• Petits échos de la Grande guerre

    Petits échos de la Grande guerre

    Midi Libre
    11/11/2011, 06 h 00
    Marcel Chabaud perdit une jambe au combat.
    Marcel Chabaud perdit une jambe au combat. (© D.R)

    Le Grau-du-Roi, comme pratiquement tous les villages et villes de France, a payé un lourd tribut lors de la guerre de 1914-1918.

    S'il est difficile, voire impossible, de disposer du témoignage écrit d'un poilu, il reste quelques traces de décisions municipales de l'époque prises en faveur des combattants de la Grande guerre. Ainsi, dès le 7 août 1914, le conseil municipal de l'époque vote un secours de 1 000 F pour venir en aide aux familles dont le chef est mobilisé. Dans le même esprit, le 5 décembre de la même année, ce même conseil octroie une somme de 250 F en faveur des départements envahis et 150 F pour nos "vaillants alliés belges". En 1916, une aide est votée au profit des prisonniers de guerre de l'arrondissement.

    En cette même année, le 18 mars, le maire du Grau-du-Roi est appelé sous les drapeaux. L'année suivante, le conseil municipal graulen émet le vœu de la mise en sursis du rappel de M. Cherren, vétérinaire à Saint-Laurent-d'Aigouze qui vient d'être versé dans le service auxiliaire et doit être mobilisé. Motif : les soins qu'il dispense aux chevaux et autres animaux domestiques sont indispensables. À la dernière réunion de l'année 1918, le conseil municipal décide qu'une plaque sera gravée en hommage aux soldats et marins morts au champ d'honneur.

    Le jour de l'armistice, le 11 novembre 1918, la commune compte 35 morts et plusieurs blessés graves. Entre-temps, l'ancien maire Louis Ponsole a retrouvé ses fonctions, qu'il cédera d'ailleurs très rapidement, tandis que Marcel Chabaud (ex-chasseur du bataillon des chasseurs alpins), amputé de la jambe droite, décoré de la Croix de guerre et réformé en raison de ses blessures, est admis aux fonctions de secrétaire de mairie.

    Cela fait remonter à la mémoire du correspondant de Midi Libre la blessure identique de son grand père, reçue dès le premier mois de guerre et qui lui rapportait, étant enfant : "Tu sais, petit, si je n'y avais pas laissé ma jambe, je crois que je ne serais plus de ce monde aujourd'hui ."

     


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