• Quasi-consensus à l'Assemblée pour proclamer le refus du voile intégral


    Quasi-consensus à l'Assemblée pour proclamer le refus du voile intégral 



    L'Assemblée devait voter mardi la proposition de résolution UMP, "voeu" contre le port du voile intégral, première étape symbolique et consensuelle avant son interdiction dans l'espace public via un projet de loi beaucoup plus polémique, qui sera débattu début juillet.
    Procédure parlementaire née de la révision constitutionnelle de 2008,
    la résolution n'a aucun pouvoir contraignant. 


    Celle des députés UMP et de leur président, Jean-François Copé, réaffirme le principe d'égalité entre hommes et femmes. Seule allusion au voile intégral : cette tenue est une "pratique radicale contraire aux valeurs de la République".
    L'UMP et le NC ont annoncé un vote positif, ainsi que les députés PS
     et PRG. En revanche, les élus PCF devaient quitter l'hémicycle au moment du vote pour ne pas cautionner une "opération" de "stigmatisation" des musulmans.


    "Nous ne participerons pas à ce vote mascarade. Vous n'obtiendrez pas de nous un consensus qui vaudrait pour le projet de loi gouvernemental qui suivra", a déclaré Alain Bocquet (PCF). Lionnel Luca (UMP) les a accusés de vouloir ainsi "racoler l'électorat de banlieue".


    Seule exception au PCF, André Gerin, qui avait ouvert le débat en juin 2009 et présidé la mission parlementaire sur le voile intégral, a appelé à "choisir la République contre la barbarie" et lutter contre "la gangrène" qui "a commencé", en "votant la résolution puis la loi".
    "Nous ne pouvons laisser le voile intégral couvrir le visage de notre République", a lancé M. Copé,auteur de la résolution co-signée par la quasi-totalité de son groupe, en appelant lui aussi les députés à dépasser les clivages partisans.
    Le Nouveau Centre a apporté un "soutien qui ne va pas sans regret : que le processus consensuel initié par la mission parlementaire" ait été perturbé par le cavalier seul du groupe UMP.
    Le PS a apporté un soutien teinté de méfiance. "Nous voterons sans aucune tergiversation cette résolution mais nous le ferons les yeux ouverts... sans illusion" car "nous ne sommes pas dupes", a lancé Jean Glavany en dénonçant une "manoeuvre politicienne".
    "Quand il s'agira de débattre d'un texte de loi, nous serons toujours disponibles pour un consensus républicain, mais encore plus exigeants", a-t-il prévenu.
    La résolution parlementaire précède en effet
    le projet de loi, qui sera présenté le 19 maien Conseil des ministres pour acter l'interdiction du port du voile intégral dans tout l'espace public.

    Oui à la résolution, non au projet de loi d'interdiction générale, a répété la numéro un du PS, Martine Aubry, pour qui "interdire sur l'ensemble de l'espace public ne sera pas opérant, risque d'être stigmatisant et surtout inefficace car totalement inappliqué".

    A l'unanimité, le groupe PS a adopté mardi une contre-propositionqu'il déposera sous forme de proposition de loi. Tenant compte des réserves émises par le Conseil d'Etat, il propose de bannir le voile intégral des services publics et commerces. Donc pas dans la rue.

    Mais plusieurs socialistes, comme Manuel Valls et Aurélie Filippetti, sont prêts à voter le textegouvernemental, qui sera débattu début juillet à l'Assemblée et sans doute en septembre au Sénat. Gouvernement et UMP misent sur un vote conforme de la Haute Assemblée pour un vote définitif rapide.
    "Le gouvernement est déterminé à se donner tous les moyens pour lutter contre des pratiques contraires aux valeurs républicaines", a promis la ministre de la Justice MichèleAlliot-Marie.
    Pour ce débat, les conditions de sécurité avaient été renforcées à l'Assemblée.


    Source AFP 11.05.2010, 04h05




    MALOU 1360



    Quasi-consensus à l'Assemblée pour proclamer le refus du voile  « intégral » :

    La  Franceest une terre d’accueil par tradition et par idéologie  les mots sont écrits, les textes votés, mais si loin de la réalité vécue par ces femmes tous les jours ! L’omniprésence des valeurs familiales et religieuses d’un autre temps, la pression sociale dans les banlieues principalement mais pas exclusivement, l’illettrisme de ces femmes maintenues volontairement dans l’ignorance de la langue parlée, le français, de leurs droits en tant que citoyennes françaises et en temps que femmes, leur devoir d’exercer l’autorité et le contrôle parental, le suivi de la scolarité de leurs enfants et pour finir leur intégration naturelle en tant que françaises.

    Il n’est pas question ici d’effacer l’histoire et les racines, ni la pratique religieuse qui fait partie des convictions intimes.

    Nous leur demandons simplement de nous respecter, nous et les lois de la République et de tolérer que nous soyons différents…


    Aujourd’hui nous débattions  de l’interdiction du voile intégral : et que faisons -nous des autres voiles qui sont autant d’insultes à l’intégrité féminine et à sa liberté ?

    NOTES:

    Le terme hijab  est issu de la racine hajaba qui signifie « dérober au regard, cacher ». Par extension, il prend également le sens de « rideau », «  écran ». Le champ sémantique correspondant à ce mot est plus large que pour l'équivalent français «  voile » qui couvre pour protéger ou pour cacher, mais ne sépare pas.

    Selon les pays et les courants religieux, sa forme diffère : en Iran, par exemple, il s'appelle tchador et ne cache pas le visage ni les vêtements de la femme; par contre, en Afghanistan, dans certaines régions du Pakistan ou d'Inde où il s'appelle tchadri, il cache tout le corps ne laissant voir que le bas de ses jambes couvertes d'un pantalon (la femme sous son voile est habillée d'un pantalon recouvert d'une robe tombant légèrement sous les genoux) et à l'occasion ses bras et ses mains. Quand il s'appelle burqa, au sens qu'on lui donne depuis la fin des années 1980, il ne laisse rien voir du corps de la femme, ni ses mains, ni ses pieds : les Occidentaux l'appellent « voile intégral ». Traditionnellement, tchadri et burqa étaient des termes synonymes bien que le second ne fut connu que de l'intelligentsia afghane.

    Dans un contexte non arabophone, il désigne plus particulièrement le voile que certaines femmes musulmanes portent, couvrant la tête et laissant le visage découvert. Il est aussi appelé « voile islamique ». C'est le cas de pays comme les Philippines, la Malaisie ou l'Indonésie.



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