• PSA estime avoir retrouvé « une dynamique positive »

    PSA estime avoir retrouvé « une dynamique positive »

    Le Monde.fr | 18.02.2015 à 07h35 • Mis à jour le 18.02.2015 à 08h36 | Par Philippe Jacqué

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    PSA « respire » un peu mieux. Le groupe automobile a annoncé, mercredi 18 février, avoir réalisé, en 2014, un chiffre d’affaires de 53,6 milliards d’euros (hors finance), en hausse de 1 %. Après deux années de lourdes pertes, le groupe ne renoue toutefois pas encore avec les bénéfices. Le résultat net part du groupe reste négatif, à - 706 millions d’euros, contre une perte de 2,372 milliards d’euros en 2013. Cependant, dans le même temps, PSA a supprimé sa dette, qui atteignait 4,1 milliards d’euros à fin 2013.

    « Nous sommes dans une dynamique positive », se félicite, dans un entretien au Monde, Carlos Tavares, le président du directoire du groupe PSA depuis début 2014. « Nous avons dépassé les 2 milliards d’euros de flux de trésorerie sur un an au lieu de trois ans comme prévu. Et nous nous sommes complètement désendettés. Maintenant, nous devons nous atteler à l’amélioration de l’efficience de la division automobile », ajoute-t-il, précisant que le groupe vise désormais « une marge opérationnelle de 2 %, contre 0 à 0,1 % en 2014.  »

    En l’occurrence, la branche automobile (2,971 millions de véhicules vendus), qui accumulait depuis trois ans les résultats opérationnels négatifs, a vu ses comptes repasser dans le vert l’an dernier, à 63 millions d’euros, contre une perte d’exploitation de 1 milliard d’euros en 2013. « Sur un an, nous avons réussi à baisser le coût unitaire de production de nos véhicules (…). Désormais, nous commençons à gagner de l’argent à partir de 2,1 millions de véhicules vendus, contre 2,6 millions l’an dernier. Notre objectif est d’abaisser ce point mort à 2 millions », explique M. Tavares.

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    Nouvelle hausse des ventes d’automobiles en Europe en janvier

    Le marché automobile européen a bien entamé l'année 2015, affichant une hausse de 6,7% des immatriculations en rythme annuel grâce à la poursuite du rebond des ventes en Espagne et en Italie. Cette hausse permet d'approcher le million de voitures particulières vendues. L'indice concerne l'Union européenne excepté Malte. Restons lucide, cette hausse ne masque pas le fait que le volume du marché automobile en janvier était encore inférieur de 20% à celui d'avant la crise de 2008. En forte hausse on notera les marchés espagnol et italien. La France reste le troisième marché automobile européen avec 133.000 unités vendues en janvier, talonnée par l'Italie avec 131.300. Côté constructeurs, l'allemand Volkswagen détient toujours 25,5% de part du marché européen. PSA Peugeot-Citroën, en baisse, arrive loin derrière en deuxième position à 10,8%, alors que Renault en hausse passe à 9,5% du marché européen.

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    « Au lieu du volume, ce qui m’intéresse, c’est la marge unitaire »

    Pour le patron de PSA l’objectif prioritaire reste de « redresser les fondamentaux économiques » du groupe. Il écarte, à ce stade, toute course à la taille, même si ses concurrents généralistes affichent des volumes de ventes annuelles entre 7 et 10 millions d’unités. « Tant que nous ne sommes pas solides, nous ne nous lancerons pas dans une course à la taille. D’autant moins en Europe, où les parts de marché s’achètent. Au lieu du volume, ce qui m’intéresse, c’est la marge unitaire de chaque voiture vendue », explique M. Tavares.

    Quant à l’idée de s’adosser à un autre constructeur, « il faut être solide avant de se poser cette question », relève le dirigeant, tout en ajoutant que cela « viendra à un moment donné afin de rester maître de notre destin ». Selon lui, il faut d’abord que PSA, dont le chinois Dongfeng détient désormais une partie du capital, soit en situation « de faire face aux différents scénarios et choisir notre propre futur » et ensuite« tout sera alors sur la table : pousser la croissance organique de l’entreprise, s’allier ou coopérer. »

    Lire aussi : La Chine propulse les ventes de PSA  article 

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     Philippe Jacqué
    Rédacteur au service économie (automobile et transport) Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter


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