• Pour Khieu Samphan, le régime khmer rouge était soutenu par la population

    Pour Khieu Samphan, le régime khmer rouge était soutenu par la population

    LEMONDE.FR avec AFP | 23.11.11 | 08h11   •  Mis à jour le 23.11.11 | 10h11

    "La majorité du peuple cambodgien nous a apporté son soutien contre le régime de Lon Nol", a déclaré Khieu Samphan, évoquant le maréchal arrivé au pouvoir en mars 1970 grâce à un coup d'Etat soutenu par les Américains.

    "La majorité du peuple cambodgien nous a apporté son soutien contre le régime de Lon Nol", a déclaré Khieu Samphan, évoquant le maréchal arrivé au pouvoir en mars 1970 grâce à un coup d'Etat soutenu par les Américains.Reuters/HANDOUT

    L'un des trois plus hauts responsables khmers rouges jugés par le tribunal international de Phnom Penh a qualifié, mercredi 23 novembre, les accusations des procureurs de "contes de fées", assurant que la majorité des Cambodgiens avaient soutenu le régime marxiste totalitaire.

    "Vous semblez vouloir que tout le monde écoute vos contes de fées", a déclaré Khieu Samphan, ancien chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique, au troisième jour du procès emblématique d'un régime qui a fait quelque deux millions de morts entre 1975 et 1979. "J'ai l'impression que vous voulez vraiment voir ma tête sur le billot. Que vous aimiez ça ou pas, la majorité du peuple cambodgien nous a apporté son soutien contre le régime de Lon Nol", a-t-il ajouté, évoquant le maréchal arrivé au pouvoir en mars 1970 grâce à un coup d'Etat soutenu par les Américains.

    L'ancien chef de l'Etat a également assuré n'avoir pas été au courant des "horreurs" commises pendant cette période et avoir agi à cette époque "dans le but de défendre [son] pays".

    Il comparaît depuis lundi au côté de l'ancien numéro deux et idéologue du régime, Nuon Chea, et de l'ancien ministre des affaires étrangères, Ieng Sary. Les trois octogénaires sont poursuivis pour génocide, crimes contre l'humanité et crime de guerre. Lundi et mardi, les deux procureurs avaient évoqué la "nature impitoyable" des évacuations des villes et les "conditions insupportables" des sites de travail forcé, qualifiant les hommes dans le box de "vulgaires meurtriers d'une génération entière de Cambodgiens".

    Mardi, Nuon Chea avait, sans surprise, rejeté toutes les accusations portées contre lui. Ieng Sary, qui avait précédemment assuré qu'il ne s'exprimerait pas lors des audiences, a répété pour sa part mercredi qu'il ne pouvait pas être jugé par ce tribunal. Il a déjà bénéficié en 1996 d'une grâce royale et d'une amnistie en échange de son ralliement au gouvernement. Un argument que la cour a déjà rejeté par le passé. L'ancien ministre a malgré tout assuré qu'il allait "participer" au procès.

     


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