• <header style="margin: 0px 0px 1em; padding: 0px; border: 0px; list-style: none; box-sizing: border-box; font-family: Georgia, serif; font-size: 16px; background-color: rgb(255, 255, 255);">

    La présidence de Lille Métropole va-t-elle échapper à Martine Aubry ?

    <time style="margin: 0px; padding: 0.6em 1em; border: 0px; list-style: none; vertical-align: top; display: inline-block; width: 19em; font-size: 0.75em; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; box-sizing: border-box;">Publié le 16-04-2014 à 20h27  lien </time>

    Si elle se présentait, l'actuelle présidente pourrait bien être battue par une union entre la droite et le groupe des non-inscrits.

    </header>
    <figure id="ultimedia_image" style="margin: 0px; padding: 0px; border: 0px; list-style: none; box-sizing: border-box;">Martine Aubry pourrait perdre la présidence de Lille Métropole Communauté Urbaine. (DENIS CHARLET / AFP)</figure>
    Martine Aubry pourrait perdre la présidence de Lille Métropole Communauté Urbaine. (DENIS CHARLET / AFP)
    <aside class="top-outils" style="margin: 0px 0px 1.5em; padding: 0.5em 0px; border-width: 0px 0px 1px; border-bottom-style: solid; border-bottom-color: rgb(204, 204, 204); list-style: none; box-sizing: border-box;">
    </aside>


    Le maintien de Martine Aubry à la présidence de Lille Métropole Communauté Urbaine semble vraiment compromis après un accord entre la droite et le groupe des non-inscrits, annoncé mercredi 16 avril.

    Damien Castelain, président du groupe Métropole Passions Communes (MPC), qui regroupe une quarantaine de conseillers communautaires non-inscrits, a déclaré qu'il proposerait sa candidature vendredi, et qu'un accord de désistement avait été trouvé avec la droite pour "le meilleur candidat" lors d'un éventuel second tour.

    Le groupe s'est réuni et à l'unanimité a décidé que MPC aurait un candidat", a rapporté Damien Castelain.

    Premier vice-président sortant de LMCU, il est maire de Péronne-en-Mélantois, une commune de 900 habitants.

    "Que le meilleur candidat l'emporte"

    Fort de 48 membres, MPC fait quasi jeu égal avec la droite du député-maire de Marcq-en Baroeul Bernard Gérard (groupe Métropole Communes Unis, 49 membres), également candidat.

    Il y a un accord très clair de désistement vis-à-vis de Bernard Gérard s'il était en tête. Que le meilleur candidat l'emporte", a précisé Damien Castelain.

    Le bloc de gauche, majorité sortante à l'agglomération avec à sa tête Martine Aubry, compte quant à lui 64 membres. Au total, ce sont 179 conseillers communautaires qui représentent les 85 communes réunies dansLille Métropole, avec également le Gidec, groupe centriste, qui compte une quinzaine de membres, et une poignée d'élus FN.

    "L'accord de gouvernance" entre MPC et MCU stipule que le nombre de vice-présidents sera également réparti entre les deux groupes, et que deux ou trois postes seront ouverts à la gauche, a indiqué Damien Castelain.

    Une semaine après les résultats des élections municipales, Martine Aubrys'était dite prête à se mettre en retrait, assurant qu'elle pourrait ne pas briguer la présidence de la communauté urbaine, un poste qu'elle occupe depuis 2008
    .


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  • Marseille : Jean-Noël Guérini annonce lui même son départ du Parti socialiste

     

    Al.H. | Publié le 07.04.2014, 20h41 | Mise à jour : 08.04.2014, 00h26     lien 

    Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, le 24 janiver 2014 à Marseille

    Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, le 24 janiver 2014 à Marseille | Anne-Christine Poujoulat

    Zoom
    Jusqu'au bout, il a préféré rester maître de son destin et de son calendrier. En voie d'exclusion depuis fin janvier, le  du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini a annoncé lundi soir sur Twitter son départ du <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px;"> </btn_noimpr>«Après 47 ans de militantisme au , j'ai décidé ce soir de le quitter. Je continue mon combat au service des habitants des Bouches-du-Rhône», écrit-il.




