• Pour ne pas oublier, un 8 novembre 1971? Led Zeppelin IV de Led Zeppelin

    Pour ne pas oublier, un 8 novembre 1971… Led Zeppelin IV de Led Zeppelin

    lien Le 8 novembre 2014 par Erwan dans Hard rock
     
     

    Notes

    COMPOSITION
    85%
    MIXAGE
    85%
    ARRANGEMENTS
    85%
    INTÉRÊT
    90%
    TOTAL SCORE
    86%

    86/ 100
    Genre: 
     
    Pays: 
     
    Artiste: 
     
    Producteur: 
     
    Publication: 
     
    Enregistrement: 
     
    Date De Sortie: 
     
    Support: 
     
    Nombre de disques: 1
     
    Titres: Black Dog ; Rock an Roll ; The Battle of Evermore ; Stairway to Heaven ; Misty Moutain Hop ; Four Sticks ; Going to California ; When the Levee Breaks
     
    Durée: 42min 38s
     
    Crédit photographique: copyright vinylrecords.ch /DR
     

    :

    Quand Led Zeppelin revient à la base de la musique pour définir les normes du hard rock, ça donne forcément un bon disque
     

     

    DEX_YEAAHAprès un Led Zeppelin III qui avait un peu dérouté les fans et la critique, l’immense groupe de hard rock anglais revient aux sources avec un nouveau disque un an plus tard. Celui qu’on appelle Led Zeppelin IV fête aujourd’hui ses 43 ans !

    Si on l’appelle Led Zeppelin IV, c’est parce que le groupe n’a pas daigné lui donner de nom et qu’il est le quatrième du groupe. Jimmy Page décréta en effet à la sortie du disque que « Les noms, les titres et tout ça, ça ne veut rien dire ». La pochette n’indique pas le nom du groupe, et la seule marque qu’on retrouve de Led Zeppelin se trouve à l’intérieur de la pochette avec quatre symboles désignant chacun un membre du groupe. Une façon de faire vraiment pas commerciale qui ne plu pas vraiment à la production mais qui fît beaucoup parler d’elle et finit au final par créer un mythe autour de ces quatre symboles. De nombreuses interprétations ont été données à ces signes, qui seraient le symbole d’un pacte avec Satan. On est en fait assez éloigné de cela même si celui de Jimmy Page fait sans doute écho à sa passion pour la magie noire. En revanche, la rosas et les trois cercles de John Paul Jones et John Bonham sont bien moins connotés. Robert Plant a lui choisi de se représenter par une plume de Maât, déesse égyptienne, dans un cercle qui représente lui la vie. De fait, cette attitude non commerciale est un échec. Led Zeppelin IV est aujourd’hui l’album le plus vendu du groupe.

    Les quatre symboles des membres du groupe dans la partie orange (source vinylrecords.ch)

    Les quatre symboles des membres du groupe dans la partie orange (source vinylrecords.ch)

    Et si ce disque a tant plu, c’est parce qu’il revient aux fondamentaux et contient encore plusieurs énormes bombes de Led Zeppelin. La plupart des titres sont des morceaux blues-rock punchy et le son est retravaillé pour être un peu moins lourd qu’il a pu être auparavant. Black Dog et Rock and Roll, les deux premiers titres de l’album, sont des modèles du genre. Le rythme est sautillant, la boucle d’accord simple, suivant un modèle ultra répandu, les solos sont rapides sur des plans classiques du blues, rien n’est à jeter. Un fait assez rare pour être souligné, le riff de Black Dog a été écrit par John Paul Jones. C’est la première fois qu’il s’implique autant dans la composition d’un morceau.

    On retrouve aussi comme toujours une reprise d’un vieux blues, When The Levee Breaks, mais aussi des titres plus particuliers comme Misty Mountain Hop sur lequel la guitare est accompagnée au clavier et Four Sticks, où la batterie est jouée avec deux paires de baguettes. Tout l’univers Led Zeppelin représenté, en une version plus sage, moins profonde puisqu’on ne trouvera pas là de morceau expérimental et sombre comme sur les disques précédents. En revanche, deux très belles chansons folk, Going To California et la célèbre The Battle Of Evermore. Une véritable pièce de théâtre sur laquelle intervient même Sandy Denny pour répondre à Robert Plant, la première fois donc que Led Zeppelin collabore avec un autre chanteur. Sur ces deux morceaux, en plus de la guitare acoustique, Page décide d’ajouter une mandoline ce qui rend donne à la mélodie un ton différent des balades folk traditionnelles.

    Mais Led Zeppelin IV, c’est aussi le disque sur lequel on retrouve LE morceau de Led Zeppelin. Les connaisseurs et fans ne seront évidemment pas tous d’accord mais le fait est qu’il faut avoir vécu sur une autre planète durant les 43 dernières années pour ne jamais avoir entendu Stairway to Heaven. Une chanson chargée de mythes, sur le sens de ses paroles (qui d’après Robert Plant lui ont été soufflées par un ange…), que certains qualifient de sataniques. Stairway to Heaven est un modèle du genre en matière de mélodie, que ce soit dans l’arpège, dans le jeu de flûte à bec en intro, ou encore dans son solo de guitare qui deviendra une référence malgré sa simplicité la plus totale. Une ballade très en avance sur son temps, qui inventa des codes encore appliqués aujourd’hui et que peu de chansons arrivent à égaler.

    Led Zeppelin IV est le dernier album de Led Zeppelin à ne pas avoir de nom particulier et s’il n’est peut-être pas le meilleur, il reste un disque important dans l’histoire de la musique qu’aucun fan de rock ne saurait renier. Bon anniversaire !


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