• Première élection présidentielle libre en Tunisie dimanche

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    Première élection présidentielle libre en Tunisie dimanche

     

    Publié le 22.11.2014, 17h13 | Mise à jour : 21h49 lien

    Des partisans de l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi rassemblés sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 21 novembre 2014

    Des partisans de l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi rassemblés sur l'avenue Bourguiba à Tunis, le 21 novembre 2014 | Fadel Senna

     

     
     
    La Tunisie s'apprête à élire librement dimanche le premier de l'après Ben Ali, poussé à l'exil après la révolution du Jasmin de janvier 2011. Un scrutin qui se déroule sous haute surveillance en raison des menaces terroristes. Béji Caïd Essebsi, 87 ans, patron du parti Nidaa Tounès (Appel Tunisie) ayant largué au second rang les islamistes d'Ennahda, lors des législatives du 26 octobre dernier, est présenté comme le favori.
     


    Le Premier ministre actuel Mehdi Jomaa, ancien ministre de l'Industrie, chargé en début d'année de conduire le pays jusqu'aux conformément à la feuille de route signée par les principaux partis, s'est dit «très confiant» sur le déroulement de ces échéances. Il voit dans la présidentielle de ce dimanche un «espoir» pour la région, alors que l'essentiel des pays du arabe (Libye, Syrie, Egypte) ont basculé dans la répression ou le chaos.

    «C'est un espoir, un grand espoir pour la région (...) Nous étions les premiers à entrer dans ce cycle de changements qu'on a appelé le printemps arabe. Nous serons les premiers (à en sortir) mais d'autres suivront», a-t-il déclaré samedi lors d'une visite dans la région de Béja (120 km à l'ouest de Tunis) pour superviser les préparatifs en vue de l'élection.

     

     

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    La Tunisie s'apprête à élire librement dimanche le premier de l'après Ben Ali, poussé à l'exil après la révolution du Jasmin de janvier 2011. Un scrutin qui se déroule sous haute surveillance en raison des menaces terroristes. Béji Caïd Essebsi, 87 ans, patron du parti Nidaa Tounès (Appel Tunisie) ayant largué au second rang les islamistes d'Ennahda, lors des législatives du 26 octobre dernier, est présenté comme le favori.
     


    Le Premier ministre actuel Mehdi Jomaa, ancien ministre de l'Industrie, chargé en début d'année de conduire le pays jusqu'aux conformément à la feuille de route signée par les principaux partis, s'est dit «très confiant» sur le déroulement de ces échéances. Il voit dans la présidentielle de ce dimanche un «espoir» pour la région, alors que l'essentiel des pays du arabe (Libye, Syrie, Egypte) ont basculé dans la répression ou le chaos.

    «C'est un espoir, un grand espoir pour la région (...) Nous étions les premiers à entrer dans ce cycle de changements qu'on a appelé le printemps arabe. Nous serons les premiers (à en sortir) mais d'autres suivront», a-t-il déclaré samedi lors d'une visite dans la région de Béja (120 km à l'ouest de Tunis) pour superviser les préparatifs en vue de l'élection. 
    VIDEO. Les Tunisiens impatients de vivre leur première élection libre


    Les Tunisiens impatients de vivre leur première... par leparisien

    Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche (depuis vendredi pour les Tunisiens de l'étranger) pour ce scrutin qui doit achever de doter la Tunisie d'institutions élues pérennes. Vingt-sept personnalités sont en lice, dont le président sortant Moncef Marzouki, le président de l'ex-Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar, deux ministres du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, Kamel Mordjane et Mondher Zenaïdi, une figure de proue de la gauche Hamma Hammami, le richissime homme d'affaires et patron d'un club de foot Slim Riahi ainsi qu'une magistrate, Kalthoum Kannou, seule femme candidate.

    Cinq candidats ont jeté l'éponge au cours de la campagne, mais ils restent inscrits sur les bulletins de vote. Le parti islamiste Ennahda, au pouvoir de fin 2011 jusqu'à début 2014 et deuxième aux législatives d'octobre, n'a, lui, pas présenté de candidat et a décidé de «laisser ses membres et partisans faire leur propre choix».

