• Économie

    Le patron symbole des super riches suisses part

    aux Etats-Unis

    <time datetime="2013-03-11T11:04:17+01:00" itemprop="datePublished">11 mars 2013 à 11:04    </time>lien

    Daniel Vasella à l'assemblée générale des actionnaires de Novartis, le 22 février à Bâle, trois jours après la suppression de son parachute doré.

    Daniel Vasella à l'assemblée générale des actionnaires de Novartis, le 22 février à Bâle, trois jours après la suppression de son parachute doré. (Photo Arnd Wiegmann. Reuters)

    Daniel Vasella, patron de Novartis, avait déclenché un tollé avec l'annonce de son parachute doré. Deux semaines plus tard, les Suisses décidaient par référendum de limiter la rémunération des grands patrons.

    L’ancien président du géant pharmaceutique Novartis, Daniel Vasella, va quitter la Suisse pour les Etats-Unis, selon la municipalité de Risch, sa commune de résidence sur les bords du lac de Zoug. «M. et Mme Vasella ont annoncé fin janvier à la commune leur départ pour les Etats-Unis», a confirmé la commune lundi, après une information en ce sens publiée dimanche par le journal SonntagsBlick.

     

    Aucune raison ni date n’ont été données quant à ce départ, dont l’annonce intervient une semaine après l’adoption de l’initiative Minder sur les salaires abusifs et l’interdiction des parachutes dorés par les électeurs suisses. Or, ce référendum s'était tenu dans le contexte d'un tollé soulevé par l'annonce du montant du parachute doré réservé à Vasella, qui a 59 ans a passé 17 années à la tête de Novartis.

    Pour mémoire : Les Suisses limitent les salaires des hauts patrons

    Le montant du parachute doré (72 millions de francs suisses, soit 60 millions d'euros), était soumis à une clause de non-concurrence après le départ de Vasella, prévu en février 2013. Face au scandale, Vasella avait annoncé qu’il renonçait à cette somme, ce qui le libérait en même temps de la clause de non-concurrence.

    Le parachute, annoncé deux semaines avant le vote le 3 mars sur l’initiative Minder, du nom de son auteur Thomas Minder, avait été unanimement réprouvé en Suisse, aussi bien par les défenseurs que les opposants à ce texte. Les milieux économiques en particulier, notamment le patronat suisse, avaient aussi réagi avec incompréhension.

    Après ce tollé, l’initiative Minder a été plébiscitée par les électeurs suisses, qui l’ont acceptée à 67,9% des voix, un niveau historique. Daniel Vasella s’était installé en 1999 dans la commune de Risch, où les impôts sont beaucoup moins élevés qu’à Bâle, où il résidait auparavant et où est situé le siège de Novartis.

    Durant ses 17 ans de carrière aux commandes de Novartis, entamés en 1996, il a touché selon les estimations entre 200 et 400 millions de francs suisses (entre 162 et 324 millions d’euros). Directeur général de Novartis depuis 1996, année de la naissance du groupe après la fusion de Ciba Geigy et Sandoz, Vasella avait également endossé trois ans plus tard la présidence du conseil d’administration. Une double casquette critiquée, jusqu’à sa démission de la direction générale en 2010, au profit de l’Américain Joe Jimenez.

    Daniel Vasella a longtemps été le patron le mieux payé de Suisse, et justifiait ses hauts revenus par les us et coutumes pratiqués dans les grands groupes pharmaceutiques mondiaux. Le 23 janvier dernier, Novartis avait annoncé que Daniel Vasella ne se représenterait pas pour un nouveau mandat de président à l’assemblée générale des actionnaires, qui a eu lieu le 22 février dernier.

    Son successeur est l’Allemand Jörg Reinhardt (56 ans), entré en 1982 chez Sandoz - devenu une filiale de Novartis axée sur les génériques - avant d’occuper des postes à responsabilité croissante au sein de Novartis.


