• Primaire PS : choses vues à Montpellier et alentour

    Primaire PS : choses vues à Montpellier et alentour

    LEMONDE.FR | 09.10.11 | 20h29   •  Mis à jour le 09.10.11 | 20h41

     

    Dans un bureau de vote pour la primaire socialiste à Bayonne, le 6 octobre.

    Dans un bureau de vote pour la primaire socialiste à Bayonne, le 6 octobre.AP/Bob Edme

    A Montpellier, ville administrée par une maire socialiste, Hélène Mandroux, dans une région dirigée par la gauche,la primaire du PS et du PRG a mobilisé militants et électeurs.

     

    Dans les villages aisés, difficile de trouver les bureaux de vote. Dans certains villages des banlieues cossues du nord de Montpellier, il fallait une obstination de militant pour atteindre son bureau de vote. A Saint-Clément-de-Rivière (plus de 5 000 habitants), le maire UMP n'a pas répondu à la demande du Parti socialiste. Les habitants en étaient réduits à aller voter dans le village d'à côté, à condition d'avoir l'information. Aucune affichette ne l'indiquait, en effet, à la mairie, et le site de la fédération socialiste etait injoignable. En outre, le groupe des Journaux du Midi, auquel appartient le quotidien Midi libre, ayant annoncé un plan social qui a provoqué une grève des journalistes, le journal n' pas paru samedi et dimanche, alors que le PS avait beaucoup compté sur le quotidien régional pour informer les électeurs.

    A Baillargues (6000 habitants), le maire UMP va voter. A Baillargues, le maire UMP, Jean-Luc Meissonnier, n'a pas hésité à se déplacer et mettre son bulletin dans l'urne. Sa commune bénéficie actuellement de gros travaux d'infrastructure en grande partie portés par la communauté d'agglomération de Montpellier, présidée par le socialiste Jean-Pierre Mourre.

    A Montpellier, 70 bureaux de vote; à Béziers, 8. La fédération n'a pas mis l'accent de la même manière sur tout le territoire. A Montpellier, dirigée par une socialiste (Hélène Mandroux), les votants pouvaient se rendre dans leur bureau habituel. En revanche, à Béziers, dirigée par un maire UMP (Raymond Couderc) et ville votant traditionnellement à droite, les électeurs devaient se contenter de huit bureaux de vote. "Mais les premiers résultats qu'on a montre une participation égale dans les quartiers populaires des deux villes", explique Fabien Nicolas, membre de la commission électorale départementale.

    Deux dépouillements, celui des officiels, celui des exclus... Dans l'Hérault, un dépouillement officiel est fait à la fédération socialiste, et un autre dépouillement au bureau du sénateur Robert Navarro, ancien secrétaire fédéral, avec une cinquantaine de partisans de Georges Frêche, ancien président du conseil régional, mort en 2010. M. Navarro fait partie au de l'équipe de François Hollande, au plan national, sans être son porte-parole au niveau départemental. C'est ainsi qu'un représentant du camp Hollande, dans la commission électorale, s'apprêtait à transmettre les résultats par mail, dans la soirée, au bureau de M. Navarro, à quelques centaines de mètres de la fédération.

    L'enjeu de la réintégration des exclus: a priori, aucune influence sur le vote. A Montferrier, une femme d'une cinquantaine d'années: "Robert Navarro? C'est qui? Je ne connais pas les responsables locaux. Je vote pour une tendance nationale, c'est quand même dans l'optique d'une présidentielle!" Si Martine Aubry fait un bon score, les membres les plus importants de la tutelle seront contents (André Vezinhet, président du conseil général, Hélène Mandroux, maire de Montpellier).

    "Et si François Hollande fait un bon score, eh bien, cela ne fait pas non plus l'affaire de Robert Navarro: plus Hollande sera fort, plus il pourra se passer de Navarro", analyse un membre de la commission électorale, tendance Aubry.

    Anne Devailly

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