    Les islamistes d'Ennahda n'ont pas souhaité présenter de candidat

    Plus qu'un symbole pour les pays arabes et notamment du Maghreb voisin, cette élection illustre un énorme changement pour la Tunisie en route vers une démocratie. C'est la première fois que les Tunisiens peuvent, en effet, voter librement pour leur chef d'Etat. De son indépendance en 1956 jusqu'à la révolution de 2011, le pays n'a connu que deux présidents: Habib Bourguiba, déposé le 7 novembre 1987 par un coup d'État de son Premier ministre Ben Ali. Et ce dernier, resté président jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite le 14 janvier 2011, chassé par la colère de la rue.

    Ayant tout misé sur les législatives, les islamistes d'Ennahda n'ont pas souhaité présenter de candidat à la présidentielle. Sauf que
    le rêve islamiste s'est effondré le 26 octobre en arrivant deuxièmes derrière Nidaa Tounès, le parti fondé en 2012 par Beji Caïd Essebsi. Ancien ministre de Bourguiba, président du Parlement sous Ben Ali et, Premier ministre en 2011 peu après la révolution du Jasmin jusqu'aux législamtives d'octobre 2011 ayant vu la victoire d'Ennahda, Essebsi a eu sa revanche malgré son âge et son état de santé

    Conforté par sa première place désormais devant les islamistes, il est probable qu'il rafle la mise une nouvelle fois, à la présidentielle. Utilisant sans ambage ses réseaux proches de Ben Ali, il a axé sa campagne sur la restauration du «prestige de l'État». Aux législatives, il s'était placé en tête de l'opposition face aux islamistes. Il avait ainsi mis en garde les électeurs: «Voter Ennahda, c'est voter contre Nidda Tounès. Voter Nidaa Tounès, c'est voter contre Ennahda».

    Le pays ayant traversé moult crises depuis la révolution, notamment l'essor de groupes jihadistes, les assassinats de deux opposants dont un député et de profondes difficultés économiques. En vieux routier du système, il s'est attelé à bi-polariser la vie politique tunisienne mettant en marge les autres candidats. Pour lui, le choix est clair: il fallait mettre hors jeu l'autre grand parti, Ennahda de Rached Ghannouchi.

    Le mouvement islamiste, sans candidat, laisse libre choix à ses électeurs. Mais nombre d'entre-eux iront voter pour le sortant Moncef Marzouki, qui se présente à son tour, seul rempart face à l'hégémonie de Nidaa Tounès, soutenu par les pro-Ben Ali. Il sillonne le pays beaucoup plus que le favori et ne cesse de répéter le même message contre le retour en force à l'ancien régime. «Quand il y a une révolution, il y a toujours une contre-révolution. Et la contre-révolution est en train de livrer sa dernière bataille et elle va la perdre...», a t-il martelé dans un de ses meetings. Outre le retour en force des partisans de Ben Ali, les démocrates craignent aussi une abstention assez forte.

    Quant à Beji Essebsi, il s'est montré «confiant» lors d'une dernière intervention vendredi à la radio. Une victoire probable dimanche, ou fin décembre en cas de second tour, de Beji Caïd Essebsi devrait en tout cas faciliter la tâche de son parti en vue de la formation d'un gouvernement de coalition. Car, la victoire de Nidaa Tounès aux législatives du 26 octobre a été nette, mais insuffisante pour former une majorité (86 sièges sur 217) contre 69 au mouvement islamiste. Par ailleurs, si la nouvelle Constitution n'accorde que des prérogatives assez limitées au chef de l'État, l'élection au suffrage universel lui confère un poids politique important. Le nouveau président élu dispose d'un droit de dissolution si la classe politique ne parvient pas à former une majorité.

    VIDEO. Tunisie : derniers préparatifs avant la présidentielle



     
    Tunisie : derniers préparatifs avant la... par leparisienAFP

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