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  • Quand un magazine corse censure sa propre

    enquête... en collant les pages

    Publié le 21.03.2013, 16h32 | Mise à jour : 17h09    lien

    Deux pages d'enquête du dernier numéro de «Corsica Magazine» ont été collées au dernier moment par les responsables du magazine, de peur d'ennuis judiciaires.

    Deux pages d'enquête du dernier numéro de «Corsica Magazine» ont été collées au dernier moment par les responsables du magazine, de peur d'ennuis judiciaires. | L'Express.fr

     

    Chez Corsica Magazine, plus c'est gros, plus ça passe. Alors que l'édition du mois de mars de ce mensuel était déjà sortie des rotatives, ses responsables ont décidé au dernier moment de supprimer une «gênante» étalée sur deux pages...en les collant l'une à l'autre ! Seul hic, l'article était annoncé en Une et ce petit bricolage n'a pas dupé longtemps les lecteurs, comme le révèle l'Express ce jeudi.

     


    L'article en question, consacré au détournement à grande échelle de subventions départementales destinées à la création de gîtes ruraux sur l'île, est annoncé en couverture et dans le sommaire sous le titre: «Les gîtes du clientélisme», et annoncé en pages 48-49. En feuilletant le magazine, on se rend toutefois vite compte que l'on passe directement de la page 47 à la page 50 , le verso de la première étant scellé au recto de la seconde...




    La peur de la condamnation

    Le directeur de la publication du magazine assume totalement cette opération de collage, d'un coût estimé à 4000 euros. Interrogé sur 3 Corse, Frédéric Poletti reconnaît ainsi avoir fait sceller les pages incriminées, portant la photo de Paul Giacobbi, l'ex du conseil général de Haute-Corse, avant de s'en expliquer plus longuement auprès de l'Express : «En cas de condamnation pour diffamation, poursuit-il, les frais sont très lourds pour une petite structure comme la nôtre, explique-t-il. J'aurais aimé que les choses se passent différemment mais nous n'avons pas eu le temps de discuter avec le rédacteur suffisamment en amont.»

    Comment lire la fameuse enquête? il suffit de décoller les deux pages à la vapeur, un sport devenu «très prisé» en Corse ces derniers jours, s'amuse l'Express.

    VIDEO. Comment décoller les pages 48-49 du dernier Corsica Magazine (lexpress.fr)
     

    LeParisien.fr


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  • Scandale de la viande : Le Foll fustige les lenteurs de l'enquête aux Pays-Bas

    Publié le 20.03.2013, 08h07 | Mise à jour : 09h08   lien

    La France n'a toujours pas de nouvelles de l'enquête menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé, a déclaré mercredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

    La France n'a toujours pas de nouvelles de l'enquête menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé, a déclaré mercredi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. | (AFP/ Jonathan Nackstrand.)

    Zoom

    La n'a toujours pas de nouvelles de l' menée aux Pays-Bas sur le courtier mis en cause dans le scandale de la viande de cheval et la nouvelle affaire du mouton prohibé. «On va harceler les Pays-Bas pour comprendre pourquoi on n'a toujours rien de leur part , a déclaré mercredi le ministre de l', Stéphane Le Foll.

    Avec les Britanniques, on travaille dans la transparence depuis le début de cette affaire. Mais par rapport aux Pays-Bas et au rôle de Jan Fasen (patron de Draap Trading, ndlr), il y a un vrai souci».

    Stéphane Le Foll dénonce le «système commercial» d'un trader «peu scrupuleux» qui «achète partout où il peut de la viande pas chère» en dépit des règles.

    Après le scandale de la viande de cheval, une autre affaire de fraude touchant à la consommation, mais aussi cette fois à la santé publique, a vu le jour mardi avec la découverte, dans la même entreprise française Spanghero, de 57 tonnes de viande de mouton prohibée provenant de Grande-Bretagne. Cette viande était découpée mécaniquement selon une technique interdite dans l'Union européenne sur les ovins, bovins et caprins. Depuis la vache folle, l'UE interdit par précaution de séparer mécaniquement la viande sur certains ruminants, car des éclats d'os et de moelle porteurs éventuellement d'infections peuvent se retrouver dans la viande.