    «Je continue ma bataille politique»


    Dans un long billet sur son blog, le sénateur explique qu'il «ne se reconnaît plus» dans son parti. «Depuis maintenant quatre ans, je suis la cible d’attaques de socialistes, qui n’ont eu de cesse de me déshonorer, en distillant bien des contre-vérités, pour jeter le discrédit et la suspicion sur ce que j’ai fait et sur ce que je suis», s'indigne-t-il. Ils n’ont eu de cesse d’instrumentaliser une interminable instruction judiciaire qui, certes, me vaut d’être mis en examen, mais dans laquelle je n’ai pas été jugé», rappelle-t-il, alors qu'il fait l'objet de trois mises en examen, notamment dans l'affaire des attributions présumées frauduleuses de marchés publics.

    Plus loin, il souligne à nouveau la «débâcle électorale» du Parti socialiste aux municipales de Marseille, dont il impute la responsabilité à son rival Patrick Mennucci,
     largement battu par Jean-Claude Gaudi (UMP). Pendant l'entre-deux-tours, Patrick Mennucci avait menacé de suspendre son adhésion au PS si le parti n'excluait pas Jean-Noël Guérini.

    «Je quitte le Parti socialiste mais je continue ma bataille politique», conclut-il alors qu'il a annoncé en janvier 
    qu'il serait candidat «autonome» à sa réélection aux élections sénatoriales de septembre prochain.

    Carlotti : «Le PS a tout faux»

    Le PS avait prévu de l'exclure mercredi, lors de son bureau national, a annoncé dans la foulée le secrétaire national aux Fédérations du PS, Alain Fontanel, qui précise que le sénateur était au courant. «Jean-Noël Guérini le savait, je le lui ai dit quand je l'ai eu au téléphone aujourd'hui (lundi), quand il m'a appelé. Il a fait le choix de partir avant l'exclusion, il n'est donc plus membre du PS». Il justifie au passage la lenteur du processus : «Notre objectif était que (...) cela se fasse sans contestation juridique pour éviter une réintégration par un tribunal. Nous avions réuni toutes les conditions pour cette exclusion qui allait être effective».

    Cela n'a pas empêché l'ex-Ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion Marie-Arlette Carlotti, qui va bientôt retrouver son siège de députée des Bouches-du-Rhône, de fustiger sur Twitter l'inaction de son parti : «même pas capable de virer Guérini du PS c est lui qui part ! Tout faux!». Cette dernière, ainsi que Patrick Mennucci accuse le patron du Conseil général de garder une main-mise officieuse sur la politique locale et d'entretenir désormais une alliance d'intérêt avec le maire UMP Jean-Claude Gaudin. 




    «Je prends acte de la décision» de Jean-Noël Guérini, a déclaré Patrick Mennucci dans un communiqué lundi soir. «C'est le moment pour nous de reconstruire la fédération des Bouches-du-Rhône sur de nouvelles bases», a-t-il ajouté. 

     

    <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px; font-family: tahoma, arial; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);"></btn_noimpr><btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px; font-family: tahoma, arial; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);"></btn_noimpr>

    LeParisien.fr


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  • Les absences de Yamina Benguigui continuent

    Lundi 7 Avril 2014 à 13:00 | 

     

    ARNAUD BOUILLIN

     

    L’ancienne ministre est visée par une enquête de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales pour des « omissions » dans ses déclarations de patrimoine. Mais elle refuse de lâcher son poste de conseillère de Paris, comme l’y invite instamment Anne Hidalgo. Quitte à sécher les séances du Conseil de Paris...


