• Piratage de Sony : pour Obama, un «dictateur» ne peut «imposer une censure aux États-Unis»

    Piratage de Sony : pour Obama, un «dictateur»

    ne peut «imposer une censure aux États-Unis»

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      • Mis à jour <time datetime="2014-12-19T23:13:53+01:00" itemprop="dateModified">le 19/12/2014 à 23:13</time>
      • Publié <time datetime="2014-12-19T16:52:08+01:00" itemprop="datePublished"> le 19/12/2014 à 16:52</time>
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    <figure class="fig-photo"> L'enquête conduite depuis un mois par le Pentagone vient d'aboutir. Les auteurs du piratage seraient des personnalités nord-coréennes.<figcaption class="fig-media-legende" itemprop="description">

     

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    VIDÉO - Le président des États-Unis a estimé que Sony avait «fait une erreur» en annulant la sortie du film L'interview qui tue après un piratage informatique. Sony envisagerait de diffuser le film «sur une autre plateforme.»

    Malgré des démentis dans la semaine de la part de Pyongyang, le rôle de la Corée du Nord dans le piratage de Sony Pictures est confirmé. Le gouverment américain a fait part des conclusions de son enquête menée par le FBI sur la cyberattaque que le studio hollywoodien a subi fin novembre. Le président Barack Obama, lors de son ultime conférence de presse de l'année a confirmé l'information. «Nous ne pouvons pas avoir une société dans laquelle un dictateur quelque part peut commencer à imposer une censure ici aux États-Unis», a martelé le président. Il a dit regretter que les dirigeants de Sony Pictures Entertainment n'aient pas discuté avec lui avant de céder aux pirates informatiques en annulant l'exploitation du film. «Oui, je pense qu'ils ont fait une erreur», a répondu Barack Obama. «Ils ont provoqué beaucoup de dégâts et nous répondrons. Nous répondrons de manière proportionnée et nous répondrons à un moment, à un endroit et d'une manière que nous choisirons», a prévenu le président américain. La Chine, dont l'implication a été un temps soupçonnée, semble avoir été mise hors de cause par Barack Obama, pour qui «rien n'indique» que la Corée du Nord a agi avec un autre pays.

    «Nous n'avons pas capitulé», a réagi dans la foulée sur CNN Michael Lynton, le directeur général du studio de cinéma Sony Pictures, qualifiant le piratage de «pire attaque informatique jamais vécue aux Etats-Unis». «Nous avons toujours souhaité que le public américain voie ce film», a-t-il ajouté. Selon l'Agence France Presse, Sony envisagerait également de diffuser le film «sur une autre plateforme.» «Après la décision» d'annuler la sortie du film, «nous avons immédiatement commencé à rechercher des voies alternatives pour diffuser le film sur des plateformes différentes. Nous espérons toujours que tous ceux qui voudront voir le film en auront la possibilité», affirme le studio dans un communiqué.


    La cyberattaque du "#GOP" pas "glop" pour Sony... par euronews-fr

    L'attaque contre la filiale de Sony a été lancée le 24 novembre, un mois avant la sortie de L'interview qui tue!, un film dans lequel les acteurs Seth Rogen et James Franco incarnent des journalistes recrutés par la CIA afin d'assassiner le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un. Sony Pictures a renoncé cette semaine à sortir le film, craignant de nouvelles attaques informatiques.

    À l'origine de cette crise qui fait trembler le géant américain du cinéma se trouvent les GOP, alias les «Guardians of peace» (Gardiens de la Paix en français). Un groupe de hackers jusqu'à présent inconnu, auteur d'un piratage massif dont les conséquences ont fait trembler toute la planète du septième art.

    Les pirates informatiques qui ont forcé Sony Pictures à annuler la sortie d'une comédie sur la Corée du Nord ont probablement esquivé les protections du géant du divertissement en exploitant un point faible, le facteur humain. Les employés de Sony ont pu être spécifiquement visés par des attaques de phishing, avec l'envoi de faux emails semblant provenir d'expéditeurs de confiance, selon Guy Levy-Yurista, vice-président de la société de protection d'identité en ligne Usher. «Le maillon faible de tout système de sécurité, c'est toujours l'être humain», a relevé M. Levy-Yurista auprès de l'AFP.

    Le code malveillant qui a infecté Sony Pictures a été identifié comme étant une version améliorée de Destover. Un virus similaire a servi pour pirater des banques en Corée du Sud et des sociétés au Proche-Orient, dont la compagnie nationale de pétrole et de gaz d'Arabie saoudite Saudi Aramco. Ce virus se diffuse rapidement, pompe les données et ensuite détruit les disques durs des ordinateurs pour effacer ses traces. «Ce qu'ils ont fait est assez impressionnant. C'est aussi plutôt effrayant», a relevé M. Levy-Yurista.

    «Il est clair que quiconque est derrière ça, n'était pas intéressé par l'argent, ils voulaient nuire à Sony», a-t-il expliqué à l'AFP. «Ca ressemble plus à un travail de l'intérieur».Autrement dit: un employé mécontent de Sony pourrait avoir ouvert la porte aux pirates, qui auraient ensuite profité de la sécurité lacunaire du réseau informatique, selon lui. Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest avait refusé jeudi de confirmer l'implication de la Corée du Nord dans cette affaire, qu'il a qualifiée de «grave affaire de sécurité nationale».


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