    Dans cette nouvelle affaire c'est le même courtier, Draap Trading, basé à Chypre, propriété du néerlandais Jan Fasen, qui a facturé à l'entreprise française les 57 tonnes de marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie. Mardi le ministère de l'Agriculture avait indiqué que la viande incriminée a été livrée par Draap Trading. Le ministère a expliqué qu'elle a été «facturée comme de "l'agneau haché" avec l'étiquette "viande dénervée d'agneau"». Sur la base de ces documents, lSpanghero ne pouvait effectivement pas savoir qu'il s'agissait de viande découpée avec une technique prohibée dans l'UE.


     

    LeParisien.fr


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  • Créé 19-03-2013 16:55    lien
     

    spanghero

    La viande de mouton avait été trouvée en même temps que la viande de cheval, en février.

    Photo : Ph.F/Metro

     

    Spanghero : après le cheval, du mouton

    retrouvé dans les entrepôts

    CRISE ALIMENTAIRE – Après la viande de cheval retrouvée en lieu et place de viande de boeuf dans les entrepôts Spanghero (Aude), les autorités sanitaires annoncent avoir découvert chez le préparateur en viande français du mouton britannique.

    Pas de répit pour Spanghero. Alors que les salariés de l'entreprise (Aude) ont lentement repris le travail après une pause forcée, ils font face à un nouveau coup dur. Les services vétérinaires, qui avaient mené des tests en février dans les entrepôts de Castelnaudary, ont découvert 57 tonnes de viande de mouton britannique, a-t-on appris mardi. Une viande pourtant interdite. "Elle était stockée et bloquée depuis le 20 février, comme nous l'avaient demandé les autorités sanitaires. Donc on ne s'en est pas servi", insiste pour Metro Claude Hill, délégué CFDT, qui a appris la nature de la marchandise par les médias mardi.

    Spanghero pourrait ne pas être responsable

    Cette découverte ébranle encore un peu plus la réputation de l'entreprise. "Il faut rendre public le rapport des services sanitaires afin que l'on sache enfin ce qu'il s'est passé, s'emporte pour Metro Jean-Luc Fraisse, délégué départemental CFDT. Qu'on arrête avec cette méthode du compte-gouttes". Le scandale de la viande de cheval avait mis au jour la complicité de l'entreprise de Castelnaudary dans une vaste fraude mais selon les autorités sanitaires, le préparateur en viande pourrait cette fois avoir été dupé. "Spanghero a pour sa part commandé à son fournisseur du "haché d’agneau" et reçu de la viande présumée conforme à sa commande", souligne l'entreprise dans un communiqué. La viande devait ensuite servir à la fabrication de merguez et de charcuterie et par précaution, les autorités ont ordonné le rappel de tous les produits concernés.

    Qui est responsable ? Les autorités sanitaires pointent du doigt le négociant néerlandais Draap Trading qui pourrait être à l'origine de la tromperie. Basé à Chypre, il était déjà impliqué dans l'affaire de la viande chevaline. Le mouton incriminé est interdit car découpé selon une technique prohibée dans l'Union européenne qui consiste à racler l'os. Une méthode qui peut laisser des éclats d'os ou de moelle dans la viande, porteurs de la vache folle dans les années 2000. Les conséquences de ce nouveau scandale pourraient être autrement plus désastreuses que pour la viande de cheval. L'entreprise de 300 salariés avait alors perdu son agrément pour son activité de négoce qui concernait une poignée de salariés. Mais il s'agit là des ateliers de transformation qui fait travailler beaucoup plus de personnes. Salariés et syndicats cherchent désormais à rassurer le consommateur. "Rien ne se passe chez Spanghero qui soit douteux aujourd'hui", martèle Jean-Luc Fraysse. Pendant ce temps, les analyses sur la marchandise trouvée chez Spanghero se poursuivent.
     