    Yamina Benguigui aux côtés d'Anne Hidalgo le 8 mars dernier (LCHAM/SIPA)
    Yamina Benguigui aux côtés d'Anne Hidalgo le 8 mars dernier (LCHAM/SIPA)
    Ambiance rentrée des classes, samedi matin, au Conseil de Paris. Assis à leurs pupitres  par ordre alphabétique — et non par groupe politique —, les 163 élus parisiens étaient appelés à désigner la future maire de la capitale. Comme prévu, Anne Hidalgo a fait le plein des voix à gauche (PS-PCF-Verts) avec 91 suffrages, la droite et le centre ayant voté blanc, faute d’avoir présenté un candidat. La seule surprise de cette session inaugurale est venue d’une absence, très commentée en coulisses, par Jean-Didier Berthault notamment, le conseiller UMP du 17e arrondissement : 
     

    Elue sur la liste PS du Xe arrondissement, Yamina Benguigui ne s’est pas déplacée pour cette première séance de l’assemblée municipale parisienne. Mais elle a voté, par procuration. Pour Anne Hidalgo… Cocasse : depuis les révélations de Marianne le 13 mars et l’ouverture deux semaines plus tard d’une enquête préliminaire sur les déclarations de patrimoine pour le moins troublantes de l’ancienne ministre de la Francophonie, la nouvelle maire de Paris réclame la démission de Yamina Benguigui et lui interdit de siéger dans le groupe PS au Conseil de Paris. Dans son discours de politique générale, la nouvelle patronne de la capitale a mis une fois encore les points sur les « i » : 
     

    SDF de la politique, Yamina Benguigui, qui clame son innocence et refuse de lâcher son fauteuil, s’est adjointe les services d’un ténor du barreau, Me Eric Dupond-Moretti.Lequel n’y va pas de main morte et accuse carrément Anne Hidalgo de participer au « lynchage » de son ancienne amie.Dans une autre lettre ouverte adressée à Jean-Louis Nadal, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique qui a émis un « doute sérieux »  sur« l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité » des déclarations de patrimoine déposées par Yamina Benguigui en 2012, 2013 et 2014, Me Dupond-Moretti défend la « parfaite et totale bonne foi » de sa cliente. La preuve, écrit-il : celle-ci a adressé le 14 mars à la Haute autorité un rectificatif à ses précédentes déclarations. Pile le lendemain du premier article de Marianne. Une coïncidence sans doute.

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  • Conseil de Paris : Anne

    Hidalgo opte pour

    une équipe 

    réduite et plus jeune

     

    Le Monde.fr | <time datetime="2014-04-05T12:35:32+02:00" itemprop="datePublished" style="box-sizing: border-box;">05.04.2014 à 12h35</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-04-05T13:37:17+02:00" itemprop="dateModified" style="box-sizing: border-box;">05.04.2014 à 13h37</time> |  lien Par 

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    <figure class="illustration_haut" style="box-sizing: border-box; margin: 0px; position: relative;">

    Anne Hidalgo, à Paris, le 30 mars.

    </figure>

     

    C'est un exécutif resserré de 21 adjoints, au lieu de 36, qu'Anne Hidalgo a présenté, samedi 5 avril, aux 163 membres du Conseil de Paris, après son élection formelle. Dix hommes et onze femmes que la première femme maire de la capitale a choisis pour marquer le renouvellement et le rajeunissement de son « gouvernement ».

    Lire :  Anne Hidalgo officiellement élue maire de Paris

    Cinq « conseillers délégués » font également leur apparition. Deux trentenaires occupent des postes clés : Bruno Julliard (PS), 33 ans, devient premier adjoint, chargé de la culture (avec quatre autres délégations) et Ian Brossat (PCF) 33 ans, adjoint chargé du logement et de l'hébergement d'urgence. Tous deux étaient porte-parole de Mme Hidalgo pendant la campagne et ont joué un rôle de premier plan. L'ancien jeune président du groupe communiste a scellé son alliance avec la candidate socialiste par un objectif de 30% de logements sociaux en 2030.

