• Pourquoi les économistes prédisent une hausse de la croissance française

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    Pourquoi les économistes prédisent une hausse

    de la croissance française

    Le Point - Publié le <time datetime="2014-12-19T19:05" itemprop="datePublished" pubdate=""> 19/12/2014 à 19:05</time>

    Les facteurs positifs se conjuguent pour redonner de l'air à l'économie française. Mais l'activité ne sera pas suffisante pour faire reculer le chômage.

    <figure class="media_article panoramique" itemprop="associatedMedia" itemscope="" itemtype="http://schema.org/ImageObject"> François Hollande attend le retour de la croissance depuis 2012. <figcaption>François Hollande attend le retour de la croissance depuis 2012. </figcaption></figure></header></article>
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    Après trois années de croissance très faible, de 0,4 % du PIB, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) prévoit un "acquis de croissance" de 0,7 % dès la fin du premier semestre 2015. Autrement dit, même en cas de panne soudaine de l'activité au cours des six derniers mois de 2015, la croissance française va quasiment doubler l'année prochaine par rapport à 2014. Après avoir annoncé en vain la "reprise" en juillet 2013 puis un "retournement" en mai, François Hollande pourrait enfin goûter à un léger rebond. Mais ce n'est pas suffisant pour espérer une baisse du chômage. Explications.

    Le contexte s'améliore...

    Le président veut y croire : "les planètes s'alignent" en cette fin d'année 2014. Croissance soutenue au Royaume-Uni et aux États-Unis, baisse de l'euro, chute des prix du pétrole, relâchement de l'austérité budgétaire dans la zone euro..., nombreux sont les facteurs qui devraient porter l'économie française l'année prochaine.

    "Les baisses du taux de change et du prix du pétrole auront un impact favorable sur l'activité à partir du quatrième trimestre", prédit l'Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée jeudi soir. Entre le début de l'été et début décembre, la monnaie unique s'est dépréciée de 1,37 dollar jusqu'à 1,23 dollar. Cela devrait renforcer la compétitivité des entreprises françaises qui exportent. Mais elles vont surtout bénéficier de l'effondrement du prix du baril de pétrole, passé de 109,8 dollars en moyenne au deuxième trimestre à 78,4 dollars en novembre. Et la chute continue.

    Lire aussi Ce contre-choc pétrolier qui agite l'économie mondiale

    Et l'économie française desserre le frein à main...

    Si la croissance devrait être surtout portée par des facteurs extérieurs, la dynamique sera aussi partiellement interne. L'Insee anticipe notamment l'arrêt de la dégradation du marché du logement, ce qui pourrait relâcher un peu la pression sur le secteur déterminant de la construction.

    François Hollande récolterait aussi les fruits de sa politique en faveur de la compétitivité des entreprises, avec la montée en charge du crédit d'impôt compétitivité emploi et le pacte de responsabilité. Au final, si l'économie devrait progresser encore faiblement au quatrième trimestre (+ 0,1 %), elle accélérerait de 0,3 % sur chacun des deux premiers trimestres de 2015.

    ... Mais ne roule pas assez vite pour faire baisser le chômage

    L'Insee prédit une diminution des destructions d'emploi dans le secteur marchand : - 15 000 postes au premier semestre après 55 000 au quatrième trimestre, notamment grâce au pacte de compétitivité. Avec les emplois du secteur public et les contrats aidés, le solde serait positif, de 18 000 postes. Cela ne veut pas dire que le taux de chômage va reculer puisque la population active continue d'augmenter. Le taux de chômage grimperait même de 10,4 à 10,6 %.

    Pas de risque de déflation, pour l'instant

    La baisse des prix enregistrée en novembre sur les produits les moins volatils, une première depuis 1990, n'inquiète pas l'Insee outre mesure. Ses experts prédisent bien une inflation très faible - hors énergie et produits frais - mais positive en 2015. Et, même si une baisse des prix ne peut être exclue, "il ne préjuge pas d'une entrée en déflation", estime l'Insee, qui avoue être incapable de l'anticiper.

    Notamment parce que les salaires ne peuvent pas reculer. Le smic, par exemple, va encore augmenter de 0,8 % conformément à l'application de sa règle de revalorisation, sans aucun "coup de pouce" politique. Pour l'instant, les ménages n'anticipent pas de baisse de prix, ce qui les dissuade de reporter leurs achats dans l'espoir de les payer moins cher dans le futur. À court terme, la faible progression actuelle des prix est même jugée positive, "puisqu'elle soutiendrait le pouvoir d'achat" et qu'elle "permettrait des gains de compétitivité" des entreprises.

    En revanche, il ne faudrait pas qu'elle se prolonge trop longtemps. "La faiblesse de l'inflation pèse sur les agents endettés et constitue un risque, croissant à mesure qu'elle se développe, de provoquer une spirale déflationniste" dans laquelle ménages et entreprises, trop endettés, vendent des actifs pour rembourser leur dette, ce qui fait de nouveau baisser le prix des actifs et augmente l'endettement, comme cela s'est produit au Japon au milieu des années 1990.

     


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