    >>Notre dossier consacré à la viande de cheval


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  • Créé 18-03-2013 19:11
     
    L'Hôtel-Dieu est situé en plein coeur de Paris, sur l'ile de la Cité.

    L'Hôtel-Dieu est situé en plein coeur de Paris, sur l'ile de la Cité. Photo : AFP

     

     

     

     

     

    Le calendrier établi par l'AP-HP prévoirait le transfert du service des urgences pour le mois de novembre 2013.
     
     
     
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    Le calendrier établi par l'AP-HP prévoirait le transfert du service des urgences pour le mois de novembre 2013. Photo : DR

    La note de service destinée aux médecins de l'hôpital Cochin indique que 12.000 à 15.000 patients supplémentaires devraient affluer à l'hôpital.
     

    La note de service destinée aux médecins de l'hôpital Cochin indique que 12.000 à 15.000 patients supplémentaires devraient affluer à l'hôpital. Photo : DR

     

    INFO METRO. Une note interne confirme la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu

    en novembre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    SANTÉ - Selon des documents internes que Metro a pu consulter, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) prévoirait une fermeture du service des urgences de l'Hôtel-Dieu (4e arrondissement) pour le mois de novembre 2013. Le personnel soignant est vent debout contre le déménagement, tandis que pour la direction, il s'agit d'une simple "hypothèse de travail".

    Officiellement, aucune décision n'a été prise. Mais en interne, on commence la réorganisation aurait déjà commencé. Alors que depuis plusieurs mois, le personnel soignant du service d'accueil des urgence (SAU) de l'Hôtel-Dieu (4e arrondissement) se bat pour éviter sa fermeture, il semblerait qu'elle approche à grands pas.

    Selon des documents, que Metro a pu consulter (voir extraits ci-dessus), l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) aurait déjà prévu un calendrier. Le déménagement des urgences devrait avoir lieu en novembre 2013, après le déménagement d'autres services à l'hôpital Cochin. En janvier 2014, seul le pôle des urgences médico-judiciaires devrait rester sur le site de l'île de la Cité. Une note interne, destinée aux chefs de service de l'hôpital Cochin (14e), leur demande également de s'organiser en vue de l'arrivée d'un surplus de patients supplémentaires. "Cette fermeture entrainera (…) entre 12.000 et 15.000 passages supplémentaires par an", est-il précisé. 

    Les services d'urgence parisiens saturés

    "C'est ridicule, estime Gérald Kierzek, médecin urgentiste de l'Hôtel-Dieu. Tous les services d'urgence de Paris sont déjà saturés, aucun ne pourra absorber le surplus de malades. Et notre service a été rénové il y a cinq ans." Le médecin avait adressé une lettre ouverte en février dernier à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, estimant que la fermeture du SAU de l'Hôtel-Dieu équivaudrait à "une catastrophe sanitaire annoncée".

    À l'AP-HP, on refuse pour le moment de parler de déménagement. "Ces documents sont des hypothèses de travail. La direction n'a pas encore pris de décision, explique Hélène Gilardi, directrice de l'hôpital Cochin. Cette réflexion intervient dans un cadre plus général d'une réorganisation des hôpitaux de Paris."

    Un hôpital pour "gens debout"

    Il est prévu d'installer dans le bâtiment de l'île de la Cité, construit en l'an 651, un "hôpital du 21e siècle", comprenant le siège de l'AP-HP, un musée, mais aussi un centre de santé, axé sur la prévention et la recherche. Ce centre ne comprendra aucun lit d'hospitalisation, ce qui lui a valu le surnom d'hôpital pour "gens debout".

    Fin octobre, dans une lettre adressée à la directrice générale de l'AP-HP Mireille Faugère, le maire de Paris Bertrand Delanoë s'était également dit "personnellement très attaché" au maintien des urgences, qui ont accueilli 43.000 patients en 2011.


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