    Le PCF obtient deux autres postes : Hélène Bidard, 33 ans, devient adjointe à l'égalité hommes-femmes, à la lutte contre les discriminations et aux droits de l'homme. « J'ai voulu que le rassemblement opéré pendant la campagne se traduise dans l'exécutif », soutient Mme Hidalgo, qui a aussi dû donner une place de choix aux écologistes d'EELV. Alors que ceux-ci viennent de quitter le gouvernement, refusant de se placer sous l'autorité de Manuel Valls à Matignon, ils représentent les alliés les plus nombreux du PS au sein de l'exécutif, avec quatre postes d'adjoint.

     

    UNE ÉQUIPE TRÈS JEUNE

    C'est une Verte de 32 ans, Célia Blauel, qui obtient la délégation de l'environnement, du développement durable et de l'eau. Christophe Najdovski, 44 ans, chef de file pendant la campagne, qui s'est illustré lors du pic de pollution en demandant très tôt la circulation alternée, sera chargé des transports. C'est donc une équipe très jeune que Mme Hidalgo met en place, dont elle peut attendre le dynamisme mais aussi la fidélité car elle promeut à des postes importants dix élus, pratiquement la moitié, qui n'ont pas 40 ans.

    Certains d'entre eux ont pourtant déjà une expérience consistante, comme Myriam El Khomry, 36 ans, adjointe à la sécurité qui garde cette attribution, à laquelle s'ajoute la politique de la ville et l'intégration. Colombe Brossel, 37 ans, passe des affaires scolaires aux espaces verts. La nouvelle maire a évidemment conservé un pilier, son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Missika, 63 ans. Il est chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris et du développement économique.

    Si l'on compte les quatre « conseillers délégués », ce sont en tout 15 personnes nouvelles qui entrent dans l'exécutif. Ainsi, par exemple, d'Alexandra Cordebard, 47 ans,  élue du 10e qui aura la lourde tâche de gérer le dossier des rythmes scolaires ; d'Emmanuel Grégoire, 36 ans, en charge de la modernisation de l'administration ; d'Antoinette Gühl, 43 ans, une Verte préposée à l'économie solidaire ; ou Bernard Jomier, 50 ans, également EELV, médecin militant d'Amnesty International.

    DES PERSONNALITÉS D'OUVERTURE

    Nouvel entrant aussi, Patrick Klugman, 36 ans, chargé des relations internationales et de la francophonie. M. Klugman, avocat dans l'affaire des biens mal acquis, s'est engagé à ne plus défendre de hauts dignitaires étrangers et a déjà mis fin à sa mission de défense de Teodorin Obiang, fils du président deGuinée équatoriale« Je souhaite qu'il se consacre entièrement à sa délégationIl est très engagé dans la paix au Proche-Orient, il est l'un des participants du processus de Genève », a déclaré Anne Hidalgo.

    Les personnalités « d'ouverture » ont aussi trouvé leur place dans le dispositif de Mme Hidalgo : Dominique Versini, 59 ans, ex-secrétaire d'Etat de Jacques Chiracqui devient adjointe chargée de la solidarité. Cette proche de Mme Hidalgo s'occupera des familles, de la petite enfance, des personnes âgées et de la lutte contre l'exclusion. Marie-Christine Lemardeley, 61 ans, présidente d'université et candidate malheureuse dans le 5e arrondissement contre Florence Berthout et Dominique Tiberi, est chargée de l'université.

    L'unique conseiller MoDem de l'ancien conseil de Paris, Jean-François Martins hérite du tourisme et des sports. Il siègera, comme Mme Versini, dans un groupe « Radicaux de gauche, centre et indépendants », présidé comme prévu par Jean-Bernard Bros, qui, lui, sort de l'exécutif.

    EELV RETROUVE UN RÔLE CHARNIÈRE

    Tous les présidents de groupe seront élus au milieu de la semaine prochaine : Rémi Féraud pour le PS, Nathalie Kosciusko-Morizet pour l'UMP, Eric Azière pour l'UDI et le MoDem, Anne Sourys pour EELV, Nicolas Bonnet pour le PCF. Le PS perd 21 conseillers de Paris, passant de 77 à 56, un de plus que l'UMP. Les Verts retrouvent le rôle charnière de la première mandature de Bertrand Delanoë en 2001 avec 16 conseillers de Paris, au lieu de 13.

