem-Est, le 29 octobre 2014(c) AfpDe nouveaux immeubles en construction à Jérusalem-Est, le 29 octobre 2014 (c) Afp
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    Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Les Palestiniens ont demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'exiger qu'Israël mette fin à ses nouveaux projets de colonies à Jérusalem-Est.

    "On doit exiger d'Israël, le pouvoir occupant, de cesser immédiatement et entièrement ses activités illégales de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est", a déclaré devant le Conseil l'ambassadeur palestinien à l'ONU, Riyadh Mansour.

    Les quinze membres du Conseil de sécurité, qui se sont réunis d'urgence mercredi à la demande de la Jordanie, ne prévoyaient pas cependant de projet de résolution. Et il était peu probable qu'ils adoptent une déclaration, comme souhaité par la Jordanie, étant donné la réticence des Etats-Unis à critiquer son allié israélien.

    Washington avait utilisé son pouvoir de veto en 2011, le seul dugouvernement Obama à l'ONU, pour bloquer une résolution condamnant les colonies israéliennes.

    S'exprimant devant le Conseil, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, l'Américain Jeffrey Feltman, a estimé que l'envoi de colons dans les territoires palestiniens constituait une "violation du droit international" et allait à l'encontre d'une solution à deux Etats.

    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "inquiet" des récents projets d'Israël qui, selon M. Feltman, "une fois encore, soulèvent de graves doutes sur l'engagement d'Israël à réaliser une paix durable".

    Le ministre britannique chargé du Moyen-Orient Tobias Ellwood a "condamné" dans un communiqué les colonies israéliennes qui "font que ce sera plus difficile de parvenir à une solution à deux Etats" et de défendre Israël face à ceux qui l'accusent de n'être "pas sérieux sur la paix".

    Israël a annoncé lundi accélérer les plans pour la construction de 1.000logements à Jérusalem-Est, empoisonnant encore davantage l'atmosphère déjà très tendue autour de la partie palestinienne de la ville, annexée et occupée.

    Les Palestiniens, qui voient en Jérusalem la capitale d'un futur Etat, ont prévenu qu'une telle action pouvait déclencher "une explosion" de violences.

     

    - 'Campagne' des Palestiniens -

     

    Cette annonce est intervenue alors que des troubles agitent Jérusalem-Est depuis quelques mois et se sont aggravés dernièrement. Les Palestiniens craignent en effet qu'Israël restreigne l'accès à la mosquée al-Aqsa, le troisième lieu saint de l'islam.

    M. Feltman a estimé que les deux parties n'avaient "pas les moyens" d'augmenter les tensions après une guerre à Gaza qui a fait plus de 2.000 morts parmi les Palestiniens.

    L'ambassadeur d'Israël a nié que les projets de colonies puissent mettre en péril les efforts de paix et accusé les Nations unies de "jouer les seconds couteaux" d'une "campagne" des Palestiniens visant "à calomnier" son pays.

    "Il y a beaucoup de menaces au Moyen-Orient mais la présence de logements juifs n'en fait pas partie", a assuré l'ambassadeur israélien Ron Prosor.

    Des diplomates des Nations unies estiment que de la mise en chantier de nouvelles colonies compromettait l'espoir des Palestiniens de voir se créer un Etat sur un territoire criblé de colonies juives.

    Le rôle des Américains est crucial dans ce dossier. Le secrétaire d'Etat John Kerry a été ces derniers mois un militant infatigable de la paix au Proche-Orient. Toutefois, les Etats-Unis semblent de plus en plus frustrés par l'intransigeance dont fait preuve le gouvernement israélien.

    L'annonce du projet de nouvelles colonies à Jérusalem-Est a provoqué "une colère noire" au sein de l'administration américaine.

    Un haut responsable américain racontait mardi au journal en ligne The Atlantic, sous couvert d'anonymat, que l'administration Obama trouvait lePremier ministre israélien Benjamin Netanyahu "trouillard" et l'attaquait sur sa décision d'installer de nouvelles colonies.

    La Maison Blanche s'est toutefois employée mercredi à mettre en lumière la relation "constructive" entre Barack Obama et Benjamin Netanyahu, traditionnellement difficiles, en prenant ses distances avec les propos de ce responsable, jugés "déplacés et contre-productifs".

    Les pays européens ont aussi mis la pression sur Israël. La Suède a par exemple dit être prête à reconnaître la Palestine et le Parlement britannique a aussi voté en faveur d'une reconnaissance de l'Etat de Palestine.

    L'Union européenne a même évoqué des sanctions contre Israël si elle poursuivait sa colonisation, mais Benjamin Netanyahu est resté inflexible: "Je ne ferai aucune concession qui mette en danger notre pays", a-t-il dit devant le Parlement mercredi.

