• Procès du Carlton: deux parties civiles renoncent à demander réparation à DSK

    Procès du Carlton: deux parties civiles

    renoncent à demander réparation à DSK

    BFMTVJ.C. et Cécile Danré avec AFP Publié le 16/02/2015 à 17h42 Mis à jour le 16/02/2015 à 18h50

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    Dominique Strauss-Kahn sortant de son hôtel à Lille, le 16 février.

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    Dominique Strauss-Kahn sortant de son hôtel à Lille, le 16 février. - © François Lo Presti - AFP

    Deux avocats de parties civiles ont indiqué ne pas vouloir demander de dommages et intérêts à l'ex-patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, dans le cadre du procès du Carlton.

    Après trois semaines d'audiences, elles gardent l'intime conviction que Dominique Strauss-Kahn savait. Pourtant, faute de pouvoir prouver qu'il a participé à des faits de proxénétisme, plusieurs parties civiles ont décidé de retirer leur demande de dommages et intérêts à l'ancien patron du FMI dans le cadre de l'affaire dite du Carlton dont le procès se tient à Lille depuis le début du mois. Une annonce faite à la veille des réquisitions du parquet. 

    Alors que cette journée de lundi était consacré aux plaidoiries des parties civiles, un des derniers rebondissements s'est produit. "'Equipes d'action' contre le proxénétisme retire sa constitution de partie civile à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn", a déclaré lors de l'audience Me David Lepidi, avocat de l'association. 

    De son côté, son confrère, Gilles Maton, qui défend quatre prostituées dont deux poursuivaient DSK, Jade et Mounia, a également annoncé qu'il abandonnait sa demande de réparation. Les deux jeunes femmes ont même renoncé à lui réclamer un euro de dommages et intérêts comme elle l'ont fait pour les autres prévenus.

    Une "sexualité rude"

    Dans cette affaire, treize personnes, dont DSK, comparaissent depuis le 2 février pour des faits de "proxénétisme aggravé en réunion". Les juges avaient décidé du renvoi de l'ancien favori pour la présidentielle de 2012 estimant qu'il ne pouvait ignorer que les femmes qui l'accompagnaient lors des parties fines étaient des prostituées rémunérées et que ces soirées, en compagnie d'hôtelier, entrepreneur, avocat et le fameux "Dodo la Saumure", étaient organisées spécialement pour lui.

    Pendant trois jours, DSK a dû répondre aux questions du président du tribunal qui l'a confronté aux anciennes prostituées qu'il avait côtoyé pendant ces soirées. L'occasion d'assister à des révélations scabreuses et des paroles crues. Face aux témoignages accablants des deux jeunes femmes, l'ex-chouchou des sondages avait simplement répondu en assumant une "sexualité rude". "Je commence à en avoir un peu assez, je ne suis pas là pour être jugé sur des pratiques sexuelles dévoyées", s'était-il agacé.

    "Oeuvre de salubrité publique"

    Si cette défense de Dominique Strauss-Kahn ne convainc pas les parties civiles qui gardent l'intime conviction qu'il savait, cela ne suffit pas à caractériser ces accusations. Le procès du Carlton aura été une "oeuvre de salubrité publique" et de pédagogie sur la prostitution et ses dures réalités, grâce à la médiatisation autour de Dominique Strauss-Kahn, a relevé toutefois l'avocat de l'association "Le Mouvement du Nid", l'une des parties civiles. 

    "Ce n'est pas seulement le procès de ces quatorze prévenus qui s'est tenu, pas seulement celui du proxénétisme, de la prostitution, c'est aussi le procès de notre société", a déclaré Me Emmanuel Daoud en ouverture de sa plaidoirie. Pour preuve selon lui, le Sénat a annoncé qu'il étudierait la proposition de loi pénalisant les clients de prostituées les 30 et 31 mars prochain.  

    Écrit par J.C. et Cécile Danré avec AFP


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