    Lire aussi (édition abonnés) : Anne Hidalgo, première dame

    Le PCF en compte 13, soit trois de plus que le Front de gauche de l'ancienne mandature. Danielle Simmonet, seule élue du Parti de gauche, siègera en non inscrit et a annoncé, vendredi, qu'elle s'abstiendrait lors de l'élection de MmeHidalgo. Celle-ci a axé son discours d'investiture sur les valeurs de tolérance, d'ouverture, de liberté et de démocratie de Paris. « Française et Parisienne par choix, je servirai Paris en humaniste et en républicaine », devait déclarer la maire. Logement, écologie, solidarité, telles sont les priorités sur lesquelles Mme Hidalgo a insisté. Sa passation de pouvoirs avec Bertrand Delanoë s'est faite à huis clos, dans le bureau du maire.


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  • <header class="article_header" style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 21px;">

    Après Bercy, l'avenir de Moscovici

    est-il vraiment à Bruxelles?

    Par , publié le <time datetime="2014-04-03 18:12:57" itemprop="datePublished" pubdate="">03/04/2014 à 18:12</time><time datetime="" itemprop="dateModified"></time>

    L'ancien ministre de l'Economie, évincé du gouvernement Valls, a désormais les yeux tournés vers la Commission européenne. Mais le doute plane sur le soutien que lui accordera François Hollande pour ce poste. 

    lien

    <aside class="toolbar" style="margin: 0px 0px 15px; border-style: solid; border-color: rgb(226, 226, 226); border-width: 1px 0px; height: 25px; clear: both; padding: 9px 0px 5px;">

    10

    </aside><figure class="ouverture" style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; outline: 0px; width: 605px;">Après Bercy, l'avenir de Moscovici est-il vraiment à Bruxelles?<figcaption>

     

    L'ancien ministre de l'Economie Pierre Moscovici a des ambitions européennes

     

     

    REUTERS/Charles Platiau

     

    </figcaption></figure></header>

    Sale semaine pour Pierre Moscovici. Dimanche, il a perdu lesélections municipales dans la commune de Valentigney dans le Doubs. Mercredi, il est évincé de Bercy, dont il a été le patron pendant 22 mois, par le nouveau Premier ministre Manuel Valls. "Mosco" se savait menacé, mais il se croyait tout de même en sécurité, sa ligne social-démocrate ayant été consacrée par François Hollande. "Son éviction est injuste, il était l'un des poids lourd du gouvernement qui a dû faire face à une situation de crise économique sans précédent", confie le sénateur PS du Doubs, Martial Bourquin. "Il a essuyé les plâtres", ajoute cet ami de longue date.  

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    Pierre Moscovici est la victime collatérale de choix politiques tactiques. Parce qu'il incarne le patriotisme économique et la lutte contre l'euro fort, des thèmes chers aux Français, Arnaud Montebourg est indispensable à François Hollande. Et parce qu'il a soutenu très en amont la candidature de Manuel Valls, il monte en grade dans la hiérarchie du paquebot en bord de Seine. Or Montebourg et Moscovici n'ont jamais été vraiment compatibles.  

    S'il a aussi pâtit de n'avoir pas su tenir ses troupes - les couacs se sont multipliés entre les six ministres de Bercy-, il fait surtout les frais du "ras-le-bol" fiscal - expression dont il est à l'origine-, del'affaire Cahuzac, de la croissance anémique, ou encore de son manque de stature sur le plan national. Pourtant, cette aura qu'il n'a pas en France, il l'a sur la scène européenne. Pierre Moscovici affiche des succès à Bruxelles: accord sur l'union bancaire européenne et négociation d'un délai budgétaire de deux ans pour la France. 