    </article>

    Sur le web : Israël boucle partiellement l’Esplanade des mosquées, colère des Palestiniens
     
     
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  • Etat d'urgence dans le Sinaï après l'attentat

    qui a tué 30 soldats

    <section>

     
    <article>
     
    <section id="detail_content">Par: rédaction lien 
    25/10/14 - 09h08  Source: AFP© reuters.

    L'Egypte a décrété vendredi un état d'urgence de trois mois sur une partie de la péninsule du Sinaï, quelques heures après qu'un kamikaze a tué 30 soldats en précipitant sa voiture bourrée d'explosifs sur un barrage de l'armée situé dans la région.

    <section>

    Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière visant les forces de l'ordre depuis que l'armée a destitué en juillet 2013 le président islamiste Mohamed Morsi. Depuis plus d'un an, l'Egypte est le théâtre d'attentats visant policiers et soldats, revendiqués principalement par des groupes jihadistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression que le nouveau pouvoir mène contre les partisans de M. Morsi depuis sa destitution. 

    Vendredi dans la matinée, le kamikaze a lancé sa voiture chargée d'explosifs sur le barrage militaire situé au nord-ouest d'Al-Arich, le chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, selon des responsables des forces de l'ordre s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. L'attaque a tué au moins 30 soldats et fait 29 blessés, d'après des responsables médicaux, qui ont précisé que parmi les blessés se trouvaient un haut responsable de l'armée et cinq officiers. 

    Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promulgué après cet attentat un état d'urgence de trois mois sur une partie du nord et du centre de la péninsule du Sinaï, dans un périmètre allant de la ville de Rafah, sur la frontière avec la bande de Gaza palestinienne, jusqu'à l'ouest d'Al-Arich, selon un communiqué de la présidence.

    "L'armée et la police prendront toutes les mesures nécessaires pour faire face aux dangers du terrorisme et à son financement, préserver la sécurité dans la région (...) et protéger les vies des citoyens", selon le décret présidentiel qui prévoit également un couvre-feu. M. Sissi, qui a annoncé un deuil national de trois jours, a décidé de tenir samedi une réunion avec le haut commandement de l'armée pour "prendre des mesures d'urgences sur le terrain". 

    L'Egypte a décidé de fermer dès samedi et jusqu'à nouvel ordre le terminal frontalier de Rafah, l'unique point de passage vers Gaza qui n'est pas contrôlé par Israël. L'Union européenne et les Etats-Unis ont condamné l'attentat de vendredi. Les autorités américaines "soutiennent les efforts du gouvernement égyptien pour contrer la menace terroriste dans le pays", a déclaré Washington.

    En juillet, 22 soldats avaient été tués dans une attaque contre un poste de contrôle militaire dans l'ouest de l'Egypte, près de la frontière avec la Libye. Et en août 2013, peu après l'éviction de M. Morsi, 25 policiers avaient péri dans le Sinaï lorsque des hommes armés avaient tiré à la roquette et à l'arme automatique sur deux minibus de la police se dirigeant vers la ville de Rafah. 

    Multiplication des attaques
    Dans un incident séparé vendredi, des hommes armés ont tué un officier et blessé un soldat à un barrage au sud d'Al-Arich, selon des responsables. D'abord cantonnées au nord du Sinaï, les attaques jihadistes ont ensuite gagné le delta du Nil et la capitale. Mercredi, au moins six policiers et trois passants avaient déjà été blessés par l'explosion d'une bombe près de l'université du Caire. Ansar Beït al-Maqdess (Les Partisans de Jérusalem, en arabe), un groupe jihadiste basé dans le nord du Sinaï, a revendiqué la plupart des attentats visant les forces de sécurité depuis l'été 2013. 

    Ce groupe a récemment exprimé son "soutien" à l'organisation Etat islamique (EI), qui s'est emparée de larges territoires en Irak et en Syrie. Il dit agir en représailles à la sanglante répression anti-islamiste menée par les autorités. Depuis la destitution du président islamiste, plus de 1.400 de ses partisans ont été tués, notamment lors de la répression de manifestations. 

    Des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort ou à de très lourdes peines dans des procès de masse expédiés en quelques minutes -qualifiés par l'ONU de "sans précédent dans l'histoire récente" du monde-, tandis que 15.000 autres ont été emprisonnés. Le gouvernement justifie sa répression en accusant la confrérie des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, d?être derrière les attaques, ce que le groupe dément. L'organisation vieille de plus de 80 ans, qui avait largement remporté toutes les élections organisées après la révolution de 2011, a été déclarée "terroriste" après un attentat pourtant revendiqué par Ansar Beït al-Maqdess.

    </section></section> </article></section>

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