    Ambition européenne

    C'est donc vers l'Europe que regarde désormais ce fils d'un père exilé de Roumanie, le psychologue Serge Moscovici, et d'une mère d'origine polonaise, la psychanalyste Marie Bromberg. Lui-même l'avoue ouvertement: "Il faut que la France soit aimée en Europe et faire aimer l'Europe aux Français, c'est à cela que j'aspire à me consacrer pleinement", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie ce jeudi lors de la cérémonie de passation des pouvoirs avec ses deux successeurs à Bercy, Michel Sapin et Arnaud Montebourg.  

    "Son ambition européenne est connue, il y a travaillé avec ses équipes", indique Yves Bertoncini, président du think tank Notre Europe. "Négocier avec les institutions européennes a représenté une grande partie de son travail de ministre français de l'Economie", confie Martial Bourquin. Pierre Moscovi, ancien vice-président du Parlement européen et ex-ministre des Affaires européennes, n'a pas été plus précis quant au poste qu'il pourrait obtenir.  

    La piste la plus souvent évoquée est celle d'un poste de commissaire européen aux affaires économiques et monétaires - poste actuellement occupé par le Finlandais Olli Rehn -, voire la présidence de l'Eurogroupe (souvent présentée comme le superministère des Finances de la zone euro). "Cette candidature est logique, elle rencontre un projet français de gouvernement économique renforcé de la zone euro", décrypte Yves Bertoncini. "La question est de savoir si François Hollande voudra pousser la candidature de Moscovici pour ce poste", s'interroge le président de Notre Europe. 

    Promesse de Hollande

    En effet, c'est l'Elysée qui aura le dernier mot. Il y a 28 commissaires européens, un par pays. Chaque chef d'Etat propose un nom pour le portefeuille qu'il souhaite. Ainsi, en 2009, Nicolas Sarkozy a bataillé dur pour imposer le nom de Michel Barnier aux services financiers. "La France étant le mauvais élève de la zone euro en matière de réduction du déficit et de réformes structurelles, je vois mal les autres grandes puissances comme l'Allemagne accepter un Français aux affaires économiques", raille Alain Lamassoure, président de la commission du Budget au Parlement européen, tête de liste UMP en Ile-de-France pour les prochaines élections européennes.  

    Rien n'a encore filtré sur les intentions de François Hollande. Le président et Pierre Moscovici ont eu l'occasion de s'en parler à plusieurs reprises en tête-à-tête, il s'est toujours montré ouvert à la cette demande. Ce jeudi à Bercy, le ministre des Finances Michel Sapin a accrédité l'espoir d'une nomination prochaine de son prédécesseur à un poste d'envergure européenne. Un proche de Pierre Moscovici, rencontré ce jeudi par L'Express, nous confie que l'ancien patron de Bercy aurait reçu la promesse du président et du Premier ministre qu'il serait le candidat de la France à la Commission.  

    Simple député du Doubs

    Mais les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. D'autant qu'un autre poids lourd du PS pousse sa candidature: Elisabeth Guigou. "Hollande devra choisir entre Moscovici et moi", indique l'ancienne député européenne et ministre des Affaires européennes aux Echos. Celle qui préside aujourd'hui la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale vient de publier L'Europe, les défis à venir de la première puissance économique mondiale (Ed. du Cherche Midi).  

    Mais le vrai danger vient d'une autre personne: Pascal Lamy. Le nom de l'ancien président de l'OMC, proche de François Hollande, circule dans les couloirs de Bruxelles comme possible président de la Commission, en remplacement de José Manuel Barroso. En fin tacticien, François Hollande pourrait jouer cette autre carte, plus prestigieuse. Auquel cas, la France ne pourrait prétendre à un autre portefeuille de commissaire. Et Pierre Moscovici n'aurait alors plus qu'à retrouver son siège de député du Doubs à l'Assemblée.  

     
     


    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/apres-bercy-l-avenir-de-moscovici-est-il-vraiment-a-bruxelles_1505859.html?xtor=RSS-3011&google_editors_picks=true#HT4AVuggvw0Me0Zr.99


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